iBLOG précédent iBLOG suivant



Mon bloc perso.
Ce blog note quelques réflexions diverses concernant l'école, la pédagogie, l'éducation et l'évolution du système.
Il est un objet mouvant et inabouti, un carnet "à la volée"...
Le lecteur en pardonnera la rédaction imparfaite.
Le s commentaires sont possibles mais modérés.
Son contenu est indépendant de toute attache mais reste fidèle à l'Institution et au service public de l'école.
Contactez-moi
Mail :
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
Ma photo
Le blog de prepaclasse.net
Publié le Lundi 09 avril 2007 à 08:04
Par Vincent Breton
La demande d'effort est rappelée souvent. Dès son introduction, la présentation du "Socle commun des connaissances" souligne que son acquisition supposera de la part des élèves "des efforts et de la persévérance".

Ce "rappel" est-il une manière de dire "en creux" que l'école n'aurait peut-être pas suffisamment sollicité les efforts de ses élèves ?
Ou une façon de dédouaner à l'avance l'enseignant d'un échec éventuel ? (Pourtant le "Socle commun" se veut aussi le "contrat de garantie" d'un savoir minimum sans lequel aucun élève ne quitterait le système scolaire).

On nous décrit volontiers une société de la facilité où la télévision et les aliments surgelés viendraient alimenter la paresse individuelle et collective.
La persévérance est à ce point compromise que la télécommande qui évite tout déplacement invite à l'inconstance en favorisant le "zapping" .
Internet avec son fameux "surf" favorise cet art de glisser d'information en information sans entrer dans la profondeur des choses...
Même si... il faudrait peut-être s'y arrêter, il se construit certainement de nouvelles compétences dès lors que ce "surf" s'effectue à bon escient et sait tisser une autre vision du Monde, peut-être pas méprisable...

Même si... au delà de cette vision nous ne devrions pas oublier à l'école, les efforts "pour vivre" dans leur quotidien de classes sociales confrontées à de vraies difficultés matérielles...

La curiosité que nous avons du Monde et des phénomènes nous conduit souvent à des explorations longues et couteuses en temps, en énergie... en efforts : le jeu, la passion pour un domaine, la spécialisation qu'elle soit sportive, culturelle ou scientifique peuvent engager au dépassement, à des formes d'addictions jubilatoires ou excessives...

Le problème de l'effort et de la persévérance c'est l'écart entre la dépense d'énergie et le résultat... Pire encore, c'est admettre parfois la vanité ou l'inutilité de certains efforts qui n'auront pas donné de résultats...

La problématique de l'effort est celle de la part de souffrance supportable ou acceptable que l'on demande aux individus.

Celui qui a "des facilités" réussit en dépensant moins d'efforts que l'autre.
Ces facilités tiennent peut-être au hasard génétique, mais l'histoire individuelle et sociale de chacun joue beaucoup.

La Loi d'ailleurs intègre l'idée : celle du 11 février 2005 et qui concerne le handicap, l'égalité des droits et des chances... invite l'Etat à compenser les manques. Il s'agit de répondre aux besoins individuels tout en aidant à la définition et à l'accompagnement des projets individuels.

Une autre problématique est celle du "sens de l'effort": il faut comprendre ce que l'on fait ou à tout le moins mesurer qu'il y aura une "récompense" au bout de l'effort.

Nous connaissons aussi cet étrange conditionnement : l'entrainement à l'effort conditionne l'individu au point parfois de le rendre "dépendant" à l'effort. Celui qui fait "l'effort" de courir ou de nager chaque matin verra son corps "réclamer" de l'effort... on s'habitue à l'effort et dès lors qu'elles sont pratiquées régulièrement les gammes deviennent plus douces.

"La journée appartient à ceux qui se lèvent tôt" , "No pain, no gain"... les dictons qui appellent au courage ne manquent pas.

Compétition contre soi même, la demande d'effort peut aussi apparaître comme un reproche insidieux de ce qui fonde une identité initiale ou une manière d'être dont il faudrait se départir (une culture, une naissance, des habitudes de vie...).

Renoncer, gagner ?
Faire des efforts c'est se poser en individu. C'est accepter les règles communes, la patience, c'est faire et pouvoir refaire.

La demande d'effort c'est pouvoir "négocier du temps" ou entrer en conflit avec un Monde où le temps s'accélère.

Le travail souvent imparfait de l'artisan, c'est notre impatience qui l'a engendré.
Le développement de l'effort suppose de pouvoir inscrire l'action dans le temps . Cela ne veut pas dire "renoncer à agir tôt" mais se ménager du vrai temps utile, penser la durée... la continuité.

C'est aussi accepter ce dialogue avec l'imperfection (le mieux est l'ennemi du bien) ... c'est choisir sur "quoi on fera porter ses efforts"...




Publié le Samedi 31 mars 2007 à 05:26
Par Vincent Breton
Une valeur à la fois nécessaire et suspecte, pourtant indispensable à la légitimité du système : un article sur le site "éthique"
Publié le Mercredi 28 mars 2007 à 17:54
Par Vincent Breton
Dans son rapport de janvier sur l'évaluation an langue vivante , l'Inspection générale souligne la confusion qui peut régner chez les professeurs entre les trois modèles d'évaluation diagnostique, formative et sommative (laquelle devrait permettre une évaluation terminale certificative).
Est-il certain que ces trois usages soient bien distincts à l'école primaire ?
L'évaluation diagnostique tend souvent à repérer d'abord les manques avant de savoir repérer les réussites qui pourraient constituer un appui pour les progressions.
La difficulté tient peut être dans le fait que le repérage des compétences individuelles (souvent diverses), ces "réussites" est plus délicat à effectuer que le repérage de manques qui peut se construire à l'aide de standards.
Peut-être faudrait-il introduire une quatrième évaluation, l'évaluation "valorisante" qui aurait pour fonction d'aller repérer y compris par des approches transversales des compétences qui s'exprimeraient surtout en termes de capacités et d'attitudes plutôt qu'en termes de connaissances avérées.
Par exemple, tel élève sait calculer une dépense à effectuer pour des achats de la coopérative, mais il éprouve encore des difficultés à répondre à un énoncé de problème "plus abstrait" bien que faisant appel à des notions mathématiques comparables.
L'évaluation formative est aussi difficile à mettre en oeuvre : c'est à la fois une évaluation qui aide l'élève et le maître à repérer "là où ça coince" (en gros, la variable didactique) pour essayer de se donner ensuite un objectif.
Mais cette entrée qui induit une approche de type PPO (pédagogie par objectifs) contient vite ses limites : à trop isoler "on décontextualise" la difficulté. L'élève peut réussir l'exercice du Bled et pourtant ne pas savoir "réinvestir" ensuite en "situation vraie".
L'évaluation sommative s'appuie en France souvent sous la forme d'un examen écrit qui peut mettre en jeu d'autres compétences que la connaissance concernée (lire une consigne, savoir trier de l'information, adopter une méthode de travail, savoir construire sa réponse écrite)...
On pourrait penser l'évaluation en l'articulant au plus près avec les démarches et les compétences mais en essayant de la penser dans une approche heuristique...
Quel regard ? quel problème ?
Quelle reconnaissance de quelles connaissances ?
Quelle stratégie de réponse induit telle ou telle modalité d'évaluation ?
L'évaluation des élèves produit également de l'information (profil de l'élève, de la classe mais également "efficacité" du maître).
Cette information interagit également avec "la suite" donnée tant par le maître que l'élève ou ses parents...
Les questions sont multiples, parmi lesquelles la place sociale accordée à la note moyenne reste un problème qu'il faudrait oser mettre en débat.

Publié le Mercredi 21 mars 2007 à 06:49
Par Vincent Breton
Qu'enseignons-nous de l'incertitude ?
Les français pour la première fois pensent que l'avenir n'est pas seulement incertain mais que les générations futures vivront plus de difficultés que la leur.
Nous commençons à enseigner l'éducation à l'environnement et au développement durable où le principe de précaution peut s'opposer au "risque" de l'innovation et sa chance, où la moraline risque de réduire le réflexe citoyen au "petit geste individuel" : utilité de trier ses déchets lorsqu'un pétrolier dégaze sans vergogne...
Mais l'incertitude était-elle moins présente hier ?
L'expérience de l'Histoire nous montre un peu le contraire... Il suffit parfois de si peu de choses.
La prédictibilité est bien fragile. Ce qui angoisse déjà le Monde : l'information météorologique est omniprésente et les catastrophes climatiques semblent n'avoir jamais été aussi puissantes.
La terre pourtant en a connu d'autres !
Ce qui n'exclue en rien le fait qu'une catastrophe pourrait signer notre propre fin...
Peut-être au défaitisme, aux réflexes protecteurs de fermeture, au confinement... pourrions nous substituer un apprentissage citoyen de l'incertitude, c'est à dire une morale de la responsabilité ( faite de valeurs et de mémoire) et de l'action où la créativité et la solidarité constitueraient de beaux moteurs à partager...
Prenons garde à ce que notre inquiétude ne désespère pas les générations futures, ne soyons pas déçus d'un âge d'or qui à bien y regarder n'était peut-être pas si confortable...
Publié le Samedi 17 mars 2007 à 18:25
Par Vincent Breton
Si la Finlande nous dépasse aux évaluations PISA... au delà des commentaires sur les contextes qui diffèrent une donnée me semble intéressante à regarder :
en France, nous considérons peu ou prou 3 % d'élèves comme étant ceux à aider (élèves à besoins éducatifs particuliers)... en Finlande, ils en repèrent 17 % ...

Tribune libre
prepaclass : Très bons voeux à toutes et tous !
prepaclass : Le blog déménage et devient l'atelier pédagogique : http://lewebped agogique.com/at elier/ Cette évolution pour gagner en lisibiité.
mo : impossible de poster le com à l'école de la réussite ! marrant non !
Loic : il y a des poésies en ligne sur le site de prepaclasse, pour la rentrée, mais plutôt cycle 3. Je vais les donner au choix des élèves
Mon calendrier
< Nov. 2009  
L M M J V S D
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30      
Trafic
Noter ce blog :
1 5
3831 connectés
158677 visiteurs
Ce blog est classé 1682ème
Score de ce blog : 3,33