iBLOG précédent iBLOG suivant



Mon bloc perso.
Ce blog note quelques réflexions diverses concernant l'école, la pédagogie, l'éducation et l'évolution du système.
Il est un objet mouvant et inabouti, un carnet "à la volée"...
Le lecteur en pardonnera la rédaction imparfaite.
Le s commentaires sont possibles mais modérés.
Son contenu est indépendant de toute attache mais reste fidèle à l'Institution et au service public de l'école.
Contactez-moi
Mail :
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
Ma photo
Le blog de prepaclasse.net
Publié le Vendredi 29 septembre 2006 à 06:33
Par Vincent Breton

Puisque le changement est irréversible, nous le comprendrons mieux si nous l’accompagnons de l’intérieur et y travaillons, histoire d’y apporter notre pierre…

Mais lorsque le courant s’accélère, il ne faudrait pas que le changement pour le changement devienne la pensée unique… Changer et se regarder changer ?

Le souvenir, la trace, le repère, la photographie…

Cette mode que nous aimions tant hier semble ridicule aujourd’hui. Pourtant, à l’époque étions nous idiots de nous identifier dans ce changement là ?

Ne soyons pas injustes et cruels avec nous-mêmes.
Peut-être accordons nous maintenant trop d’égards aux signes extérieurs du changement sans regarder mieux et comprendre la ligne de fond de ce changement, ce qui le transcende au delà des polémiques, des anecdotes… Des mutations qui nous dépassent ?

Sans cesse élargir le spectre, puis regarder de près : l’engrenage connaît le grain de sable. Des clivages bougent mais l’Histoire peine à se dire quand les idéologies se brouillent, parfois un peu timides à dire un projet…

Peut-on parler du socle commun des connaissances sans parler de l’Europe et du processus de Lisbonne ?

Publié le Samedi 23 septembre 2006 à 06:23
Par Vincent Breton
Le maître s'excusait presque : sa classe travaillait en silence.
Les élèves penchés sur leur feuille écrivaient tous dans un beau mouvement...
Mais la crainte du maître c'était que le visiteur s'étonne. Un maître silencieux prend le risque d'être suspect,  ce serait un maître qui ne fait rien ?
Comme si la parole du maître était obligée toujours ?

Et je me suis souvenu forcément, d'Alain, notre austère, qui aurait aimé voir cette classe au travail sous le regard de son maître... regard attentif et présent.

Et la classe, soudée dans une qualité de silence palpable, donnait à l'effort partagé une vraie lumière : des élèves dans le métier d'élèves, dans la communauté scolaire, individuels et solidaires. Petits citoyens fédérés dans l'exercice sur la feuille.

C'était à moi de m'excuser d'avoir troublé la classe dans ce bel élan.
Publié le Jeudi 21 septembre 2006 à 06:33
Par Vincent Breton

Le maître dans sa classe, le directeur, l’inspecteur… il n’est pas un métier de l’éducation qui ne se dise affecté par la multiplication des tâches.

Très vite, les élèves échapperont-ils à la règle ?

Pour certains qui se disent submergés, il y a pléthore, surcharge, risque d’émiettement et ce trop plein conduit au risque d’inefficacité.

On peut entendre que la multiplication des urgences génère une réponse à flux tendu où la prise de décision peut manquer de réflexion préalable, où le superflu brouille l’essentiel...

La demande « verticale » ou extérieure manque parfois de lisibilité. Elle vient rajouter une brique de plus à la pile. Là l’institution, ailleurs les parents…

Ces demandes légitimées par un contexte, ne sont pas toujours perçues comme utiles dans l’immédiat : les urgences des uns ne sont pas celles des autres.

Il faudrait analyser l’ensemble des causes de ce sentiment, pouvoir mesurer ce qu’il génère. Ces tensions qui existent, ces contradictions entre des choix : quand le projet de classe trop lourd vient s’opposer au projet d’école, quand le directeur se laisse submerger par une collecte d’imprimés mal programmée mais que lui même peut avoir telle ou telle exigence nouvelle et contraignante…

Un recentrage est souvent utile. Des outils de la professionnalité bienvenus, surtout lorsqu’ils permettent de faciliter une meilleure ergonomie.

L’ergonomie dans l’école fait l’objet de peu de préoccupations. Une émission de France Culture avait en son temps raillé Prepaclasse site qui prétend faire de la « gestion de classe » comme si affirmant cela il s’agissait de délaisser la transmission de la connaissance…

Une bonne ergonomie passerait aussi semble-t-il par une représentation heuristique des missions et tâches diverses qui permette à la fois de recentrer, donner du sens, prioriser (oui j’en conviens le mot est affreux) et surtout faire du lien entre les tâches…

Faire du lien, c’est permettre à chaque fois qu’une tâche fasse « écho » à une autre, c’est jouer sciemment de la redondance pour que la priorité soit partagée et transversale…

D’où, ce lien à faire avec la transversalité des apprentissages (ainsi la maîtrise de la langue, la lecture, l’écriture s’incarnent dans toutes les disciplines et font l’objet d’une préoccupation constante…), ainsi l’appropriation du socle commun des connaissances qui doit aussi nous permettre de « relier les sept piliers »…

Publié le Mardi 19 septembre 2006 à 06:47
Par Vincent Breton
A l'emploi du temps de nombre de classes maternelles, rituellement... les rituels.
D'aucuns s'étonnent d'un terme de ce type à l'école "laïque". On comprend toutefois chez les maîtres l'idée d'un temps posant l'entrée dans le travail, permettant symboliquement de passer de la maison à l'école, du jeu libre à l'activité scolaire...

Il n'empêche, qu'examinant le "contenu" des dits rituels, il faut s'interroger sur le sens de ces activités : qu'y apprend-on vraiment ?

L'accueil n'en est pas toujours dominant et se réduit souvent à un comptage... La météo "se décide" en général, assis, sans véritable observation du ciel, sans repère de la température... La date ne permet pas toujours de se situer... de percevoir le temps successif et le temps cyclique...

On voit moins souvent la marotte de la classe entamer une discussion, parfois quelques enfants monopolisent la parole pour des récits d'un quotidien très riche qui s'oppose à celui d'autres, muets, soudain renvoyés à la banalité...

Les rituels proposent plus rarement de s'émerveiller sur un livre, un objet mystère apporté par la maîtresse... souvent aussi, ils s'éternisent dans une activité collective où il s'agit de faire patience sur son banc pendant qu'un ou deux élèves s'expriment, font quelque chose au tableau...

Avec les rituels, l'appel et un passage aux toilettes "judicieusement" placé après ce temps, près de trente minutes souvent ont passé... Temps gagné et utile ?
Publié le Samedi 16 septembre 2006 à 16:55
Par Vincent Breton

A l'école primaire elle fut introduite après la guerre de 1870 pour nourrir les espoirs de revanche.

Souvent mal aimée plus tard des lycéens, peut-être à cause de ses cartes austères, de ses diagrammes peu ludiques ou de ses données numériques à mémoriser, elle semble aujourd'hui en mauvaise posture et mal défendue en particulier à l'école primaire...

Pourtant, la géographie est le domaine en phase avec les préoccupations actuelles : à l'heure du socle commun, de la transversalité, du développement durable, de l'Europe et de la Mondialisation... à l'heure systémique et internautique... la géographie peut proposer à nos élèves une démarche active pour interroger le Monde, différencier, relier....

Il suffit de regarder par la fenêtre et de s'essayer à décrypter un paysage : croisement de l'usure du temps, de l'action de l'homme.... Interactions où l'observateur pressent qu'il peut également devenir acteur ne serait-ce qu'en nommant et comprenant mieux ce qu'il a devant lui.


Il suffit de soulever un objet, de lire sa composition et son étiquette puis de chercher de quoi il est fait, où il a été fabriqué et de s'interroger pourquoi...


La géographie rationalise la relation au réel, elle offre la possibilité de réfléchir, de dire, lire, écrire, de faire des mathématiques et des sciences, de dessiner, tracer, représenter et traduire le réel de manière heuristique... Elle fait parler les chiffres et les schémas, enseigne à lire les graphiques et les courbes, invite à regarder les images...

Il faut rassurer les maîtres : la complexité ne suppose pas tout appréhender.

La géographie contribue encore à développer l'esprit critique : il suffit de proposer différentes cartes du Monde vues d'un continent différent ... Elle invite encore à rencontrer autrui et sa vie et sa langue...

Fondamentale géographie !




Tribune libre
prepaclass : Très bons voeux à toutes et tous !
prepaclass : Le blog déménage et devient l'atelier pédagogique : http://lewebped agogique.com/at elier/ Cette évolution pour gagner en lisibiité.
mo : impossible de poster le com à l'école de la réussite ! marrant non !
Loic : il y a des poésies en ligne sur le site de prepaclasse, pour la rentrée, mais plutôt cycle 3. Je vais les donner au choix des élèves
Mon calendrier
< Déc. 2009  
L M M J V S D
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031   
Trafic
Noter ce blog :
1 5
3922 connectés
159783 visiteurs
Ce blog est classé 1682ème
Score de ce blog : 3,33