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Mon bloc perso.
Ce blog note quelques réflexions diverses concernant l'école, la pédagogie, l'éducation et l'évolution du système.
Il est un objet mouvant et inabouti, un carnet "à la volée"...
Le lecteur en pardonnera la rédaction imparfaite.
Le s commentaires sont possibles mais modérés.
Son contenu est indépendant de toute attache mais reste fidèle à l'Institution et au service public de l'école.
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Le blog de prepaclasse.net
Publié le Samedi 03 novembre 2007 à 16:57
Par Vincent Breton
Entendu lors d'un reportage télévisé, de la bouche d'une lycéenne, à propos des cours de soutien dispensés par des entreprises privées pendant les congés scolaires : " c'est mon professeur qui au vu de mes résultats a dit que des cours de soutien me seraient utiles..."
On peut à entendre ces propos se dire que c'est pain béni pour ces entreprises où n'exercent pas forcément des professeurs (ici le reportage nous montra un étudiant qui arrondit ses fins de mois...) ...
On peut s'interroger sur la capacité du professeur à transférer de fait son domaine d'activité et sa responsabilité à une entreprise privée.
On peut se dire que le dispositif d'accompagnement éducatif qui se mettra progressivement en place devrait compenser un peu le phénomène.
On peut aussi s'interroger sur le danger de différer toujours  après le cours la possibilité de trouver des aides différenciées...
Comme si le professeur travaillant seul en classe devait coûte que coûte "jouer son programme" sans tenir compte de son public. Il y a là des dispositifs à inventer pour faire travailler les élèves, leur donner de vrais espaces pour interagir avec le professeur et entre eux, se fixer des objectifs. Peut-être des choix à effectuer...
Peut-être aussi pour les élèves réapprendre à travailler seuls sans avoir toujours la main tenue.
Risque d'un étayage au final encombrant que nous installons à l'école primaire avec des intentions louables mais qui barricade l'élève en l'empêchant de regarder avec recul, de transférer...
A la fin du reportage le journaliste interrogea le responsable du stage pour lui demander l'efficacité de ses cours de soutien...
Le jeune homme (qui s'en étonne), confirma "ça marche à 90 %" . Dont acte... sans nous donner ni des preuves, ni des critères... la télévision va si vite... sans nous laisser à penser que l'élève et ses efforts pouvaient être une variable à prendre en compte... non, seule comptait l'individualisation... mythe du préceptorat comme modèle rêvé d'un enseignement aristocrate ? Mais cela n'est plus l'école...
Publié le Jeudi 01 novembre 2007 à 10:44
Par Vincent Breton
Le BO du 17 octobre attire notre attention sur les élèves intellectuellement précoces.
La circulaire pose un ensemble d'obligations en matière d'information, de formation, de dépistage et de réponses à apporter...
Le sujet reste particulièrement sensible et ce d'autant plus qu'il est l'objet d'une médiatisation très forte.
L'élève précoce existe dans tous les milieux et par son comportement peut sembler mettre l'ordre scolaire en cause. Il s'oppose souvent à une vision étapiste des apprentissages. Sa relation à la connaissance surprend, déstabilise .
Certains maîtres tendent à minimiser la problématique en laissant entendre que la seule vraie priorité est l'élève en difficulté d'apprentissage, celui qui "comprend mal" et aurait besoin d'aide souvent pour des raisons d'origine sociale et culturelle.
Une confusion reste entretenue de manière implicite entre la précocité et la richesse culturelle que permet un milieu socio -culturel favorisé.
Il est vrai que dans un milieu socio-culturel favorisé l'enfant précoce pourra trouver des terrains d'expression de sa soif de connaissance alors que dans d'autres conditions cela lui sera souvent plus difficile... mais il faut bien comprendre que l'intellectuellement précoce existe également dans tous les milieux.
Il est d'ailleurs probablement encore plus difficile à l'élève précoce scolarisé dans le cadre de l'éducation prioritaire d'être reconnu parce que les manifestations de son comportement peuvent se conjuguer à d'autres problématiques partagées avec ses camarades.
De même, la stimulation apportée dans un contexte favorisé à un enfant, peut laisser croire aux parents que l'enfant est précoce alors qu'il témoigne de bonnes compétences, d'une vive curiosité, d'un bon niveau de langage... mais au final rien que l'on pourrait qualifier "d'exceptionnel".
Notre regard est également brouillé par l'idée d'une échelle de l'intelligence qui pour certains supposerait une hiérarchie entre individus... D'aucuns n'ont pas hésité dans leurs écrits à prôner un modèle de société où l'élite de l'intelligence supérieure guiderait le peuple... des clubs très fermés réunissant des personnes au "super QI" continuent d'exister et ils ne sont pas sans ambiguïté ...
La mesure du QI elle même est l'objet de bien des critiques... Que mesure-t-on vraiment ?
Il nous faut donc entendre ces critiques, mesurer la difficulté de mesurer l'intelligence, mais aussi s'accorder sur le fait que des élèves peuvent s'exonérer des progressions habituelles et des étapes que nous imaginons pour un élève "moyen" (expression hautement réductrice).
Il faut que l'adulte accepte aussi, même en position d'enseignant, d'avoir des élèves qui n'en savent pas forcément plus que lui, mais peut être comprennent "plus vite" ou "autrement les choses" et peut être mieux que le maître lui-même...
La question est d'importance et ne mérite aucun mépris.
Aider l'élève intellectuellement précoce à pouvoir retrouver l'estime de lui même, à trouver sens et intérêt dans ce que propose l'école est une tâche nécessaire pour l'élève lui même mais qui peut également nous interroger dans nos pratiques pour tous les élèves.
C'est à la fois du côté du sens, de l'intérêt de ce que nous proposons, de la relation au savoir et des différents chemins qui mènent à la connaissance qu'il faut creuser...mais c'est aussi du côté de la stimulation, de la richesse des propositions que l'école est en mesure d'apporter.
Cela ne s'oppose pas à la nécessaire structuration, à la mise en place des repères, aux entrainements systématiques... mais nous engage plus largement à nous poser un ensemble de questions sur ce qui se passe face à la connaissance nouvelle...
La circulaire annonce "chaque fois qu’un élève manifeste un mal être à l’école ou au collège, un trouble de l’apprentissage ou du comportement, ou simplement que ses parents en font la demande, la situation doit être examinée sans attendre, et les éventuelles mesures adaptées doivent être prises."
Bien entendu des protocoles et une bonne information devront être instaurés : tout élève agité n'est pas précoce... mais tout élève qui peut-être mériterait une attention particulière devrait ne pas échapper au bon regard professionnel du maître...
Il faudra sans tabou mais sans mépris aucun dialoguer avec les familles...
Peut être également, en termes éthiques, nous rappeler que notre mission qui est d'enseigner, de transmettre ce savoir exigé par la Nation (le socle commun), c'est aussi de permettre à chaque élève de révéler son ou ses pôles d'excellence.
Toutes ces différentes formes d'intelligence sont autant de potentialités admirables.
Nous devons avoir confiance en cette richesse formidable qui ne demande qu'à se développer, être stimulée... il suffit d'observer comment le très petit allume son intelligence au contact des stimulations que nous lui proposons.
Cette beauté là, cette valeur de l'intelligence mérite d'être développée. Nous devons promouvoir une société de l'intelligence, ce qu'Edgar Morin nomme quelque part "la démocratie cognitive".
L'école a la chance de surcroit de montrer que l'intelligence de l'un croisée avec celle de l'autre nous permet à tous d'avancer et de progresser individuellement et solidairement.
L'intelligence se multiplie par le partage.
A l'école, il y a toutes ces choses à apprendre mais aussi cette révélation à provoquer parce qu'elle n'est pas connue de tous à sa juste mesure : tu es intelligent, le savais-tu ? Et si cela se mêle à ta personne pour fonder ta personnalité, tu possèdes en toi cette fameuse richesse qui ne s'use que si l'on ne s'en sert pas... N'en ayons pas peur !
Publié le Lundi 29 octobre 2007 à 14:46
Par Vincent Breton
Leur thématique tourne autour de l'école, de l'apprentissage avec deux approches différentes mais qui méritent intérêt :
Le dernier Pennac c'est "Chagrin d'école" chez Gallimard  (voir l'article sur Agora Vox ).
Nous y découvrons le regard de Pennac sur "les mauvais élèves"....
Avec "J'apprends", dans un autre contexte, Brigitte Giraud nous ramène dans l'univers des écoles de filles des années soixante où être très bonne élève n'est pas sans combat intérieur ni souffrance... ( voir la jolie critique de pascale Arguedas http://perso.orange.fr/calounet/resumes_livres/giraud_resume/giraud_apprend.htm ).
Peut-être une façon de dépasser certains stéréotypesou représentations d'une école d'antan un rien idéalisée.
Publié le Vendredi 19 octobre 2007 à 18:14
Par Vincent Breton

Encore un reportage ce soir sur France 2 présentant l'instruction à domicile sous un jour  favorable.
Certes, ce choix d'instruction dans la famille est une possibilité qu'autorise la loi.
Un contrôle est même prévu et le tout est très encadré (déclaration à l'Inspecteur d'académie et au Maire)...

Mais les reportages se sont bien gardés de souligner plusieurs aspects :
- cette instruction reste réservée à des familles aisées et favorisées d'un point de vue culturel.
- cette approche ne contribue pas à la rencontre de la différence et au brassage social
- même si plusieurs enfants suivent cette instruction dans la famille, les modes de communication que propose la vie en collectivité, ne sont pas développés...

2,5% d'une classe d'âge est en situation de rupture et de refus scolaire.
Situation inquiétante de jeunes qui vont souvent être contraints eux à l'instruction à domicile... et qui rencontreront parfois des difficultés à s'insérer.

Bien sûr l'instruction à domicile interroge  :
- les familles qui en font le choix considèrent peut être la vie de l'école trop coercitive
- certaines familles peuvent dériver également vers un enfermement sectaire, ce point à d'ailleurs justifié une règlementation plus ferme...

Plus loin encore, il nous faut nous interroger sur ce qui dans l'esprit des médias, justifie une promotion de ce choix éducatif... rien n'étant anodin...


Publié le Jeudi 18 octobre 2007 à 19:38
Par Vincent Breton
pour une raison inconnue tous les articles d'octobre et postérieurs au deux septembre  ont disparu...
à bientôt après vérification...

Tribune libre
prepaclass : Très bons voeux à toutes et tous !
prepaclass : Le blog déménage et devient l'atelier pédagogique : http://lewebped agogique.com/at elier/ Cette évolution pour gagner en lisibiité.
mo : impossible de poster le com à l'école de la réussite ! marrant non !
Loic : il y a des poésies en ligne sur le site de prepaclasse, pour la rentrée, mais plutôt cycle 3. Je vais les donner au choix des élèves
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