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Mon bloc perso.
Ce blog note quelques réflexions diverses concernant l'école, la pédagogie, l'éducation et l'évolution du système.
Il est un objet mouvant et inabouti, un carnet "à la volée"...
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Son contenu est indépendant de toute attache mais reste fidèle à l'Institution et au service public de l'école.
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Le blog de prepaclasse.net
Publié le Dimanche 29 octobre 2006 à 10:56
Par Vincent Breton

Contrairement aux idées reçues, le Mammouth a su nourrir une famille de plus en plus élargie.

Comme le rappelle Jean Louis Auduc dans « Le système éducatif » (Hachette Education), « alors que la première révolution scolaire, scolarisation de tous les 6/12 ans avait mis trente ans pour s’accomplir, que la deuxième, scolarisation de tous les 12/16 ans avait mis vingt ans pour se réaliser, c’est en douze ans environ que se réalise la scolarisation de 70 % d’une classe d’âge au niveau du bac (1995) ».

Avec au cœur de tout cela la problématique de la généralisation du collège qui au départ « cycle terminal », devenait « l’antichambre du lycée ».

Au début du siècle rappelle J.L Auduc, « l’âge moyen de fin d’études en France était de 11 ans à plus de 21 à la fin des années 70. »


En 1960, un élève sur 2 atteint la 6ème. 10% ont le bac !

En 1980, un sur 2 entre au lycée.

En 1986 31 % ont le bac.

En 1990, un sur deux atteint le baccalauréat.
En 1995, 63 % des élèves sont le bac.

En 1997, un sur deux atteint bac + 2.

6 jeunes sur dix ont le bac, tandis qu’un actif sur 4 en dispose

 

La République a su depuis Ferry poursuivre les réformes dans une certaine continuité qui dépasse les clivages.

Des erreurs ont été commises et des insuffisances persistent : le collège unique forgé sur le modèle du lycée n’a pas forcément répondu aux attentes.


Depuis une dizaine d’années, 150 000 jeunes sortent du système éducatif sans qualification.

Ce seuil semble incompressible à certains. Il ne doit pas l’être surtout si l’on croit à l’éducabilité et aux progrès de tous.

L’une des tensions du système s’incarne dans ce que d’une part les uns verraient parmi les conséquences de la massification, « une dévalorisation des diplômes » ; tandis que dans le même temps se pose depuis dix ans la question cruciale de ces 150 000 jeunes qui sortent sans qualification réelle et risquent l’exclusion.

Il y a l’urgence pour les uns et l’exigence pour tous, en prenant garde que l’exigence n’exclue pas plus encore ceux qui sont dans l’urgence.


C’est la question des écarts qui s’accroissent dans notre société.

 Le défi est posé.
Le processus de Lisbonne engage l’Europe, vers une Europe du savoir et de l’excellence« pour créer l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, permettant une croissance économique durable associée à une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et à une plus forte cohésion sociale ».« Les personnes sont la principale richesse de l’Europe et doivent être la préoccupation prioritaire des politiques de l’Union ».

Le défi est grand, il n’est pas sans humanisme.
Pourquoi lui fait-on aussi peu de publicité ?
On peut continuer de pourfendre le Mammouth, il n’est pas certain que cette posture ne soit contre productive à moins de choisir « une Révolution » dont on perçoit mal quel serait son projet….

Cela ne veut pas dire non plus qu’il faudrait seulement promouvoir une logique « de moyens » mais oser aller regarder plus avant « les résultats », non pas pour « faire du résultat » mais pour orienter les choix.

Il faudrait ne pas avoir une lecture trop restrictive du socle commun des connaissances et des compétences. Il faudrait savoir le comprendre à la fois comme devant répondre à l’urgence et devant favoriser l’excellence. Cela ne pourra se faire en particulier sans venir interroger la relation entre les disciplines et pose franchement la question de la transversalité de l’apprentissage de la maîtrise de la langue à l’école et au collège.

Cela pose encore, la question de l’évaluation et des parcours individuels : une évaluation où il ne s’agit pas d’éliminer mais de capitaliser au fil du parcours, de s’appuyer sur les réussites (développer l’estime de soi) , de donner du sens à ce que l’on apprend pour aider chacun à construire son projet personnel.
Enfin, cela suppose d’oser structurer, de s’appuyer sur l’expérience, de conserver la mémoire et l’identité culturelle, mais cela invite aussi à innover et s’adapter aux problématiques sans se réfugier dans des modèles mythiques anciens qui s’adressaient à des cohortes d’élèves bien moins nombreuses.Le Mammouth, l’Institution, si aisément et facilement décriée ne mérite pas tant d’opprobre. La bête ne dort pas sur ses deux oreilles. Elle a peut-être besoin aussi d’encouragement et de l’attention affectueuse de tous les cornacs qui plutôt que de lui piquer la croupe et l’échine de mille aiguillons, feraient bien de l’aider à aller dans la bonne direction… Le Mammouth étant un système interactif où chacun peut fabriquer de la cohérence pourvu que l’on ne crie pas trop.

Tribune libre
prepaclass : Très bons voeux à toutes et tous !
prepaclass : Le blog déménage et devient l'atelier pédagogique : http://lewebped agogique.com/at elier/ Cette évolution pour gagner en lisibiité.
mo : impossible de poster le com à l'école de la réussite ! marrant non !
Loic : il y a des poésies en ligne sur le site de prepaclasse, pour la rentrée, mais plutôt cycle 3. Je vais les donner au choix des élèves
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