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Mon bloc perso.
Ce blog note quelques réflexions diverses concernant l'école, la pédagogie, l'éducation et l'évolution du système.
Il est un objet mouvant et inabouti, un carnet "à la volée"...
Le lecteur en pardonnera la rédaction imparfaite.
Le s commentaires sont possibles mais modérés.
Son contenu est indépendant de toute attache mais reste fidèle à l'Institution et au service public de l'école.
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Le blog de prepaclasse.net
Publié le Samedi 17 février 2007 à 07:39
Par Vincent Breton
Il est frappant de constater que la conduite de classe envisage plus l'activité du maître que celle de l'élève.
Qui parle ? qui se déplace ? qui désigne ? relance ? vérifie ? rarement résume ?
Le maître n'est-il pas le plus souvent le contremaître d'une petite fabrique où des employés plus ou moins motivés assemblent les pièces disparates d'un puzzle qu'ils verront rarement construit ?
La pédagogie de l'exercice est-elle utile lorsqu'elle ne dit pas ce que l'on est en train de faire et ce que l'on apprend de nouveau ?
Son emblème n'est-il pas la photocopie qui fait la pensée en mille-feuilles indigeste et vite écorné ? Une photocopie où tout est noyé : la consigne, l'illustration, le document, l'auteur absent ....
La consigne est écrite et le maître pourtant déploie une énergie de tous les instants à la dire, la redire, l'élucider, la dénaturer tant et si bien que le problème pour l'élève n'est plus de comprendre ce qu'il doit faire mais de se souvenir de l'ordre des étapes dans lequel il doit exécuter une série de gestes...
Plus difficile encore, il faut à l'élève tenter de travailler, de manier au mieux ses outils, d'organiser sa pensée tandis que le maître ne cesse jamais de brouiller sa pensée, comme si à force de vouloir l'aider, l'étayer, le guider... on l'empêchait de réfléchir et de faire, d'activer son intelligence.
Le plus drôle, c'est que dans le même temps on s'oppose à ce qu'il copie, alors que parfois, pour nombre d'élèves, l'objet à copier, c'est la seule façon pour lui de retrouver un peu de cohérence et de sens à ce qu'il doit faire...
L'élève est souvent comme le candidat au montage d'un meuble Ikea qui, malgré la notice en mains, n'a jamais vu le meuble à construire, et ne parvient toujours pas à assembler les pièces parce qu'il ne parvient pas à imaginer vraiment la tête du meuble attendu...
Il tente de construire et quelqu'un lui dit sans cesse à l'oreille mille conseils et injonctions qu'il lui faut vite mettre en oeuvre sans chercher à comprendre, s'il veut assembler au moins deux pièces.
Car en plus, le temps presse.
Publié le Mercredi 14 février 2007 à 06:31
Par Vincent Breton
On entend dire, tour à tour, et parfois des mêmes enseignants, que les parents sont "trop absents" ou au contraire "trop intrusifs".
Le paradoxe peut s'expliquer...
Néanmoins, difficile de juger les parents sans cette "moraline" dénoncée par E. Morin...
La moraline (j'emprunte ce terme à Nietzsche) est la simplification et la rigidification éthique qui conduisent au manichéisme, et qui ignorent compréhension, magnanimité et pardon. Nous pouvons reconnaître deux types de moraline : la moraline d'indignation et la moraline de réduction, qui, du reste, s'entre-nourissent.
L'indignation sans réflexion ni rationalité conduit à la disqualification d'autrui. L'indignation est tout enveloppée de morale, alors qu'elle n'est souvent qu'un masque de l'immorale colère.
(Éthique (La méthode 6), p.57, Seuil, 2004)
Bien entendu, on pourrait renverser le propos et certainement des parents font ils preuve de "moraline" à l'égard des enseignants qu'ils jugent injustement...
Mais... des deux groupes l'un est "professionnel" et l'autre "usager" de l'école.
C'est donc à l'école d'initier le mouvement, de faire "un pas vers", d'expliciter et sans naïveté se placer sincèrement dans une position communicante, d'explicitation, de partage, c'est à l'école qu'il faut poser les premières pierres de la "co - éducation ".
Dans le modèle d'antan, l'école se chargeait des élèves et supposait n'avoir que peu de comptes à rendre.
Seul l'inspecteur garantissait le système.
Aujourd'hui, la Loi engage la co - éducation comme principe.
Ce n'est pas toujours facile quand la vérité des uns peut s'opposer au projet des autres.
Ce n'est pas toujours aisé si l'on veut responsabiliser et dépasser le consumérisme... mais ce peut être une démarche utile, si elle est sincère et si le maître construit un geste pédagogique cohérent, qui s'inscrit dans le projet de l'école et les programmes. Oser dire, c'est déjà lever bon nombre de soupçons...


Publié le Mardi 13 février 2007 à 06:22
Par Vincent Breton
Pour proposer un étayage solide, le maître souvent veut simplifier. Mais le faire à outrance, sans jamais "contextualiser", c'est risquer le contresens.
Il n'est pas de petit savoir isolé.
Tribune libre
prepaclass : Très bons voeux à toutes et tous !
prepaclass : Le blog déménage et devient l'atelier pédagogique : http://lewebped agogique.com/at elier/ Cette évolution pour gagner en lisibiité.
mo : impossible de poster le com à l'école de la réussite ! marrant non !
Loic : il y a des poésies en ligne sur le site de prepaclasse, pour la rentrée, mais plutôt cycle 3. Je vais les donner au choix des élèves
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