Qu'enseignons-nous de l'incertitude ?
Les français pour la première fois pensent que l'avenir n'est pas seulement incertain mais que les générations futures vivront plus de difficultés que la leur.
Nous commençons à enseigner l'éducation à l'environnement et au développement durable où le principe de précaution peut s'opposer au "risque" de l'innovation et sa chance, où la moraline risque de réduire le réflexe citoyen au "petit geste individuel" : utilité de trier ses déchets lorsqu'un pétrolier dégaze sans vergogne...
Mais l'incertitude était-elle moins présente hier ?
L'expérience de l'Histoire nous montre un peu le contraire... Il suffit parfois de si peu de choses.
La prédictibilité est bien fragile. Ce qui angoisse déjà le Monde : l'information météorologique est omniprésente et les catastrophes climatiques semblent n'avoir jamais été aussi puissantes.
La terre pourtant en a connu d'autres !
Ce qui n'exclue en rien le fait qu'une catastrophe pourrait signer notre propre fin...
Peut-être au défaitisme, aux réflexes protecteurs de fermeture, au confinement... pourrions nous substituer un apprentissage citoyen de l'incertitude, c'est à dire une morale de la responsabilité ( faite de valeurs et de mémoire) et de l'action où la créativité et la solidarité constitueraient de beaux moteurs à partager...
Prenons garde à ce que notre inquiétude ne désespère pas les générations futures, ne soyons pas déçus d'un âge d'or qui à bien y regarder n'était peut-être pas si confortable...







