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Mon bloc perso.
Ce blog note quelques réflexions diverses concernant l'école, la pédagogie, l'éducation et l'évolution du système.
Il est un objet mouvant et inabouti, un carnet "à la volée"...
Le lecteur en pardonnera la rédaction imparfaite.
Le s commentaires sont possibles mais modérés.
Son contenu est indépendant de toute attache mais reste fidèle à l'Institution et au service public de l'école.
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Le blog de prepaclasse.net
Publié le Mercredi 05 septembre 2007 à 18:08
Par Vincent Breton

Jacques Nimier dont le site reste toujours une référence, nous donne un dossier sur la motivation. http://perso.orange.fr/jacques.nimier/regles_motivation.htm .

Très intéressantes remarques en particulier concernant le cadre dans lequel la motivation peut s'inscrire, comme ses supports...
Mais il me semble toutefois qu'il manque ici l'entrée d'une motivation qui vient de la connaissance elle même ou plutôt de ce rapport qu'introduit le maître dans sa classe entre l'objet à étudier et l'élève.

La motivation vient dans la capacité du maître à montrer à l'élève ce qu'il y a sous les apparences, à soulever les pierres, lever les implicites, donner les codes secrets...

C'est ce qui oblige l'enseignant à visiter avec enthousiasme le plus petit concept pour montrer à l'élève ce qu'il recèle de saveur.

Ce qui oblige le maître à se motiver lui même pour décrypter sous le plus banal objet à enseigner ce qu'il recèle d'intérêt.

La motivation vient de cette mise en appétit, de cette conviction que le savoir est savoureux, que l'effort à fournir, l'enjeu est non seulement légitime mais sera récompensé par un nouvel apport... Le goût ne se confond pas avec l'emballage du produit. Ce ne sont pas les menus aux termes ronflants ou des appareils clinquants qui font le goût.. autrement dit, la motivation ne doit pas venir d'appareils pédagogiques surdimensionnés, d'un décors flatteur... mais de cette relation confiante, presque affectueuse, de cette curiosité récompensée dans la rencontre d'un secret nouveau...
La motivation vient à la fois de cette conviction qu'il n'y a pas de petit savoir, pas plus qu'il n'est de petite intelligence...
La motivation vient de cette liberté d'essayer sans danger mais aussi  de cette reconnaissance de la valeur de l'effort de la pensée...
La motivation vient de cette émotion provoquée par cette fraternité qui nait dès lors que la connaissance est partagée... L'école qui ne détient plus le savoir, détient toujours la capacité de faire du lien, de mettre en relation, de lever les implicites, d'aider à éclairer et décrypter...
La motivation vient de la conviction partagée d'un savoir savoureux enrichi de la solidarité des intelligences en action.

Publié le Mercredi 05 septembre 2007 à 04:09
Par Vincent Breton
Selon le site Progilibre.com, "Soucieux de se libérer du joug des solutions propriétaires, Le Ministère de l'Education Nationale fait le choix de l'Open Source et équipe tous ses centres académiques de serveurs Red Hat Enterprise Linux".
Il faut rappeler par ailleurs que les écoles peuvent en faire de même et parailleurs recourir librement à des applications libres comme "Open Office".

Publié le Dimanche 10 septembre 2006 à 10:56
Par Vincent Breton
Laure Dumont, qui a écrit longtemps à l'Expansion, aujourd'hui spécialiste de l'éducation, publie un ouvrage documenté Globale ou B.A-BA ? Que cache la querelle des méthodes d'apprentissage de la lecture ? chez Robert Laffont.
Dans le Figaro, Christine Ducros pose également la question des nostalgies d'une école d'antan idéalisée.
Souci partagé semble-t-il puisque les entretiens Nathan poseront cette année la question : « Quel avenir pour l'école? Entre passéisme nostalgique et utopie moderniste ».
Le ministère diffuse actuellement son guide sur l'apprentissage de la lecture. Si chacun peut en faire sa lecture personnelle, cet outil de large diffusion n'enferme pas les choix actuels dans une approche "syllabo-syllabique" et ne s'oppose en rien à un véritable travail de la phonologie et encore moins du sens.
Un ensemble de mouvements pédagogiques a voulu répondre à ce guide en publiant une plaquette "Apprendre à lire pas si simple!".
La posture un rien défensive semble apporter caution aux méthodes mixtes. Suffirait-il de continuer comme avant ? Non bien entendu, personne ne l'affirme. S'il ne s'agit de cuplabiliser personne, la complexité de la question ne saurait toutefois laisser accepter de figer les pratiques dans une sorte de fatalisme.
En continuant d'opposer code et sens, on ne parvient pas forcément à faire évoluer les points de vue figés ou rassurer des familles peu au fait.

Peut-être faudrait-il un moment se placer du côté des démarches.
Peut-être faudrait-il cesser d'opposer systématisation, repères et plaisir ou plutôt besoin de lire .
Peut-être faudrait-il se placer du côté des pratiques : le même manuel utilisé par deux maîtres différents ne donnera pas les mêmes résultats.

Ces résultats doivent aussi pour être attendus, tenir compte de l'élève, de sa maturité, de son bagage initial... mais accepter "les différences" ce n'est pas forcément "attendre" que tout se résolve et progresse par la seule magie du temps qui passe...

"L'effet maître" ne tient pas seulement de son "art pédagogique". Il tient aussi des attentes des adultes, de la confiance placée dans la capacité d'apprendre...
De part et d'autre, se pose de nouveau la question du "désir d'apprendre".

 Peut-être faudrait-il aussi se placer du côté des représentations que peuvent avoir de la lecture maîtres, parents, élèves et de l'impact de l'écart, de la distance entre ces modèles.

"L'effet maître", sa force de conviction qui permet de transcender la méthode, la capacité de l'élève d'apprendre à lire "malgré la méthode" disait-on autrefois (on sait que nombre d' enfants, la majorité,  n'ont pas besoin d'apprendre tous les sons pour s'émanciper du manuel et devenir lecteurs...)... tout cela semble passé au second plan.

Le code, vu comme une contrainte abstraite, ne peut-il faire l'objet d'un travail dynamique, novateur et intelligent où l'enfant apprenant à différencier, classer, relier... découvre par la manipulation, par l'écriture qu'il peut "entrer dans les mots" , "jouer avec" de manière active, souvent ludique... ce qui ne veut pas dire sans effort, ni concentration ?

La problématique du langage ne reste-t-elle pas encore trop évacuée ?
Sommes-nous au point sur la place et la fonction que nous voulons accorder à la langue écrite dans notre société ?
L'orthographe reste un facteur de de sélection, dans le même temps les cadres supérieurs lisent peu.

Il y a 15 ans on annonçait que 90% de la production éditoriale était lue par 10 % de la population. Ce rapport s'est-il modifié ?

La définition du socle commun des compétences pourrait-elle aider à mieux définir les attentes?
N'est-il pas aussi urgent de relancer une politique de la lecture et du livre qui ne se réduise pas à une vision utilitariste de cet apprentissage ?
C'est à dire articuler le projet individuel, avec le projet citoyen et social. Placer la lecture et l'écriture comme valeurs cardinales du lien social.
Internet peut contribuer à redéfinir ces valeurs par les réseaux interactifs qu'il favorise, le lecteur pouvant devenir "écriveur" et réciproquement... et de revenir ici au Pronetariat de Joel de Rosnay...
Publié le Samedi 09 septembre 2006 à 06:23
Par Vincent Breton

"Ils sont bavards" dit la maîtresse.... Et de réclamer le silence à ses bambins au babil jubilatoire.
Ils se taisent alors, un peu mieux.
Mais les plongeant justement et enfin dans le travail écrit, qui reprend ? qui explique? qui précise ? qui préconise ? qui signale ? qui redit ? qui commente ? qui compare ? qui revient à la charge dans un incessant tourbillon ?
Difficile pour les élèves de s'autoréguler alors face à la feuille si la voix de la maîtresse vient désigner des obstacles alors même qu'ils n'ont pas exploré le parcours, situé le problème, reconnu les lieux sur la page.
Difficile pour la maîtresse d'accepter que se taire ce n'est pas se rendre inutile.
Difficile pour des élèves trop accompagnés d'oser le risque d'essayer.
Alors ils demandent de l'aide avant même d'avoir questionné l'objet étrange sur la page.
On parlera tout à l'heure, mais il faut laisser les intelligences s'activer.
Juste confirmer qu'il y a bien une réponse, une solution...
Plus tard nous parlerons et expliciterons stratégies et questions.
Le silence devient alors l'espace de liberté pour que chacun puisse chercher, seul, sans risque, avant de retrouver les autres.

Publié le Jeudi 07 septembre 2006 à 07:05
Par Vincent Breton

Pour apprendre les contenus désignés, qu'il s'agisse de sciences ou de lecture, d'éducation physique ou au "vivre ensemble", "différencier et relier" n'est - ce pas avec les élèves notre travail quotidien à tous ?



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