A l'école primaire elle fut introduite après la guerre de 1870 pour nourrir les espoirs de revanche.
Souvent mal aimée plus tard des lycéens, peut-être à cause de ses cartes austères, de ses diagrammes peu ludiques ou de ses données numériques à mémoriser, elle semble aujourd'hui en mauvaise posture et mal défendue en particulier à l'école primaire...
Pourtant, la géographie est le domaine en phase avec les préoccupations actuelles : à l'heure du socle commun, de la transversalité, du développement durable, de l'Europe et de la Mondialisation... à l'heure systémique et internautique... la géographie peut proposer à nos élèves une démarche active pour interroger le Monde, différencier, relier....
Il suffit de regarder par la fenêtre et de s'essayer à décrypter un paysage : croisement de l'usure du temps, de l'action de l'homme.... Interactions où l'observateur pressent qu'il peut également devenir acteur ne serait-ce qu'en nommant et comprenant mieux ce qu'il a devant lui.
Il suffit de soulever un objet, de lire sa composition et son étiquette puis de chercher de quoi il est fait, où il a été fabriqué et de s'interroger pourquoi...
La géographie rationalise la relation au réel, elle offre la possibilité de réfléchir, de dire, lire, écrire, de faire des mathématiques et des sciences, de dessiner, tracer, représenter et traduire le réel de manière heuristique... Elle fait parler les chiffres et les schémas, enseigne à lire les graphiques et les courbes, invite à regarder les images...
Il faut rassurer les maîtres : la complexité ne suppose pas tout appréhender.
La géographie contribue encore à développer l'esprit critique : il suffit de proposer différentes cartes du Monde vues d'un continent différent ... Elle invite encore à rencontrer autrui et sa vie et sa langue...
Fondamentale géographie !







