Nous nous soucions volontiers (ou en tout cas nous énonçons le faire) des représentations que l'élève peut avoir du savoir en parlant des fameuses "représentations initiales de l'élève".
On pourra s'interroger un moment sur la part proportionnellement accordée dans la séquence à ce travail sur les représentations, à la part accordée au savoir lui même et sa stabilisation ....
L'énoncé de ces représentations n'est pas toujours suivi d'un travail sur ces représentations et plutôt que de venir dans la "zone proximale de développement", quitte à oser créer un peu de perturbation , on se contente plus souvent que l'on ne croit de conforter "des croyances" .
Ces "croyances" parce qu'énoncées dans le forum de la classe prennent un statut "institutionnalisé" (elles sont reconnues dans le cadre d'une légitime expression libre où l'on confond hélas savoir et opinion "moi je pense que nous avons deux poumons" "moi je pense que nous avons un seul poumon" "qui pense que nous avons un poumon ? deux poumons? trois poumons ?" demande la maîtresse comme si le savoir "se votait") et bien souvent dans certains cahiers, le "vrai savoir institutionnalisé" apparait pratiquement comme "une croyance de plus" quitte à ce que le maître la valide en lui conférant par son onction le "statut de savoir"...
Ce souci réel, en particulier en sciences, ne vient-il pas aussi du fait que le maître ne s'est pas interrogé sur ses propres représentations qu'il peut avoir des connaissances transmises ?
Polyvalent, le maître du premier degré est-il toujours certain de ce qu'il affirme, a-t-il été vérifier le problème posé par tel ou tel concept ? A-t-il su simplement se poser pour lui-même les questions qu'il propose au débat de ses élèves ? Est-il allé vérifier les choses ?







