Nous continuons d'opposer les modèles : "qui trop embrasse trop mal étreint mais à ne pas voir plus loin que le bout de son nez, louchera sur la vérité".
Peut-on poser de solides balises dans un monde en perpétuel mouvement où la vérité d'un jour peut être bousculée le lendemain ?
L'accélération et les urgences réelles ou supposées perturbent nos priorités.
"Pareil ou pas pareil ? "
Différencier et relier. C'est de la science dont nous avons besoin.
Le sens du détail puis le regard sur l'oeuvre.
Il ne faudrait pas que nous nous leurrions nous mêmes.
Descartes disait :" ne recevoir jamais aucune chose pour vraie, que je ne la connusse évidemment être telle."
et proposait " de diviser chacune des difficultés que j'examinerais, en autant de parcelles qu'il se pourrait, et qu'il serait requis pour les mieux résoudre, " puis "de conduire par ordre mes pensées, en commençant par les objets les plus simples et les plus aisés à connaître, pour monter peu à peu, comme par degrés, jusqu'à la connaissance des plus composés ; et supposant même de l'ordre entre ceux qui ne se précèdent point naturellement les uns les autres."
Le souci de simplifier du pédagogue ne doit pas non plus limiter la pensée et l'accès à la compréhension globale.
Le souci de rationalité peut enfermer paradoxalement l'esprit, mais il faut toujours garder une dose de scepticisme.
Si l'exploration scientifique, les découvertes de nouvelles planètes, peuvent bousculer ma vision du Monde, je n'accepte pas pour autant toute proposition comme vraie. Il faut une méthode pour apprendre à discerner.
Le postulat de la complexité ne doit pas être un masque.
Le socle commun des compétences qui se veut à la fois porteur (de repères, d'apprentissages premiers) mais qui induit de la transversalité et du lien entre des disciplines parfois disjointes, n'est-il pas l'espoir de fonder une troisième voie de la pensée ? Un nouvel humanisme "scientifique" ?







