Ainsi, il y a encore dix ou quinze ans, suggérer le réchauffement de la planète relevait de la fantaisie ou à tout le moins restait une hypothèse encore bien vague.
La montée du niveau des eaux engagera probablement le déplacement de 200 millions d'habitants. "200 milliards" a même lancé le journaliste l'autre soir à la télévision... Millions ? Milliards ?
Le lapsus traduit à sa façon une perte de rationalité ou de prise avec le réel.
Dans un monde complexe où l'effet de nos actions et interactions n'est pas toujours mesurable, il nous faut apprendre l'incertitude sans la transformer en angoissante perspective.
Que dire à nos enfants ?
Faudra-t-il comme ce fut souvent le cas dans l'histoire humaine, de vraies catastrophes pour que la solidarité puisse s'engager ?
On oppose souvent "globalisation" et "identité" et pourtant il faudra intégrer les deux tout en pensant une identité de l'espèce humaine fondée sur "le droit à la ressemblance" et le partage d'intelligence... Une bonne écologie passe par l'égologie prétendent certains...
Le principe de précaution ne fait pas une stratégie. Dans les temps qui viennent, il faudra peut être à la fois des repères solides et des liens personnels forts, mais de la souplesse et de la créativité...
Si je... si toi... si nous... alors peut-être.
L'incertitude s'enseigne-t-elle ?







