Terrible le fait divers qui ponctue l'été ne doit pas faire oublier le drame personnel de cet enfant qui rejoint la cohorte d'autres déjà blessés on le sait plus souvent par des proches que par des inconnus.
Son image et son nom largement diffusés l'ont sauvé aujourd'hui, mais demain ?
Au delà des aspects relatifs à la Justice et au suivi des criminels, deux remarques :
- ces faits divers ne se déroulent-ils pas souvent même si ce n'est pas exclusif bien entendu dans des régions fragilisées économiquement et socialement ?
- n'observe-t-on pas (aucun jugement moral ici) une grande vulnérabilité parmi des familles où visiblement il semble difficile d'apprendre la prudence et la vigilance et surtout d'enseigner au très jeune enfant à dire "Non".
Il ya de nombreuses années le ministère avait proposé un "passeport pour un pays de prudence" qui n'avait pas toujours été bien accueilli.
Pourtant apprendre à dire "Non" est souvent le premier geste qui sauve et qui pourrait s'enseigner aussi à l'école. Il est saine résistance et conquête de la dignité personnelle : "c'est mon corps, propriété privée".
Le sujet est hautement complexe mais concerne également les enseignants. La littérature de jeunesse et le débat réglé doivent pouvoir aider à dire les choses. Dire les choses, non pas manquer de pudeur, mais éviter les zones d'ombre, ces zones sombres où les drames peuvent naître.







