Nous n'avons pas fini d'entendre des polémiques sur ce rapport. C'est en soit normal.
Ce matin, le Café Pédagogique ne s'en prive pas.
Il faut espérer que chacun ira à la lecture du texte pour n'en rien oublier et se faire une opinion propre...
Le Café comme d'autres semble reprocher au dit rapport d'énoncer des vérités déjà connues.
Devraient-elles pour autant être oubliées ou remisées ?
Est-il certain que tous les esprits soient convaincus de l'intérêt d'une pédagogie par cycle ou du manque d'efficacité du redoublement ?
M. Picard note "Parce que franchement, si le gouvernement français décidait de s’occuper prioritairement des enfants qui ont du mal à réussir à l’Ecole, on devrait s’en apercevoir"...
Sans vouloir polémiquer ni jouer les provocateurs, peut-on dire aussi que si chaque maître dans sa classe ou chaque équipe décidait de s'occuper prioritairement des élèves en difficulté on risquerait de s'en apercevoir et d'ailleurs on s'aperçoit dès lors que cela est fait ?
Il faut rappeler que certains maîtres ou équipes savent s'organiser pour proposer des aides massées et concentrées sur des objectifs ciblés et que cela marche. Le rapport l'évoque d'ailleurs.
Véritablement, il faudrait que nous arrivions à dépasser anathèmes et moraline pour nous concentrer sur l'urgence et aussi probalement dans chaque école, avec les RASED, savoir définir au plus juste ce que nous entendons par élèves à besoins éducatifs particuliers, car il semble que tout le monde ne soit pas forcément au clair... J'en veux pour preuve cette interview télévisée où une enseignante veut immédiatement confier ses élèves en difficulté à des "spécialistes" ou au "RASED" alors qu'avec une aide différenciée en amont, un vrai travail du langage dès la maternelle, tout enseignant peut compenser la majorité des difficultés enfantines.
Mais cela n'est pas encore une conviction partagée. L'école ne doit elle pas apprendre à être un véritable lieu d'apprentissage et non un lieu d'exercice pour des compétences acquises au dehors ?







