De la lettre aux éducateurs du Président de la République, un passage reste peu commenté :
"Il ne faut pas cloisonner, isoler, opposer les différentes formes de savoir. L'enseignement par discipline doit demeurer parce que chacune a sa logique propre, parce que c'est le seul moyen d'aller au fond des choses. Mais il faut le compléter par une vision d'ensemble, par une mise en perspective de chaque discipline par rapport à toutes les autres. Par-dessus les catégories traditionnelles de la connaissance, je suis convaincu qu'il nous faut maintenant tisser la trame d'un nouveau savoir, fruit de la combinaison, du mélange, de la fécondation réciproque des disciplines."
Tout lecteur assidu d'Edgar Morin y retrouvera ses petits.
Il nous semble également possible de réactiver ici le concept de polyvalence du maître de l'école primaire dont l'une des tâches essentielles est d'enseigner à différencier et relier.
Différencier pour classer, organiser, donner des repères, structurer la pensée.
Relier pour aider à comprendre que toute connaissance porte un sens et un sens nouveau éclairée par les autres.
Dans un Monde en perpetuelle évolution, où l'incertitude domine, où la connaissance elle même évolue, il est utile de se préparer à savoir dépasser ses représentations pour se dépasser.
Dans un Monde bousculé, il est utile que le scientifique puisse agir avec éthique, que l'intellectuel apprenne à joindre le geste à la parole...
Peut-être est-ce aussi une façon de renouer avec l'idéal de Diderot lorsqu'il décrivait son encyclopédie :
"Le but d'une encyclopédie est de rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre; d'en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, et de le transmettre aux hommes qui viendront après nous; afin que les travaux des siècles passés n'aient pas été inutiles pour les siècles qui succèderont; que nos neveux devenant plus instruits, deviennent en même temps plus vertueux et plus heureux; et que nous ne mourions pas sans avoir bien mérité du genre humain".
L'école doit oser aimer le savoir, oser dire qu'il n'est pas de petit savoir et le maître doit oser donner pleine place à l'activité intelligente de l'élève.
Le savoir est la seule richesse qui augmente en étant partagée.
Il aide chacun à prendre sa place et à trouver sa récompense dans la participation à ce qu'Edgar Morin nomme la "démocratie cognitive".
L'élève au centre disait-on autrefois... au centre des savoirs complèterait utilement la formule.
Il faudrait faire de ce partage du savoir et de cette construction collective, une valeur fédératrice...
"Il ne faut pas cloisonner, isoler, opposer les différentes formes de savoir. L'enseignement par discipline doit demeurer parce que chacune a sa logique propre, parce que c'est le seul moyen d'aller au fond des choses. Mais il faut le compléter par une vision d'ensemble, par une mise en perspective de chaque discipline par rapport à toutes les autres. Par-dessus les catégories traditionnelles de la connaissance, je suis convaincu qu'il nous faut maintenant tisser la trame d'un nouveau savoir, fruit de la combinaison, du mélange, de la fécondation réciproque des disciplines."
Tout lecteur assidu d'Edgar Morin y retrouvera ses petits.
Il nous semble également possible de réactiver ici le concept de polyvalence du maître de l'école primaire dont l'une des tâches essentielles est d'enseigner à différencier et relier.
Différencier pour classer, organiser, donner des repères, structurer la pensée.
Relier pour aider à comprendre que toute connaissance porte un sens et un sens nouveau éclairée par les autres.
Dans un Monde en perpetuelle évolution, où l'incertitude domine, où la connaissance elle même évolue, il est utile de se préparer à savoir dépasser ses représentations pour se dépasser.
Dans un Monde bousculé, il est utile que le scientifique puisse agir avec éthique, que l'intellectuel apprenne à joindre le geste à la parole...
Peut-être est-ce aussi une façon de renouer avec l'idéal de Diderot lorsqu'il décrivait son encyclopédie :
"Le but d'une encyclopédie est de rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre; d'en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, et de le transmettre aux hommes qui viendront après nous; afin que les travaux des siècles passés n'aient pas été inutiles pour les siècles qui succèderont; que nos neveux devenant plus instruits, deviennent en même temps plus vertueux et plus heureux; et que nous ne mourions pas sans avoir bien mérité du genre humain".
L'école doit oser aimer le savoir, oser dire qu'il n'est pas de petit savoir et le maître doit oser donner pleine place à l'activité intelligente de l'élève.
Le savoir est la seule richesse qui augmente en étant partagée.
Il aide chacun à prendre sa place et à trouver sa récompense dans la participation à ce qu'Edgar Morin nomme la "démocratie cognitive".
L'élève au centre disait-on autrefois... au centre des savoirs complèterait utilement la formule.
Il faudrait faire de ce partage du savoir et de cette construction collective, une valeur fédératrice...







