Lorsque le cours s'adresse à l'élève supposé moyen, il ne parle ni à l'élève en difficulté qui n'a su lever aucun implicite et il ennuie celui qui a déjà identifié les obstacles.
Combien de classes sont faites encore d'élèves "standardisés" ?
Combien d'exercices proposés qui ne sont que des activités et non pas de vrais problèmes pour la pensée, des renforcements, des entrainements, des élucidations... ?
Il faudrait oser proposer le même objet d'apprentissage à tous, mais aux uns l'étayage et les clés, aux autres les seules clés et à ceux qui connaissent déjà les clés, le trousseau, posé là sur la table à leur bon questionnement.
Il faudrait ensuite et pour chacun grâce à la parole de l'autre que l'on sache expliciter ce qui a été appris et comment.
Et que le maître ose aussi regarder le savoir qu'il propose et sans mépris interroge dans le plus petit exercice ce qu'il recèle de pièges, d'implicites, de concepts parasites qui obèrent ce qu'il croyait en réalité travailler.
Que le maître s'assure un peu mieux d'être certain de ce qu'il enseigne.
Que ce qui soit dit enfin en conclusion devant les élèves, ces connaissances que l'on institutionnalise (le terme est à la mode), qu'elles soient justes dans leur énonciation et ne fassent pas obstacles par des représentations figées aux savoirs futurs...
L'élève au centre ? Il manquait quelque chose.
L'élève au centre des savoirs. C'est mieux.
L'élève au centre des interactions entre les savoirs et lui et ses camarades et le maître et les livres...
On ne peut bien enseigner sans regarder chaque élève. On ne peut bien enseigner sans regarder chaque savoir et chaque obstacle qui mène au savoir... de la didactique alors ? Un peu mieux.







