Entendu lors d'un reportage télévisé, de la bouche d'une lycéenne, à propos des cours de soutien dispensés par des entreprises privées pendant les congés scolaires : " c'est mon professeur qui au vu de mes résultats a dit que des cours de soutien me seraient utiles..."
On peut à entendre ces propos se dire que c'est pain béni pour ces entreprises où n'exercent pas forcément des professeurs (ici le reportage nous montra un étudiant qui arrondit ses fins de mois...) ...
On peut s'interroger sur la capacité du professeur à transférer de fait son domaine d'activité et sa responsabilité à une entreprise privée.
On peut se dire que le dispositif d'accompagnement éducatif qui se mettra progressivement en place devrait compenser un peu le phénomène.
On peut aussi s'interroger sur le danger de différer toujours après le cours la possibilité de trouver des aides différenciées...
Comme si le professeur travaillant seul en classe devait coûte que coûte "jouer son programme" sans tenir compte de son public. Il y a là des dispositifs à inventer pour faire travailler les élèves, leur donner de vrais espaces pour interagir avec le professeur et entre eux, se fixer des objectifs. Peut-être des choix à effectuer...
Peut-être aussi pour les élèves réapprendre à travailler seuls sans avoir toujours la main tenue.
Risque d'un étayage au final encombrant que nous installons à l'école primaire avec des intentions louables mais qui barricade l'élève en l'empêchant de regarder avec recul, de transférer...
A la fin du reportage le journaliste interrogea le responsable du stage pour lui demander l'efficacité de ses cours de soutien...
Le jeune homme (qui s'en étonne), confirma "ça marche à 90 %" . Dont acte... sans nous donner ni des preuves, ni des critères... la télévision va si vite... sans nous laisser à penser que l'élève et ses efforts pouvaient être une variable à prendre en compte... non, seule comptait l'individualisation... mythe du préceptorat comme modèle rêvé d'un enseignement aristocrate ? Mais cela n'est plus l'école...
On peut à entendre ces propos se dire que c'est pain béni pour ces entreprises où n'exercent pas forcément des professeurs (ici le reportage nous montra un étudiant qui arrondit ses fins de mois...) ...
On peut s'interroger sur la capacité du professeur à transférer de fait son domaine d'activité et sa responsabilité à une entreprise privée.
On peut se dire que le dispositif d'accompagnement éducatif qui se mettra progressivement en place devrait compenser un peu le phénomène.
On peut aussi s'interroger sur le danger de différer toujours après le cours la possibilité de trouver des aides différenciées...
Comme si le professeur travaillant seul en classe devait coûte que coûte "jouer son programme" sans tenir compte de son public. Il y a là des dispositifs à inventer pour faire travailler les élèves, leur donner de vrais espaces pour interagir avec le professeur et entre eux, se fixer des objectifs. Peut-être des choix à effectuer...
Peut-être aussi pour les élèves réapprendre à travailler seuls sans avoir toujours la main tenue.
Risque d'un étayage au final encombrant que nous installons à l'école primaire avec des intentions louables mais qui barricade l'élève en l'empêchant de regarder avec recul, de transférer...
A la fin du reportage le journaliste interrogea le responsable du stage pour lui demander l'efficacité de ses cours de soutien...
Le jeune homme (qui s'en étonne), confirma "ça marche à 90 %" . Dont acte... sans nous donner ni des preuves, ni des critères... la télévision va si vite... sans nous laisser à penser que l'élève et ses efforts pouvaient être une variable à prendre en compte... non, seule comptait l'individualisation... mythe du préceptorat comme modèle rêvé d'un enseignement aristocrate ? Mais cela n'est plus l'école...







