De son voyage en Finlande , notre ministre M. Darcos souligne que des pays qui proposent moins d'heures d'enseignement que la France réussissent mieux que nous...
Certes le contexte diffère, mais nous voyons bien des questions.
Question du temps utile, du temps efficace et du recentrage non pas sur les seuls fondamentaux pour exclure les entrées culturelles et sportives, mais pour aller à l'essentiel.
Un exemple parmi d'autres: le maître qui sous prétexte d'aller au fond des choses développe un long cours d'histoire sur Henri IV prend le risque de ne jamais terminer son programme... Il faut aux élèves du sens et comprendre, mais aussi des repères clairs simples... pas forcément pour chaque période un long cours développé.
En revanche, il faut aussi savoir dans la leçon sur Henri IV faire écrire des textes par les élèves, en lire et s'exprimer en ayant des objectifs relatifs à la langue clairement identifiés. La langue comme épine dorsale de toute activité avec des temps osés et réservés à la systématisation, au renforcement...
Plutôt des rythmes pensés, parfois brefs, une véritable alternance des formes de travail, un appui sur la mémoire travaillée en classe... que de longues séances où l'on croit pouvoir être exhaustif parce qu'on reste longtemps.
Difficile approche que cette relation au temps car tout est lié. Il faudra bien oser un jour poser enfin la question de l'année scolaire, de l'accompagnement culturel (qui commence avec l'accompagnement éducatif mais ne s'y limite pas)...
Le temps est une matière première que nous gaspillons parce que nous n'osons pas le modeler en fonction de nos besoins.







