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Mon bloc perso.
Ce blog note quelques réflexions diverses concernant l'école, la pédagogie, l'éducation et l'évolution du système.
Il est un objet mouvant et inabouti, un carnet "à la volée"...
Le lecteur en pardonnera la rédaction imparfaite.
Le s commentaires sont possibles mais modérés.
Son contenu est indépendant de toute attache mais reste fidèle à l'Institution et au service public de l'école.
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Le blog de prepaclasse.net
Publié le Vendredi 05 janvier 2007 à 14:29
Par Vincent Breton
Peut-être avons-nous perdu de vue ces temps derniers l'intérêt de la polyvalence du maître qui peut aider l'élève à différencier et relier les connaissances.
Peut-être ne valorisons-nous pas suffisamment ce qui dans le socle commun des connaissances et des compétences permettrait justement de ne pas figer les disciplines en les séparant arbitrairement.
Les sciences ont besoin de langage, surtout dans un monde en évolution où le savoir est moins figé que jamais.
Comment faire vivre le socle pour que dans l'esprit il ne soit pas seulement un catalogue de compétences minimales, mais s'inscrive dans une démarche ambitieuse où sens et serendipidité auront pleine part ?
Publié le Jeudi 04 janvier 2007 à 18:07
Par Vincent Breton
Innover pour innover pourrait constituer une fuite en avant de la pensée, un conformisme redoutable... Pourtant, refuser d'innover c'est refuser d'interroger sa pratique et se condamner par avance.
Innover alors non dans l'isolement ou la cooptation, mais en assortissant les choix et les essais d'un calendrier, d'objectifs et d'une évaluation interne et externe pour garantir une action réfléchie...
Publié le Mardi 02 janvier 2007 à 09:07
Par Vincent Breton

Le maître a choisi le moment et l’heure. Il a crée la situation, imaginé le dispositif, pensé la classe pour tous et pour chacun… Il a écrit dit-on « le scénario pédagogique ».

Mais il n’est pas le metteur en scène de poupées serviles. La docilité apparente qu’il a pu obtenir de sa classe c’est dans la promesse implicite, dans l’échange attendu …

Parfois ce sera contre une misérable récompense (un vague bon point accroché au tableau d’honneur), parfois contre une salvatrice récréation, parfois contre la récompense d’une lecture libre ou d’un jeu enfin choisi… et puis, quelquefois, - comme on voudrait que ce soit le plus souvent ! -, contre ce savoir si l’on peut savoureux, une clé qui peut n’être que petite, mais qui ouvre une nouvelle chambre de la connaissance…

Une chambre avec ses secrets à explorer et admirer souvent pour eux mêmes.

L’enfant devinera bientôt qu’au fond de chaque chambre une porte, bientôt plusieurs autres sont à ouvrir. Il faudra trouver de nouvelles clés. « Efforts à la clé » dit-on… mais ce bonheur d'apprendre encore et encore...

Mais le savoir n’est pas non plus qu’une enfilade de portes sans suite ni sens. L’espace s’organise. Des couloirs, des vestibules, des étages. Le maître montre le plan, et l’enfant différencie et comprend mieux cette maison où il n’est pas seul, rejoint bientôt par ses condisciples…

Il arrive que le maître oublie de penser à la maison et plutôt qu’un hôte, ne reste que loueur de chambrettes qui n’ont pas toujours d’issues. Il arrive qu’il s’étonne que le locataire revienne sur ses pas ou se perde dans une chambre qui ne lui semblait guère mystérieuse à lui le maître… Il arrive que le maître retrouve un élève errant dans les sous-sols ou déjà dans les étages... Il arrive que le maître se soit vu subtiliser le trousseau de clés et en éprouve quelque agacement...

Face à l’élève dont la propre richesse attendue et supposée, reste cachée et ne se révèle pas si facilement… ou ne le peut pas encore… il faut au maître des patiences de jardinier, des douceurs de menuisier… Le tuteur ne peut pas tout, le rabot se manie avec parcimonie… et si l’élève est imprévisible, il attend la parole - le pantin échappe à Gepetto - .
La parole du maître doit être sincère et sans mensonge ni artifice. La mise en scène pédagogique ne pose pas le décors factice d’un exercice qui n’attend que la simple exécution : elle ose inciter à regarder le Monde autrement, à s’essayer dans le Monde…
La mise en scène pédagogique n'est pas non plus le prétexte ou l'animation enjolivée d'un savoir réputé austère. Il ne s'agit ni d'enjoliver, ni de chercher à motiver en flattant...
La mise en scène dit le moment de l'Histoire, pose la situation, favorise la rencontre, accepte les questions, de déstabiliser peut-être. Mais les acteurs pourront toujours s'essayer sans risque sur un plateau délimité et protégé.

Le maître qui croit en son élève, le guide, accepte l’imprévisible. Mais il connaît déjà quelques morceaux solides de ce savoir qu’il donne à déguster et il accepte en même temps de s’en départir. Il accepte avec bonheur l’idée que l’élève va lui échapper bientôt… et que ce sera bon signe.

Publié le Lundi 01 janvier 2007 à 11:05
Par Vincent Breton

Ils ont pour certains ce côté un peu suranné ou convenu, pourtant les vœux tissent bellement les liens personnels, familiaux et sociaux.

Ils nomment nos inquiétudes au relief de l’espoir : « la santé bien sûr »… « La réussite à ton examen »…

Ils osent le projet optimiste : « tout ce que tu désires », « la fortune »...

Distribués largement, ils sont un rappel à l’autre qu’il existe pour nous.

Les vœux attendent un retour : « je te reconnais dans tes espérances, reconnais moi dans les miennes… ».

Ils se mettent à l’heure moderne : là les cartes sur Internet –parfois au goût douteux -, « SMS » projetés dans les limbes à l’heure dite où les bouchons de champagne sautèrent.

Les vœux ont partout leurs rituels parfois des rituels débridés de Carnaval.

Dans « Le chat qui venait du ciel », Takashi Hiraide raconte qu’au Japon on va sagement sonner la cloche au temple.

Ce rite des vœux à l’année qui change, marque notre inquiétude collective face au temps qui passe, catastrophes craintes, évitées de justesse, c'est mystère astronomique, l’Histoire humaine, qui oui, quoi que certains aient tenté de le laisser croire un temps, existe encore …

Dans les écoles, il serait heureux que les maîtres réservent un temps aux vœux que l’on échange : joli exemple du « vivre ensemble ».

Idée sympathique et généreuse que d’inviter l’enfant à formuler des vœux pour autrui, à esquisser un projet, des souhaits : « que souhaiterais-tu pour toi même ? Pour les autres ? Pour le Monde ? »

Le projet, se mettre en projet, -pédagogie du projet dont on s’est souvent gaussé –, c’est bien cela, oser s’inventer ensemble une histoire pour soi, avec les autres… avec en prime, pour que les vœux ne soient pas un simple rite mièvre et irrationnel, que cette question du projet et des souhaits, s’accompagne d’un rappel dynamique et éthique de la question du choix. L’école ce lieu où l’on apprend à choisir. Se mettre en projet c'est savoir et pouvoir choisir.

 

Très belle et savoureuse année 2007 !

Publié le Samedi 09 décembre 2006 à 14:52
Par Vincent Breton
En réfléchissant à l'impact de la loi du 11 février pour l'égalité des droits et des chances , la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, cette citation de Thierry Pech m'est revenue en mémoire : "  la dignité est la possibilité de renouveler l'imagination du semblable".

Tribune libre
prepaclass : Très bons voeux à toutes et tous !
prepaclass : Le blog déménage et devient l'atelier pédagogique : http://lewebped agogique.com/at elier/ Cette évolution pour gagner en lisibiité.
mo : impossible de poster le com à l'école de la réussite ! marrant non !
Loic : il y a des poésies en ligne sur le site de prepaclasse, pour la rentrée, mais plutôt cycle 3. Je vais les donner au choix des élèves
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