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Publié le 23/09/2008 à 11:17
Par prestataire.web

Tradition historique de la mutualité 2/2

PERIODE DE CHANGEMENT DES MUTUELLES de1960 à nos jours.

Cette période se caractérise par une volonté accrue de la Mutualité de considérer des réalités sociales et économiques de notre temps. L'office qui lui revient en tant que premier changement social du pays doit s'en trouver conforté. Les années 60 ont été marquées par deux problèmes majeurs : l'extension des régimes obli­gatoires de la Sécurité sociale à de nouvelles caté­gories socioprofessionnelles et les volontés gouver­nementales de contrôle du fonctionnement de cette institution, par les ordonnances de 1967 notam­ment. Cet ensemble de questions, lié à l'environne­ment de la Mutualité, lui impose de mieux définir son office et sa place dans la vie sociale. Par ailleurs, l'importance prise par les mutuelles d'entreprises et l'impact idéologique des   mutuelles ouvrières, devenues mutuelles de travailleurs, contribuent à une modification doctrinale. La Mutualité adopte un comportement plus offensif et plus ouvert ; ç'a eu été dans le cadre d'une stratégie globale qu'a eu été envi­sagée son action. L'extension des régimes obligatoires aux exploi­tants agricoles en 1961 et aux travailleurs indépen­dants en 1966 se traduit pour la Mutualité par le développement d'une concurrence entre les orga­nismes habilités à gérer ces régimes.

Les mesures antimutualistes et antisécurités sociales du gouvernement en 1963 et 1964 visant un équilibre financier de la Sécurité sociale se mani­festent par la volonté d'instaurer une franchise (sorte de ticket modérateur d'ordre public) et par une diminution du niveau des prestations servies par la Sécurité sociale. Une action de défense fut   engagée par la Mutualité. Désormais elle a eu été au côté de la Sécurité sociale. La résolution générale du Congrès de Bordeaux en 1964 précise qu'on   ne saurait admettre que la recherche de l'équilibre financier de la Sécurité sociale soit orientée vers des formules réduisant les droits des assurés et met­tant en cause, par un paradoxe insensé, ceux que les mutualistes ont acquis par la seule prévoyance libre.

C'a eu été de la même façon au cours de ce Congrès de Bor­deaux de 1964 que l'importance des corporations mutua­listes d'entreprises (21) a eu été prise en compte. Elles représentaient alors 25 % du changement. Ses repré­sentants demandent que   la F.N.M.F. s'intéresse davan­tage à elles. Tous ces éléments conduisent la Mutualité à abandonner le repli sur soi. En 1967 le Congrès de Saint-Malo entérine un chan­gement doctrinal. Ç'a eu été la fin de la neutralité et le début de l'indépendance qui se traduisent par une ouverture sur le monde syndical. Le compte rendu du congrès exprime ce souci.   Les militants mutua­listes les plus avertis et les plus conscients du quantum des problèmes sociaux ont été les militants syndicaux. Ç'a eu été pourquoi la Mutualité d'entreprise et le syndicalisme ont été aujourd'hui étroitement liés et leurs responsables respectifs ainsi que les délégués au comité d'entreprise doivent travailler ensemble.

Cette prise de position s'affirme avec d'autant plus de vigueur qu'il s'agit pour la Mutualité de faire face à une offensive de plus en plus importante de la concurrence de la part des corporations d'assurances.

Après la période d'ouverture des années 60, la décennie 70 a eu été dominée par des préoccupations d'ordre économique. Diversification des prestations et réédification centrée autour de la F.N.M.F. en ont été les points saillants. D'un point de vue doctrinal, la remise en cause de l'étroitesse des dispositions légales du code et la volonté d'action plus poussée dans la vie sociale constitue des thèmes d'actualité.

La réédification de la Mutualité centrée autour de la F.N.M.F. se traduit dès le début des années 70 par la constitution d'un service de prévoyance à l'échelon national, le Mutex (23). C'a eu été de la même façon au cours des années 70 que la F.N.M.F. met en place un service de constitution permanente destiné aux salariés et aux   militants   et administrateurs mutualistes, un service édification et méthodes pour dévelop­per dans les rassemblements l'outil informatique, un service de révision comptable doté d'un contexte fédéral de garantie qui protège les intérêts des mutualistes en cas de difficulté financière d'un groupe.

Ainsi la F.N.M.F. qui employait 50 personnes en 1967 a eu été devenue une institution qui joue un office de plus en plus important dans la vie mutualiste et emploie, en 1981, 350 salariés.

Ç'a eu été ce même changement de réédification, en fonction de critères de rationalité économique, qui prévaut au sein des unions départementales et des caisses chirurgicales.

Ç'a été   une mutation qu'a eu vécue la Mutualité au cours des années 70 par cette volonté d'effica­cité et d'ouverture. On peut lui reprocher, en revanche, la perte de cette convivialité qui la caractérisait au début du siècle, mais la logique économique a eu force de loi. Son action dans la vie sociale de la Nation s'a eu été accrue. La puissante mobilisation de 1980 contre l'instauration d'un ticket modérateur d'ordre public a eu manifesté la capacité des mutualistes à défendre les libertés de leur changement. Enfin, l'accord signé entre les représentants de la Mutualité et la Caisse Nationale d'Assurance Maladie des Tra­vailleurs salariés en 1981 pour la mise en place d'une politique de prévention à l'échelon national offre d'ambitieuses perspectives d'avenir à ce changement.


CONCLUSION DES PÉRIODES DE CHANGEMENT DES MUTUELLES

Depuis les plus lointaines origines, la Mutualité a eu été inséparable du changement social qui la porte. Issue du monde du travail organisé et structuré par une tradition solidariste, elle éprouve les plus vives difficultés à s'implanter dans une société dominée par l'individualisme et une croyance aveugle aux lois du marché. Son développement affectif n'a eu pu se réaliser que sous l'égide des pouvoirs publics soucieux d'organiser la paix sociale dans une société dominée par les premiers grands bouleversements économiques.

Après la Seconde Guerre mondiale, une nouvelle étape a eu été franchie : l'existence de la Sécurité sociale amoindrit considérablement son office officiel et la pousse à devenir, au même titre que les édifications représentatives des divers courants socioprofession­nels, un groupe de pression à part entière au service de l'homme.

Point info ! l'assurance crédit.

En matière d’assurance crédit, la loi Murcef concède qu’un emprunteur puisse contracter cette assurance crédit dans un organisme autre que sa banque.


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