Noter ce blog :
1 connecté
36054 visiteurs
Ce blog est classé 2201ème
Score de ce blog : 9,1
Scrib : Si hier s’est arrangé, il ne fait vivre que pour demain ! (Scrib)
Loulène : Oui ccc ça va, sauf que ton pseudo ne me dit pas grand-chose ;-)
ccc : salut sava?
Loulène : A toi ausi Douce Fée et à tout bientôt...
Doucefée : Doux bisous de bonne année
|
Publié le Mercredi 26 mars 2008 à 18:29
Par Loulène
Humeur : Tendre
Bourgeons d'ESPOIR, saison en point d'exclamation! Fuir la vie en suspension... réussir l'ENVOL en évasion Les pieds sur terre mais le coeur en APPESANTEUR Battements frémissants SENTIMENTS au firmament.
De crépuscule lunaire en AURORE solaire Couchers de soleil BRULANTS ou aubes légères Envie ardente de vivre si FORT revivre! Sentir REFLEURIR tous les jardins de ma vie...
Publié le Mardi 29 janvier 2008 à 12:57
Par Loulène
Humeur : Rebelle
Il s'agissait d'une jeune fille de 19 ans encore une baby face pour longtemps mais déjà une adulte avec une vie d'adulte, persuadée d'être sur le bon chemin, celui qui était son destin, celui qu'on lui avait choisi depuis longtemps et qu'elle avait mis en marche à 17 ans...
Il s'agissait d'une jeune fille sage et pure, élevée selon des règles strictes et bien établies, un faux-pas c'était un péché et ça pouvait lui coûter l'éternité...
Il s'agissait aussi d'une jeune fille seule, exilée dans le pays de Shakespeare, celui d'Elisabeth et de Lady Di, son chevalier était charmant, son seul allié mais pas suffisant, à 19 ans on a encore besoin de ses parents...
Il s'agissait surtout d'une jeune fille qui avait des rêves, et le goût du risque malgré tout. Son premier rêve, celui qui surpassait tous les autres, c'était celui d'être maman, avoir un petit être à chérir à protéger à aimer, un petit être qui aurait besoin d'elle et l'aimerait si fort juste parce qu'on aime sa maman et qu'elle serait une maman si douce et si tendre, elle sentait déjà ce bel amour fusionnel qui guérirait ses manques et comblerait ses angoisses d'abandon, ses peurs de décevoir, cet immense puits d'amour que finalement, elle n'avait pas eu.
Il s'agit donc de ses 19 ans, mariée depuis 8 mois et son destin de maman en marche, première tentative douloureuse qui viendra noyer ses yeux un temps, même dans les prémices, une perte reste une perte, l'injustice et la trahison de son corps. Consolation en songe que raison il y avait, cet enfant-là viendra mais pas maintenant... Quelques semaines plus tard, le rêve qui s'accroche et grandit, cette fois c'est réussi, la fusion d'une maman et de sa fille est enclenchée...
Quand je regarde cette jeune fille aux grands yeux innocents, avec pour seules armes ses certitudes spirituelles, sa foi en l'éternel, et sa confiance aveugle à la protection divine de ceux qui font le bien, j'ai un sursaut de révolte, et j'ai envie de supplier quelqu'un de la prévenir...
Oui mais la prévenir de quoi? Quoi qu'on lui dise, elle fera son bout de chemin, ses seize ans de destin, elle créera et sèmera ses fleurs du bien, au moins autant que les doigts de la main, fleurs aussi fragiles qu'elle mais encore plus perdues qu'elle, sans ancrage, les pétales voletant au vent, phalanges éparpillées disloquées...
Destin imposé en loques, sur son coeur les cloques des incendies de sa vie, résultats impitoyables de vents contradictoires. Entre désirs de liberté et désillusions fracassantes, vouloir faire les bons choix. En elle, assourdissants, résonnent besoin d'amour et désir de bonheur, partir à la dérive, ne plus pouvoir poursuivre sans tout détruire...
Les conseils à ses fleurs qui brûlent d'essayer leurs ailes, quels seront-ils? Quelle valeur méritera-t'elle qu'on y accorde? De sa petite voix restée douce, quels mots justes sauront trouver un écho dans les coeurs naturellement rebelles de ses fleurs adolescentes? A ne pas vouloir que l'histoire se répète, on y inscrit des tragédies et des liens qui étouffent, on y sème des doutes et des maladresses qui précipitent des fins, on s'y écorche les yeux et le coeur et, à l'intérieur de soi, un petit bout qui meurt, encore, puis plus fort, puis plus rien...
Savoir l'indéfinissable, sentir gronder la vérité, ne plus s'en cacher, regarder ses choix en face et admettre les erreurs commises, les conscientes, les inconscientes, les infimes, les évidentes, les naïves, les fracassantes, celles dont on est responsables, celles qu'on nous a fait subir, mais surtout comprendre que cette absence d'armes ne désarme plus et qu'un jour il faut grandir, ne plus fuir...
Regarder ce nouvel avenir avec un désir intense, comme une évidence : Des cendres du bien renaitront les bourgeons du bien...
|
> Lire les 7 commentaires