iBLOG précédent iBLOG suivant



Mon calendrier
< Oct. 2008  
L M M J V S D
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  
Trafic
Noter ce blog :
1 5
3 connectés
284707 visiteurs
Ce blog est classé 1670ème
Score de ce blog : 3,58
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
Publié le 19 avril 2008 à 15:00:00
Par "R.C.W.B"
Humeur : Au secours !

Le directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Koïchiro Matsuura, a rendu jeudi 17 avril un vibrant hommage à Aimé Césaire, écrivain poète chantre de la Négritude, décédé ce jour même à Fort- de-France (Martinique), à l’âge de 94 ans.


"D’Aimé Césaire, nous retiendrons la portée universelle de son appel à la dignité humaine, à la vigilance et à la responsabilité", a déclaré à Paris le directeur général devant le Conseil exécutif de l’UNESCO qui achève sa 179e session aujourd’hui, précise un communiqué de l’organe onusien parvenu à la PANA à Dakar. Selon la même source, Koïchiro Matsuura a ajouté : "Chantre, avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas du concept de Négritude, Aimé Césaire a consacré sa vie à la poésie et à la politique. Depuis les années 1930, il a été de tous les combats contre le colonialisme et le racisme. L’UNESCO perd aujourd’hui un de ses plus estimables amis".   

Le directeur général a rappelé que l’UNESCO avait décerné en 2004 à Aimé Césaire le Prix Toussaint Louverture, destiné à couronner l’engagement pour la reconnaissance de l’égalité des hommes et des cultures et la lutte contre les discriminations et l’exclusion. Pour sa part, le président du Conseil exécutif, le Béninois Olabiyi Babalola Joseph Yaï a déclaré à propos d’Aimé Césaire, qu’il était la "voix des sans-voix" ajoutant que : "un grand baobab est tombé, comme on dit chez nous. Ce grand poète et auteur dramatique de langue française était aussi un grand humaniste". Réagissant lui aussi au déçés du grand poète, le président français Nicolas Sarkozy a pour sa part estimé que c’est "toute la France qui est en deuil" après le décès le même jour dans la matinée, à Fort-de-France (Martinique) de l’écrivain et homme politique martiniquais Aimé Césaire, 94 ans. "Je veux saluer la mémoire d’un grand poète qui a acquis sa notoriété par la qualité de son écriture. On retiendra de lui qu’il est l’initiateur, avec Léopold Sédar Senghor, du concept de Négritude", indique M. Sarkozy, associant va voix à l’hommage unanime à l’homme politique et écrivain martiniquais. "Par son appel universel au respect de la dignité humaine, à l’éveil et à la responsabilité, il restera un symbole d’espoir pour tous les peuples opprimés", poursuit Nicolas Sarkozy. "Il restera pour nous tous l’une des figures les emblématiques de la classe politique de l’outre-Mer", assure-t-il. Exprimant sa "grande émotion", Abdou Diouf, Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a salué "la mémoire d’un homme qui a consacré sa vie aux multiples combats menés sur tous les champs de batailles où se jouait le destin culturel et politique de ses frères de race". "Aimé Césaire a admirablement manifesté dans ses écrits ce qu’une illustre figure du surréalisme a appelé le don du chant, la capacité du refus et le pouvoir de transmutation", écrit l’ancien chef d’Etat du Sénégal, tout en saluant "l’homme qui a vécu sa francophonie dans l’abondance de ses œuvres". Pour le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, Aimé Césaire restera "le poète et dramaturge inspiré de la Négritude qui aura illustré la vocation de la France à l’universalisme et ses liens profonds avec les Caraïbes, les Antilles et le continent africain". "Par tous les combats qu’il mena pour l’humanité, Aimé Césaire fut, comme il le souhaitait, dans ses premiers "Cahiers du retour au pays natal" un homme juif, un homme cafre, un homme hindou de Calcutta, un homme de Harlem qui ne vote pas", rappelle M. Kouchner. "La France ne l’oubliera pas", assure-t-il, invitant les instituts et centres culturels français à travers le monde à rendre dans les prochains jours hommage "à cette grande figure humaniste en mettant en valeur la richesse et la diversité de son œuvre". Dans un communiqué publié à Paris, l’Association parlementaire de la Francophonie (APF) affirme que "comme son frère Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire a contribué à l’existence d’une Francophonie de la diversité, respectueuse du génie propre des peuples". "Les parlementaires francophones regretteront cet homme de lettres, un des plus grands poètes du monde francophone, illustrateur incomparable de l’apport des langues et des cultures à l’histoire universelle", estime APF. Sur un autre registre, le Premier secrétaire du Parti socialiste français (PS), François Hollande, a souligné qu’Aimé Césaire a défendu, en tant qu’homme politique, durant toute sa vie les valeurs de la Gauche. "Tout au long de ses mandats de maire, de député de Fort-de-France, il a agi aux côtés de ceux qui se battent pour la reconnaissance de leurs droits et de l’égalité sociale", a insisté M. Hollande. Le président de l’Assemblée nationale française, Bernard Accoyer a annoncé, jeudi en fin de matinée, qu’un "hommage particulier" sera rendu le 29 avril à Aimé Césaire qui a représenté sans discontinuer la Martinique au Parlement français de 1946 à 1993. Dramaturge, poète, essayiste et romancier, Aimé Césaire fut, avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas, le fondateur du mouvement de la Négritude, la fierté d’être Noir. Estimant que le combat devait être entamé là où l’oppression a pris racine, Aimé Césaire avait invité les diasporas africaine et antillaise a regagner "la terre natale" dans un recueil de poèmes intitulé "Cahier d’un retour au pays natal" publié en 1939. Il avait par la suite publié "La tragédie du roi Christophe", une pièce de théâtre devenue un classique de la dramaturgie négro- africaine. Fidèle à ses convictions politiques initiales, Amé Césaire avait refusé en 2005 de recevoir à Fort-de-France Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Interieur, auquel il reprochait une disposition de la loi française vantant "les bienfaits de la colonisation". Il avait fini par recevoir, en 2007, M. Sarkozy candidat de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) à la présidence de la République. Entre-temps, l’article de loi controversé avait été abrogé. La France se prépare ainsi à organiser des funérailles nationales à l’écrivain et homme politique martiniquais Aimé Césaire, décédé jeudi matin au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Fort-de-France (Martinique) à 94 ans, a annoncé à Paris le ministère français de l’Intérieur et de l’Outre-mer. Dans un communiqué, le ministre français de l’Intérieur Mme Michèle- Alliot Marie estime qu’avec la mort d’Aimé Césaire "une part de l’âme antillaise s’est éteinte". "La voix de la sagesse s’est éteinte", ajoute Mme Alliot-Marie sans préciser la date à laquelle auront lieu les funérailles nationales en hommage au poète, essayiste, romancier et dramaturge martiniquais. Souhaitant joindre convictions politiques et action, Aimé Césaire avait successivement occupé les fonctions de maire de Fort-de-France, de député et de président du Conseil général de la Martinique. Il s’était retiré de la vie politique en 2005 en abandonnant ses fonctions à la tête du Parti progressiste de Martinique (PPM) qu’il avait fondé en 1957.

Pages : 1 2 3 4 5 6 7 8 9