ABIDJAN (DECLIC MAGAZINE), De son vrai nom Jean Bedel, JB M’Piana ou si vous le voulez ‘’le Souverain 1er’’ a pratiquement fait le tour des grandes salles de spectacles d’Afrique et d’Europe. Pour y arriver, une seule chose : son abnégation au travail. Fin professionnel qu’il est, le Souverain voyage toujours avec son orchestre fort de 22 membres. Récemment, de passage à Abidjan dans le cadre de son concert, nous avons eu cette interview avec l’artiste dans laquelle il parle de Koffi Olomidé, de la musique congolaise et de son séjour en Côte d’Ivoire.
Comment se passe ton séjour en Côte d’Ivoire ? Il se passe très bien. Les Ivoiriens nous ont très bien accueillis, mon staff et moi. Il faut dire que les Ivoiriens sont formidables.Parait-il que tu as eu des problèmes avec la police à l’aéroport parce que tes musiciens et toi n’avez pas de papiers… Non, il ne faut pas voir les choses sous cet angle. Chaque pays ayant ses principes, on était obligé de subir cela. Sinon, comprenez une chose, nous on voyage partout dans le monde et on n’a jamais eu ce genre de problèmes. | |
Depuis combien de temps es-tu avec ton groupe ?
Cela fait quand même un peu longtemps. Je ne saurai vous donner une date précise. Sinon ça me fait au moins 25 ans dans la musique et ce n’est pas rien.
Récemment, un des poulains de Olomidé (Fally Ipula) a dû se séparer de lui. Toi, comment t’arranges-tu pour être toujours avec tes gars ?
En fait, c’est un problème très simple. Quand on est avec des gens sinon un groupe, il faut savoir se comporter en leader. Surtout, il faut accepter quand un membre du groupe décide de partir. En voulant forcément le retenir, on finit par avoir ce genre de problèmes. C’est dire qu’il faut pouvoir comprendre les gens et les conseiller quand il le faut. Mais il ne faut surtout pas vouloir se comporter en dictateur.
Vous voulez donc dire que Mopao n’est pas un bon leader ?
Non, je n’ai pas dit ça. Je dis seulement que si dans ton staff, un membre se sent capable d’aller chanter, il ne faut pas faire de la rétention. Parce que le faisant, il se dira sûrement que tu es contre lui et que tu ne veux pas de sa réussite. C’est donc dire qu’il faut accorder une certaine liberté aux gens. Mais dans le cas de Fally, il s’en sort très bien. Il chante et les gens l’aiment très bien.
Cela fait combien de temps que tu n’es pas venu en Côte d’Ivoire ?
Il y a quand même un peu longtemps.
La musique congolaise a pris du recul en Côte d’Ivoire, laissant la place aux musiques locales. N’aviez-vous pas peur en venant ?
C’est vrai, la musique ivoirienne a très vite évolué. Ce qui fait que la Côte d’Ivoire a désormais sa propre identité culturelle. Mais n’empêche, la musique congolaise ne peut pas mourir comme ça. Donc je n’avais pas peur en venant ici. Sans quoi je ne serais pas venu. D’ailleurs, on ne fait pas les mêmes choses. La musique congolaise est toujours vivante en Côte d’Ivoire. Elle n’est donc pas encore morte. Elle continuera d’ailleurs de toujours s’imposer.JB M’Piana, l’a-t-on appris, remplit des salles en France. Quel est ton secret ?
Effectivement, nous avons eu la chance de faire plusieurs grandes salles en France et un peu partout en Europe. Nous avons fait Paris Bercy, Elysée Montmartre, l’Olympia… Vous comprenez, il n’ y a pas de secret dans tout ça. C’est une affaire de travail. A force de travail, tu finis par avoir l’admiration de tout le monde. Cela pour dire qu’il faut travailler dur pour s’imposer. Sinon, il n’ y a pas d’autres remèdes pour ça.
Pourquoi avoir choisi le nom ‘’Souverain 1er’’ ?
Ce n’est pas moi qui ai décidé de m’appeler ainsi. Ce sont les fans qui m’ont donné ce nom parce qu’ils ont estimé que je le méritais.
Comment sont tes relations avec Olomidé et Papa Wemba ?
Ce sont des relations de grand frère à petit frère. Je les respecte bien. Il y a donc de bonnes relations entre nous.
Mais quand tu sais que ceux-là sont tes grands frères et qu’on t’appelle le Souverain 1er, n’est-ce pas une manière de leur dire que tu es au-dessus d’eux ?
Loin de là ! Il ne faut pas voir les choses sous cet angle. Comme je le disais tantôt, ce n’est pas moi qui ai décidé de m’appeler ainsi, ce sont plutôt mes fans. Donc, ce n’est pas un quelconque défi à qui que ce soit.
Connais-tu ton compatriote chanteur qui se nomme Mareshal DJ ?
Mais bien sûr ! Ecoutez, si c’était quelqu’un qu’on ne pouvait pas facilement connaître, vous ne me l’auriez pas demandé. Je le connais bien. Il chante bien.
Quels sont les artistes ivoiriens que tu connais ?
Je connais Meiway, Magic System, Alpha…
Es-tu marié ?
J’ai une femme Congolaise et j’ai environ une dizaine d’enfants.
Pour terminer, quels conseils peux tu donner à tes compatriotes ?
Je peux leur dire que s’ils sont en Côte d’Ivoire, qu’ils puissent rester tranquille. Qu’ils respectent les lois du pays. Surtout il ne faudrait pas qu’ils s’immiscent dans les affaires malhonnêtes.







