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Publié le 26 novembre 2007
Par "R.C.W.B"
Humeur : Tendre

SUISSE (AEM), Bien avant l’engouement suscité par la coupe du monde de moins de 20 ans qui a eu lieu cette année au Canada, depuis deux ans dans le football canadien, le jeune Balex Kabamba Junior émerge du lot et connaît un succès flamboyant amplement mérité. Membre de la sélection des juniors du Canada, le poste auquel il évolue (distributeur) fait de lui, une pièce maîtresse aussi bien de son club que de la sélection nationale des juniors.


Notre confrère Dr Léopold Kumbakisaka a suivi Balex Kabamba Junior, connu sous le sobriquet de BJ, au cours de ses entraînements ainsi que des matches internationaux disputés aux Etats-Unis dans le cadre du championnat de la ligue des jeunes de l’Amérique, de même que ceux livrés dans le cadre du championnat national. BJ arbore le numéro fétiche, le 5, que portait son père Balex Kabamba quand il jouait dans le championnat des jeunes, lui aussi, mais au poste de défenseur. BJ est capitaine de son équipe Le Phœnix ainsi que de la sélection nationale. Outre le dribling, les bonnes passes qu’il distille si bien, ce jeune Canadien d’origine congolaise tire sa force aussi de l’appui salutaire de ses parents et de ses sœurs qui lui vouent une estime incommensurable. Ceux qui connaissent les plus belles pages de l’histoire du football (soccer) en RDC, se rappellent très bien des prouesses et des grands souvenirs laissés par un certain José Kibonge Mafu, 
un des as de l’AS Vita Club et de l’ancien distributeur de l’équipe Tout Solide Malekesa Jeef Batoko connu sous le sobriquet de Jeef Mundele, cet élégant et longiligne joueur, à la peau très claire, qui finissait le match sans tomber même sous la pluie . À cause de son age et la loi sur la protection de la vie privée, notre envoyé spécial s’est entretenu avec BJ avec l’autorisation de ses parents. Ce jeune Congolo-canadien qui baigne dans deux cultures, congolaise par son père et canadienne (d’origine hollandaise par sa mère), s’est exprimé avec aisance et franchise.
(AEM) : Qu’est-ce qui vous fait rêver dans le sport que vous pratiquez ?

BALEX JUNIOR (BJ) : Devenir un jour professionnel dans le pays de mon père mais, je ne sais pas si ce rêve peut se concrétiser un jour. J’avais déjà demandé cela à mes parents, mais, ils m’ont répondu que cela pourrait bien arriver un jour, mais je porte un espoir.

AEM : Avant l’entretien, vous m’avez laissé entendre que vos parents suivent très attentivement votre carrière

BJ  : Ils sont souvent présents au cours des rencontres que ma formation livre tant au pays qu’à l’extérieur mais en dehors de tout cela, ils m’encouragent à prendre toujours mes études au sérieux. Je suis tout à fait de leur avis.

AEM : Comment êtes-vous entré dans le monde du sport ?

BJ : C’est difficile à expliquer clairement mais, mes parents sont bien placés pour vous le dire. Quant à moi , j’ai des souvenirs un peu vagues sur comment tout ça a débuté.

AEM : Est-ce que vos parents ont des taches spécifiques dans votre carrière ?

BJ  : Non, je vous dirais que ma mère est souvent plus présente lors des rencontres, les entraînements et les réunions. Vous l’avez d’ailleurs vue me conduire ici.

AEM : Que savez-vous de la RDC, le pays de votre père ?

BJ  : Je ne me suis jamais rendu au pays de mon père mais, je me sens Africain dans ma peau et dans ma conscience même si j’ai des parents qui ont des cultures différentes, d’ailleurs ma mère a vécu dans le village de mon père pendant cinq ans. Elle parle le Tshiluba et connaît bien le pays. Mais, moi, je comprends seulement quelques rudiments comme « Malukay », « Malu Bimpe », « Mupesha Mayi »... C’est tout.

AEM : Si l’on vous invitait à aller jouer dans l’équipe junior pour le compte des Simba, seriez-vous prêt à partir ?

BJ  : Je suis d’accord mais, selon mon père, il y aura des démarches à effectuer. Papa m’a laissé entendre, qu’il faudrait tout simplement présenter le passeport pour la demande des visas de la RDC.

AEM : Est-ce que vous vous considérez comme anglophone ou francophone ?

BJ : J’ai grandi dans le milieu anglophone. Comme vous le constatez par mes réponses, je m’exprime aussi mieux que possible en anglais. Je reconnais que j’ai un accent anglophone.

AEM : Quelles sont les meilleurs souvenirs à ce jour ?

BJ : Les différents résultats enregistrés aux cours des matches livrés ici ou aux États-Unis. Je n’oublierai pas les rencontres difficiles que nous avons livrées contre des équipes comme le Brésil. Notre équipe est sortie victorieuse sur la marque de cinq buts à deux, j’ai été l’auteur d’un but. Nous avons joué contre la Colombie, contre la sélection du Dakota, du Michigan… La liste est tellement longue.

AEM : Qu’est-ce qui vous agace au cours d’une rencontre de soccer (Football) ?

BJ  : Lorsque nous manquons une bonne coordination dans l’ensemble face à une équipe coriace. Mais, je me ressaisi vite car, la responsabilité repose pour la plupart du temps sur mes épaules en tant que Capitaine.

AEM : Si je vous demandais de brosser votre propre portrait ?

BJ :C’est difficile pour moi mais, je vais essayer de parler de ma petite personne. Je m’appelle Kabamba Balex-Junior, je suis né le 29 juin 1993 ici à Winnipeg. Mon père répond au nom de Balex Tshilembu Kashikisha wa Kabamba et ma mère, Sanda Diane. Je suis le cadet d’une famille de trois enfants. Mes aînées sont toutes des filles Bundu-Belloty et Mwenyi Sandralina. J’ai un grand respect pour elles. Elles montrent chaque fois une attention particulière pour moi et m’encouragent beaucoup .

AEM : Et votre trajectoire sur le plan sportif ?

BJ  : Je commencé à taper sur le ballon dès l’age de 7 ans. Tout est parti en 1999. J’ai commencé à prendre part aux championnats des ligues de pupilles à Valley Garden , Gateway et Phoenix. Plusieurs fois, j’ai été sélectionné pour représenter avec mes coéquipiers, la province du Manitoba dans les compétitions tant au niveau national qu’ international.

Je ne peux oublier ma participation à la coupe du monde qui a eu lieu à Maine dans l’État de Minnesota en 2003, 2004 et 2005 ( US SCHWANS SOCCER CUP)

AEM : Quel message avez-vous pour la jeunesse montante africaine ?

BJ  : Pour plusieurs raisons, les opportunités ne sont pas les mêmes mais, laissez-moi vous dire que je suis de cœur avec eux. C’est une partie de moi, Si j’en avais le moyen, je pourrais bien leur donner un coup de pouce mais, je suis en train de rêver parce que je n’ai pas les moyens mais, je les encourage … Par mon père, J’ai appris que beaucoup des jeunes veulent bien jouer au Soccer (Football) mais, ils n’ont pas les moyens. Je leur souhaite bonne chance.

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