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Publié le 21 février 2008
Par "R.C.W.B"
Humeur : Tendre
Après son concert aux allures de farniente en Août dernier, la nouvelle coqueluche des femmes, Fally Ipupa, alias Dicap’ la Merveille était encore à Abidjan pour un show les 14 et 16 février à l’occasion de la saint Valentin.

| Entre les deux salles de spectacle (1500 et 4500 places) Fally Ipupa a gardé le même registre. Sauf le décor. Le jeune chanteur congolais, très inspiré, comme lors de son tout premier passage sur cette même scène de la salle Anoumabo du Palais de la culture, en Août dernier, a revisité avec le public son répertoire musical plein de chansons sensuelles. L’occasion était toute trouvée pour lui d’ailleurs, puisque l’amour et la sensualité étaient les maîtres mots de ce double concert spécialement dédié aux amoureux. |  | Fally a débarqué avec une armada de 25 musiciens et les fans qui l’ont déjà vu à l’œuvre ne se pas fait prier pour revivre l’ambiance rumba et fredonner en live les titres de son album Droit chemin, sacré Disque d’or avec près de 100 000 copies écoulées en moins d’un an. Une vraie merveille ! Ce soir, en effet, il y avait aussi de nombreux sosies de Fally…
| Mais peu avant l’arrivée de l’artiste sur scène le samedi soir, il est précédé par ses musiciens, qui se signalent autour de 22 heures. Une énorme bousculade survient alors au portail, côté est, quand un groupe de spectateurs euphoriques essaient de profiter de l’aubaine pour accéder aux loges. Des coups de matraque distribués ça et là permettent de mettre un semblant d’ordre. Mais une fois à l’intérieur, c’est toujours le galère pour les musiciens, obligés de flâner dans le hall avec les danseuses. |  | Puisque apparemment, l’idée de partager les mêmes loges que les artistes locaux ne les enchante pas beaucoup.Qu’à cela ne tienne, ils s’installent directement sur scène, car on annonce, pratiquement, au même moment, l’arrivée de Fally. Pour bien faire les choses, les danseurs entament le bal sur une intro assez originale. Une chorégraphie et un rythme ivoirien qui rappellent la danse guerrière en pays Bété. Quand Fally, le concepteur du Oriengo (une façon de danser) accède enfin au podium sous les vivats du public, il demande d’observer une minute de silence en la mémoire de Joëlle C. La jeune artiste est décédée dans la nuit du 14 février au moment même où Fally était en pleine prestation. Lunettes fumées, veste blanche assortie d’un body de la même couleur, jeans et baskets aux pieds, en lieu et place de la paire de souliers lors du premier spectacle le jeudi soir, Fally a de quoi faire craquer les midinettes avec son look et son timbre vocal. « Il est fort, hein ! » s’exclame une jeune fille, émerveillée. Sur scène, ses cinq danseuses assurent, vêtues de boxers noirs ou blancs. Leurs déhanchements rageurs, synchronisés avec le son de l’orchestre derrières elles, mettent le public en émoi. De temps à autre, Fally lui-même s’y met. Car il allie à la fois chanson et danse. Plus de deux heures de rumba romantisée, le père de Marcosins et Keyna (ses deux gosses) s’est encore illustré, supporté par un beau public. Lui qui a annulé un spectacle à Genève a peut-être compris, (comme nombre de ses prédécesseurs qui ont aujourd’hui le vent en poupe) que le rayonnement de sa carrière passe aussi par les bords de la lagune Ebrié (Côte d'ivoire). Et Fally rêve d’aller encore plus loin. On ne peut que lui souhaiter bon vent !
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