
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé.
Lamartine, médiations poétiques
Regarde, c'est là où je me suis perdu, là où je me suis évadé ; c'est là où j'ai vu cette image me troubler. Il n'y avait plus de soleil, plus de nuages, plus de vent. Il n'y avait plus qu’elle et moi lorsque la foudre est tombée à mes pieds. Depuis je ne tiens plus, de poèmes en poèmes, des lettres en lettres, et de peur en peur, je ne vois qu'elle ; elle est partout sauf là où je suis ; elle est ici, elle est là-bas, elle attend dans le soir qu'une ombre de prenne la main. J'ai essayé de la lui prendre, mon coeur s'est mis à battre, lui qui s'était endormi ; mon souffle s'est bloqué au fond de mon âme ; cela m'a tellement troublé que les mots se sont bousculés alors en mois sans que je ne parviens à reconstituer ce que mon coeur, pourtant, répète inlassablement. De son esprit délicat à ses gestes fragiles et gracieux ; de ses cheveux d'ébène à ses lèvres humides ; je l'aime...
Ce que je ne saurais lui dire ne pourra qu'être écrit de ma plume sur une feuille blanche. Ces sentiments répondent-ils aux miens ? Je ne sais pas. Si l'envie lui convient d'affronter l'avenir à deux, qu'elle ne me laisse pas dans une telle incertitude. Elle est d'autant insupportable que mon amour soit si immense.
Scr de l'image : F_comme_femme_46x38cm_550_Jean_Baptiste_VALADIE








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