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Publié le 29/01/2007
Par Rhodathewaves
Humeur : Au secours !

Des 7 merveilles du monde antique, une seule nous est parvenue. Laquelle Thaïs ? (Thaïs est incollable sur ce genre de sujets, elle ne le doit pas à Monsieur François, enfin... pas seulement).
Les Pyramides de Gizeh.
Mais feront-elles parties des nouvelles 7 merveilles du monde ?
Nous avons encore 159 jours pour en décider par vote. Plutôt amusante cette initiative de la fondation "The New 7 wonders".
Votez, vous verrez qu'il n'est pas si facile de départager les 21 sites qui concourent.
Et puis il y a les éternels regrets... moi j'aurais bien voté pour Samarcande.

new7wonders.jpg

Publié le 26/01/2007
Par Rhodathewaves
Humeur : Souriante
Devinez qui a de nouvelles lunettes branchouilles ?

queleslunettes.jpg
Publié le 25/01/2007
Par Rhodathewaves
Humeur : Gaie
Elles sont deux sur scène. Bien plus haut que la scène en fait. Tout en haut d'un monolithe sombre. Elles ne savent pas comment descendre. Elles descendront pourtant. Et chercheront alors à remonter. Descendre. Monter. Eternelles Sisyphe modernes. Trapézistes sans trapèze apprivoisant la verticalité.

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     Très joli, très original spectacle. Il dure une heure et c'est assez. Plus long eût été trop.

Il est conçu et interprété par Chloé Moglia et Mélissa Von Vépy. Elles ont fondé leur compagnie: la Cie Moglice - Von Verx, et signent là leur quatrième création.

En janvier elles étaient au Théâtre de la Cité Internationale. Elles n'y sont plus et je vous entends râler que je vous préviens trop tard. On ne sait jamais, elles sont en tournée, elles passeront peut-être près de chez vous.


Petit supplément, pour vous conseiller un restau, découvert à cette occasion, sur une recommandation de Michaël :
le Bus Canteen
81, Rue d'Alésia
75014 Paris
L'endroit ne brille ni par sa déco, ni par son raffinement mais les plats sont gargantuesques et pas chers pour autant. L'ambiance est sympa.
Merci Mike !

Publié le 23/01/2007
Par Rhodathewaves
Humeur : Tendre

Voilà 6 mois environ, ma mère m'a beaucoup surprise en m'annonçant qu'elle avait adoré lire Orgueil et Préjugés de ma chère Jane Austen. Où avait-elle pu pécher l'idée de lire ce roman?

Aussi c'est d'une oreille plus attentive qu'on n'aurait pu s'y attendre que je l'écoutai lorsqu'elle me recommanda un roman de la rentrée littéraire 2006 : L'Elégance du Hérisson de Muriel Barbery.

Bien m'en prit. C'est un roman léger, agréable, comme une bulle de savon. Les personnages principaux sont si attachants que j'ai pleuré à la fin, au moment de quitter Madame Michel. Les personnages secondaires ne sont pas moins savoureux.


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La concierge, le vendredi matin.
    

Madame Michel est concierge depuis plus de vingt ans dans un immeuble huppé du VIème arrondissement parisien. A de rares exceptions près, les familles bourgeoises qui habitent cet immeuble font preuve d'une étroitesse d'esprit révoltante. Pour préserver sa tranquillité, Madame Michel réalise beaucoup d'efforts pour dissimuler sa vraie nature et se conformer à l'archétype de la concierge. Peu soignée, revêche, affublée d'un chat obèse et somnolent, hypnotisée par sa télévision à toute heure du jour et de la nuit, coutumière de l'emploi des "pallier à " ou des "par contre". C'est en fait une fine lettrée, passionnée de littérature (Ah! Anna Karénine!), lectrice des textes les plus difficiles (l'auteur est prof de philo, on ne peut l'ignorer), grande admiratrice des films d'Ozu, et du Beau partout où il se trouve.


Dans le même immeuble vit une autre solitaire, Paloma, 12 ans, petite fille surdouée. Elle se protège avec le même soin et les mêmes procédés. Toute discordance, toute vulgarité la heurte jusqu'à la douleur. Pour échapper au "bocal à poisson" qui l'attend tôt ou tard (cette exigence d'insertion et de performance que notre entourage fait peser sur nous), elle est décider à se suicider en juin. Cela lui laisse 6 mois pour traquer toute la beauté du monde.

A force d'isoler des fragments de beauté, Paloma s'ouvre aux autres. Pas à sa famille d'intellos rive gauche snobinards mais à Madame Michel, au nouvel arrivant dans l'immeuble. Ceux qui se méritent se reconnaissent.

Vraiment je vous le recommande. Pour un week-end au chaud.

 


Publié le 15/01/2007
Par Rhodathewaves
Humeur : Ironique

J'adore la descente des marches du théâtre de Chaillot. Immense et froide.
Samedi soir nous étions 5 à essayer d'imiter les jambes et le sourire de Josephine Baker en les descendant. Sans grand succès. Nous allions voir la Double Inconstance de Marivaux, mise en scène par Christian Colin.

Audacieuse mise en scène. Les propos des acteurs flottent dans un blanc au dessus de leurs têtes, détachés comme dans un rêve. Le texte est ainsi mis en valeur. Il ressort d'extraordinaire façon. Le jeu des acteurs est posé, irréaliste. Par un effet de contraste, ce procédé intensifie les sentiments. Le seul choix discutable est celui d'Isild Le Besco, qui joue Sylvia. Elle parle bien mais sa voix a un timbre très désagréable. D'après les garçons qui m'accompagnaient (oui, je sors de préférence uniquement avec des garçons), elle n'est même pas assez jolie pour qi'il fut crédible que le prince en pinçât pour elle. Ils n'ont pas très bien compris que le prince était amoureux non de la petite personne de Sylvia mais d'un idéal de bonté et de naïveté qu'il allait s'empresser de dénaturer. Mes deux acteurs préférés dans cette distribution étaient Audrey Bonnet (Flaminia) et Alexandre Pavloff (le Prince). Ce ne sont pas les plus connus.

Pas toujours rose et poli Marivaux !  Cette pièce est ironique, cruelle pour les âmes romantiques.
Arlequin aime Sylvia, Sylvia aime Arlequin. Ce sont des gens simples. Ils sont dans une sorte d'enfance.
Le prince de ce royaume s'éprend de Sylvia, l'enlève et confie à sa fidèle Flaminia le soin de rendre Sylvia amoureuse de lui, tout en contentant Arlaquin. La fine mouche s'en sort à merveille, appuyant sur les leviers de la vanité pour Sylvia, de la gourmandise pour Arlequin et usant de ses propres charmes.
Alors? Sont-ils les innocentes victimes d'une machination ourdie par de plus puissants et de plus roués qu'eux ? Pas si innocentes...
Passent-ils d'un amour enfantin à un amour plus adulte ? plus raisonné ? Rien ne permet d'affirmer que la qualité de leur deuxième attachement soit plus profonde ni plus sincère.
Ou faut-il plus crûment y voir le simple effet de l'universelle légèreté des coeurs ?

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     doubleinconstancesylvia.jpg


Si vous souhaitez y aller, rendez-vous sur le site du Théâtre de Chaillot.

Alain a très bien supporté cette représentation. Il retournera à Chaillot dès que je le voudrai, pourvu que je prenne la précaution de réserver une table au Café de l'Homme après le spectacle. Laurent, Olivier et même Renaud sont du même avis.

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