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Publié le 21/08/2006
Par Rhodathewaves
Humeur : Tendre

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Et pourtant c'était un de ces jours où rien ne va. Je m'étais couchée à 4 heures du matins après avoir passé 2 heures à ranger tout ce qu'une bande de copains assoiffés peut salir et produire comme cadavres et déchêts divers. Ensuite j'avais passé la journée à repasser et à errer dans l'appartement comme un fantôme en croisant de temps en temps un autre zombie qui, lui, n'était pas rasé.

Malgré tout ça, ce film mignon comme tout m'a fait oublier pendant plus d'une heure que je me sentais mal dans ma peau ce jour là. Pendant plus d'une heure, j'ai été entièrement absorbée par le charme de ces images au surréalisme enfantin. Les trucages sont plus proches des animations d'Europe de l'Est que de Matrix. Ca fait du bien et ça n'a pas le côté niannian d'Amélie Poulain.

La poésie n'est pas que dans les images. Elle est aussi dans l'emploi de toutes ces langues avec de jolis accents et de jolis mots et dans les caractères des personnages. Stéphane, le jeune inventeur mexicain qui s'endort souvent et rêve beaucoup. Stéphanie, sa gracile voisine, qui fabrique des objets de feutre si sympathiques qu'on leur accorde une âme. Et le collègue de bureau de Stéphane, joué par un remarquable Alain Chabat, beauf et obsédé sexuel mais d'une façon si truculente, et si naïve, avec un coeur grand comme ça.

Merci monsieur Michel Gondry.
Publié le 01/08/2006
Par Rhodathewaves
Humeur : Ironique

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Toute une après midi d'entraînement mais ça valait le coup non ?
Publié le 26/05/2006
Par Rhodathewaves
Humeur : Souriante

Soirée d'imprévus et de bonnes surprises mercredi soir.

J'avais rendez-vous avec R. et C. pour voir le dernier film d'Almodovar: Volver.

Nous ne le vîmes point car nous fûmes en retard. J'entends vos rires moqueurs... "Pas étonnant, R. sur son vélo, on l'a jamais vu à l'heure !" Taisez-vous ! Langues vipérines ! R. était parfaitement dans les temps et sans douce était-ce dû à l'influence douce mais ferme de C.

Notre retard était collectif : nous avons voulu boire un verre avant la séance au bar à vin du Cinéma des Cinéastes, juste en face du Wepler qui était notre destination finale.
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Mal nous en prit. C'est un endroit très joli, beaucoup de cachet, de bons vin (Bourgogne uniquement) mais alors un service... déliquescent et même pas aimable. La lenteur du service causa notre retard.

Arrivés devant le Wepler, nous constatâmes avec effarement que toute la ligne 13 s'était donné rendez-vous au Wepler, et pas seulement pour regarder Zidane ou le Da Vinci, non non... Ils avaient aussi rempli la salle de Volver.

La queue entre les jambes, nous nous rabattîmes sur le cinéma d'art et d'essai de l'autre côté de la rue. Nous avions le choix entre 3 films. Sur une inspiration autocratique de C. nous choisîmes celui dont personne n'avait entendu parler. Nous vîmes Uno.
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   C'est le premier film d'un jeune réalisateur norvégien : Aksel Hennie. Il joue aussi le rôle principal et il a écrit le scénario. Autant dire que c'est fait avec ses tripes.

Attention, ne croyez pas que ça ait l'air d'un premier film. Non, la forme est très aboutie, très maîtrisée.

Evidemment, quand on évoque un film norvégien, des rues poisseuses, une ambiance de salle de sport pour crânes rasés, des chiens musculeux, un parler guttural (quand ça parle !), le cancer, le chômage, l'hôpital, la prison... ça ne donne pas vraiment envie.

Le message du film est simple. La vie est comme un jeu de Uno. On abat les cartes qu'on a, jusqu'à ce qu'on tombe sur la carte 4 couleurs... et là on peut choisir.

Le jeune David n'a pas beaucoup de chance dans la vie et pendant tout le fim, les choses deviennent de pire en pire pour lui. J'aurais pu rester indifférente parce que trop c'est trop mais non. Je me suis attachée à ce jeune homme, malgré sa moralité d'à peine sorti des cavernes, parce que c'est quelqu'un plein d'humanité, un brave garçon en somme. Et surtout il a un regard d'une douceur ! Un peu craintif, très timide, un peu désabusé, très en quête d'amour.

Et puis un jour lui aussi décrète que ça fait trop, il accepte de se faire tabasser pour régler tous ses comptes et il finit sur le trottoir, sanglant, un sourire christique sur les lèvres. Carte à 4 couleurs. Bien sûr c'est un peu bourrin. Mais les jeunes hommes sont parfois ainsi.

Les gens sont rudes en Norvège. En sortant, je me suis demandé si c'était le premier film norvégien que je voyais. Je n'arrive pas à penser à un réalisateur norvégien. Et vous? vous en connaissez? Laissez moi un commentaire.

Deuxième surprise de la soirée, en passant devant le Bistrot des Dames, nous avons retrouvé O., attablé avec un collègue et une amie. Ils avaient déjà beaucoup bu. Discussion décousue sur les yesman et l'accent québéquois. ( Quand je pense qu'on avait failli aller voir Crazy !).

Publié le 21/05/2006
Par Rhodathewaves
Humeur : Gaie


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   C'était vendredi soir, A. émergeait de sa caverne d'ours, j'avais eu une semaine un peu difficile au boulot et tout le monde se précipitait pour aller voir le Da Vinci Code.

Alors nous avons fait un autre choix. Nous sommes allés voir Quatre Etoiles. Ce film est dans la tradition des films d'autrefois, des films des temps heureux. Une comédie, vive, légère, pleine de soleil, de palaces de décolletés plongeants, de charme tout simplement.

Isabelle Carré joue Françou, une prof d'anglais qui hérite soudain de 50 000 euros. 50 000 euros c'est trop et trop peu. Trop pour ne pas susciter des envies. Trop peu pour changer la vie. Alors elle décide de partir tout claquer sur la côte d'azur, à Cannes. S'offrir ce qu'elle n'a jamais eu, ce qu'elle ne pourra peut-être plus jamais avoir.

Là elle croise Stéphane, escroc notoire mais si sympathique. A l'aise partout et toujours sur la
corde raide. Il ne le sait pas encore mais il vient de trouver son maître en matière de manipulation et d'obstination. C'est José Garcia, acteur à l'abattage confirmé.

Elle croise aussi un ancien pilote automobile, François Cluzet exceptionnel dans ce rôle d'abruti. Le pauvre.

Allez-y vite avant que nous soyons envahis par les films de Cannes. C'est très bon pour l'humeur et pour le moral. Réalisé par Christian Vincent.

Publié le 20/05/2006
Par Rhodathewaves
Humeur : Rebelle

De Hanokh Levin
Mis en scène par
Stéphane Braunschweig
Au Théâtre de la Colline



Je continue ma semaine maudite (l'article suivant dans ce blog antechronologique raconte la soirée de mardi).

Jeudi soir, j'avais essayé d'organiser une soirée théâtre beaucoup plus large et uniquement entre adultes. Ma proposition n'a pas renconté beaucoup d'écho, sans doute la pièce choisie était-elle trop ambitieuse, sérieuse, sans vedette... Bref, je n'avais réussi à convaincre que A. (par amour), O. (toujours intellectuellement curieux) et Y. (qui croyait qu'on allait voir Dieu Habite Düsseldorf !).

Donc 4 places achetées et rendez-vous tout le monde à 19h30 pour boire un coup à côté du théâtre.

O. et Y. étaient là, eux. J'ai espéré jusqu'au dernier moment, je n'ai pas envoyé de sms.


   
lenfantreve.jpg

La pièce, donc.

Sur la scène, un de ces dispositifs tournant que Braunschweig affectionne. Le monde tourne. Au centre, le père et la mère contemplent attendris leur enfant endormi. Ils ont raison de profiter de ce moment de sérénité heureuse parce que tout de suite après ça commence à dérailler.

Des soldats, une pute, des réfugiés, l'exode, l'humiliation, la mort, le viol, la mort, la séparation.

L'enfant rêve, nous sommes dans son rêve. Mais ce rêve est un cauchemar

   peuplé par les fantasmes et les peurs de celui dont l'innocence a disparu. Sans doute y a-t-il eu autour de lui trop de persécutions, trop d'humiliations. Un enfant de la Shoah. Ou plus généralement un enfant un enfant de la persécution.

Nous ne savons pas protéger nos enfants. Et alors ? En quoi est-ce plus grave que d'être perdus nous-mêmes ? Ont-ils vraiment le droit d'exiger autant de nous ?

C'est bien joué, très bien monté. Le texte est allégé par un humour grinçant qui fait parfois mal aux lèvres quand on sourit.

On m'a dit "C'est pas Beckett." Certes. Mais c'est un très bon moment de théâtre.



Infos pratiques:
25 euros
Du mercredi au samedi à 20h30, le mardi à 19h30 et le dimanche à 15h30
Théâtre national de la Colline
15/17 rue Malte Brun, 75020 Paris
Métro Gambetta




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