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Publié le 26/10/2006
Par Rhodathewaves
Humeur : Au secours !


Les anniversaires ça me rend mélancolique. Les anniversaires de 40 ans c'est encore pire. Justement ce soir... Alors je pense à ce piano:

pianoBeuys.jpg

Mais non! pas celui-là. Un vrai piano. Un piano à queue magnifique. Le jour où celui qui en rêvait l'a acheté, il a soudain plongé dans l'angoisse de la mort. Il a réalisé que même s'il passait le reste de ses jours à se perfectionner, il ne jouerait jamais assez bien pour ce piano. Sa vie ne contenait désormais plus ce possible.
Toutes ces choses qu'on ne peut plus accomplir, même en y consacrant tout ce qui nous reste de vie, de force. Elles sont de plus en plus nombreuses, de plus en plus présentes à notre conscience. Jusqu'à ce qu'elles soient tout.

Cette histoire de piano se trouve dans Train de nuit pour Lisbonne de Pascal Mercier.


Publié le 24/10/2006
Par Rhodathewaves
Humeur : Maussade

Ce mois-ci, au théâtre de Gennevilliers, j'ai vu les deux Iphigénie à la suite, celle d'Euripide et celle de Racine. Je suis toujours attirée par ces marathons théâtraux. Cette immersion de plusieurs heures de grands textes m'enchante, me sort de moi-même.

iphigenie.jpg

Les textes étaient au rendez-vous, les acteurs étaient bons, mais je n'ai pas aimé les mises en scène.

Pendant la pièce d'Euripide, le choeur était joué par une bande de comédiens amateurs. Je comprends l'idée mais l'usage est horripilant. Je regrette aussi la fin détournée, comme si le miracle de la transformation d'Iphigénie en biche ne pouvait plus être compris ni accepté par le  public du XXIème siècle.  Que nenni!

La pièce de Racine contenait moins de trouvailles de mise en scène, tant mieux peut-être, mais c'était un peu plat. Je ne connaissais pas cette pièce. J'ai été surprise de découvrir le coup de théâtre, cette deuxième Iphigénie surgie fort à propos pour prendre la place de la dulcinée d'Achille sur l'autel du sacrifice. Une happy end ! Sacré Racine !
Le mois prochain, le même théâtre monte Vêtir ceux qui sont nus , de Pirandello mis en scène par Stéphane Braunschweig. J'ai toujours aimé ce metteur en scène. Je vais essayer de convaincre quelques amis de franchir avec moi le périphérique.



Publié le 23/10/2006
Par Rhodathewaves
Humeur : Ironique

En ce temps là (au tournant du XIIIème et du XIXème siècle), les gens n'avaient pas d'appareil photo sur leur portable. Alors ils se faisaient tirer le portrait en peinture. Moyen long et coûteux, certes, mais non sans mérite.

portrait1.jpg
portraita.jpgportrait2.jpgportraitb.jpg
portrait3.jpg
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un pape
Thaïs
Un général d'empire
Alain
Une actrice
Olivier


Portraits Publics Portraits Privés
au Grand Palais
Jusqu'au 8 janvier 2007

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