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Publié le 16/02/2007
Par Rhodathewaves
Humeur : Au secours !
C'était une soirée improbable. Parmi tous les films à l'affiche, malgré la rareté de nos sorties cinéma, l'Homme et moi sommes allés voir Rocky Balboa. Nous aurions pu voir ... bien des choses en somme. La Vie des Autres, par exemple, dont on dit tant de bien. Mais non. Rocky. Laurent et Maya étaient avec nous. Qui a entraîné qui ? L'Homme est un homme. Il avait envie de voir Rocky. Laurent est un homme. Il avait envie de voir Rocky. Maya n'est pas un homme. Elle a été attirée par la perspective des câlins sur les sièges rouges du MK2 Bibliothèque. Quant à moi... C'était mon premier Rocky. Ca manquait à l'universalité de ma culture. Mon premier Rocky, pour le reste du monde c'est le 38ème. Rocky est un gentil has been qui décide tout à coup de remonter sur le ring parce que le reste de sa vie est une vaste jachère. C'est pas mal. Assez touchant. Le seul vrai problème du film c'est Stallone. Qu'est-ce qui lui est arrivé? C'est un monstre. Son corps est surgonflé. Son visage est figé à jamais dans une expression d'imbécilité profonde. Abus de Botox sans doute. Il n'a plus l'air humain. On comprend la gêne de son fils quand le vieux boxeur se pointe sur le lieu de son travail ! Deuxième point un peu gênant, c'est la sempiternelle opposition entre les vieux voyous irlandais ou italiens (mais en tous cas blancs) qui étaient plutôt sympa et qui obéissaient à un code de l'honneur et les nouveaux voyous qui sont vraiment méchants et qui sont noirs. Cette thématique est ridicule. Mais peut-être que c'est moi qui vais trop loin. Peut-être qu'il n'y faut voir aucune malice. Il faut bien construire la dramaturgie sur une opposition, un personnage ne représente pas forcément tout une classe sociale... Mouais... Enfin, je ne supporte pas de voir un match de boxe. Je ne comprends pas. Je pense sans arrêt au cerveau qui fait shlooôook contre la boîte crânienne et aux millions de cellules qui sont détruites lors de chacun de ces chocs. Je trouve ça tellement effrayant. Sinon c'était pas mal. La ville surtout.
Publié le 14/02/2007
Par Rhodathewaves
Humeur : Tendre
| | | | | | Ce film sort aujourd'hui. Je l'ai vu il y a deux semaines déjà. Tout le monde en parle alors je vais juste vous confier 2 ou 3 réflexions.
D'abord j'ose une critique. L'enfance de Piaf est traitée sur le mode du cliché, entre Cosette et la Maison Tellier. Il n'y a pas de tendresse chez les pauvres. On devra attendre la fin du film pour que cet axiome soit contredit. Mais heureusement, comme le film ne respecte pas la chronologie, ça ne gâche pas la première moitié du film.
Et pour le reste, c'est très réussi, sortez les mouchoirs. Dahan y va fort, et ça colle au tempérament excessif et passionné de Piaf.
Vous l'avez entendu dire, j'ai presque honte de répéter ce poncif : Marion Cotillard incarne Piaf. Au delà du maquillage, elle partage avec Piaf deux qualités qui la rendent aussi émouvante que son modèle. Piaf n'a jamais été belle et sa déchéance physique fut très rapide. Mais sur scène, quand elle chante ou quand elle regarde l'homme qu'elle aime, elle le devient. Sa passion, son amour, sa mystique rayonnent. Cotillard sait faire ça, ce n'est pas le moindre de ses mérites. Elle sait aussi se donner toute entière, totalement, sans calcul, en prenant tous les risques. Vous me direz que c'est quand même plus facile dans un film que sur une scène. Je ne suis pas sûre. Prise après prise, malgré les interruptions, les contraintes technique, retrouver cet engagement... je ne pense pas que ce soit facile. En tous cas c'est spectaculaire.
Si j'ai vu ce film en avant première, ce n'est pas parce que je fais désormais partie du gratin parisien (non... il faut un peu plus qu'un blog à 10 000 visites pour ça) (d'ailleurs il y avait aussi Sophie), c'est parce que j'y avais été invitée par Maya qui, elle, fait partie du gratin... ou plus exactement qui milite pour l'association organisatrice de la soirée : l'AFFMF (petit lien pour les curieux et pour améliorer leur référencement).
Entre la petite Edith devenue subitement aveugle et tous ces gens qui ne parlaient que de maladie génétique, la soirée a été un peu difficile.
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Publié le 28/12/2006
Par Rhodathewaves
Humeur : En colère
L’Homme dit qu’il va me la faire payer cette semaine. Trois sorties de suite, coincées entre le week-end à Saint Cyr et l’arrivée de ses enfants. Trois malheureuses petites sorties. Un ciné, un restau avec des copains, un théâtre. Le bonheur, en somme. Evidemment, pour Lui qui ne supporte pas plus d’une sortie par semaine, ça vire à la décadence. D’ailleurs le matin Il est épuisé, Il n’arrive plus à sortir du lit avant 7h30. Ça reste honnête. Mais pendant ce temps la terre s’arrête de tourner parce qu’il ne répond pas à ses mails, et le projet le plus vital pour la planète n’avance pas parce qu’il n’y met pas son grain de sel et il n’est pas impossible qu’il soit évincé de sa place d’Homme le plus connecté de Yahoo, MSN et Google Talk réunis. Jugez un peu de ma responsabilité ! Tout ça pour trois petites soirées. Un acteur doué peut se passer d'anti-rides une fois sa période jeune premier achevée.
| | | | | Mais quel plaisir, mon dieu quel plaisir de retourner au cinéma ! Je n’y étais pas allée depuis Little Miss Sunshine avec Thaïs. J’étais en manque. Je tannais l’Homme avec ce désir depuis quelques semaines déjà. Il a fini par craquer, à l’occasion de cette semaine de flemme nationale. Nous avons vu un film que je vous recommande chaudement : Les Infiltrés de Martin Scorcese. Il trace les destins parallèles d’un jeune flic, bleusaille à peine sorti de l’école, infiltré dans les rangs de la pègre irlandaise; et d’un jeune malfrat, taupe du même gang irlandais dans les rangs de la police. Ils sont jumeaux. Ils se ressemblent même physiquement. Le premier est orphelin, humilié par ses supérieurs, privé de son identité, il se drogue pour résister à la panique. Le second se prend pour le fils spirituel du vieux chef de gang irlandais. Il se croit malin mais il finit par perdre pied, s’enferrant dans des coups de plus en plus retors pour éviter de se faire prendre. Leonardo Di Caprio et Matt Damon sont excellents dans ces rôles. Avec un chapeau bas spécial pour Di Caprio, affûté comme un rasoir. Autour d’eux, la société n’est que méprisable faux-semblant. Les flics ne valent pas mieux que les voyous. Leurs méthodes, leur langage, leur conduite sont également repoussants. Et la peur est partout, elle s’insinue dans tous les cœurs. Tous des rats.
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Publié le 21/08/2006
Par Rhodathewaves
Humeur : Tendre
Et pourtant c'était un de ces jours où rien ne va. Je m'étais couchée à 4 heures du matins après avoir passé 2 heures à ranger tout ce qu'une bande de copains assoiffés peut salir et produire comme cadavres et déchêts divers. Ensuite j'avais passé la journée à repasser et à errer dans l'appartement comme un fantôme en croisant de temps en temps un autre zombie qui, lui, n'était pas rasé. Malgré tout ça, ce film mignon comme tout m'a fait oublier pendant plus d'une heure que je me sentais mal dans ma peau ce jour là. Pendant plus d'une heure, j'ai été entièrement absorbée par le charme de ces images au surréalisme enfantin. Les trucages sont plus proches des animations d'Europe de l'Est que de Matrix. Ca fait du bien et ça n'a pas le côté niannian d'Amélie Poulain. La poésie n'est pas que dans les images. Elle est aussi dans l'emploi de toutes ces langues avec de jolis accents et de jolis mots et dans les caractères des personnages. Stéphane, le jeune inventeur mexicain qui s'endort souvent et rêve beaucoup. Stéphanie, sa gracile voisine, qui fabrique des objets de feutre si sympathiques qu'on leur accorde une âme. Et le collègue de bureau de Stéphane, joué par un remarquable Alain Chabat, beauf et obsédé sexuel mais d'une façon si truculente, et si naïve, avec un coeur grand comme ça. Merci monsieur Michel Gondry.
Publié le 26/05/2006
Par Rhodathewaves
Humeur : Souriante
Soirée d'imprévus et de bonnes surprises mercredi soir. J'avais rendez-vous avec R. et C. pour voir le dernier film d'Almodovar: Volver. Nous ne le vîmes point car nous fûmes en retard. J'entends vos rires moqueurs... "Pas étonnant, R. sur son vélo, on l'a jamais vu à l'heure !" Taisez-vous ! Langues vipérines ! R. était parfaitement dans les temps et sans douce était-ce dû à l'influence douce mais ferme de C. Notre retard était collectif : nous avons voulu boire un verre avant la séance au bar à vin du Cinéma des Cinéastes, juste en face du Wepler qui était notre destination finale. | | | |  | Mal nous en prit. C'est un endroit très joli, beaucoup de cachet, de bons vin (Bourgogne uniquement) mais alors un service... déliquescent et même pas aimable. La lenteur du service causa notre retard. Arrivés devant le Wepler, nous constatâmes avec effarement que toute la ligne 13 s'était donné rendez-vous au Wepler, et pas seulement pour regarder Zidane ou le Da Vinci, non non... Ils avaient aussi rempli la salle de Volver. La queue entre les jambes, nous nous rabattîmes sur le cinéma d'art et d'essai de l'autre côté de la rue. Nous avions le choix entre 3 films. Sur une inspiration autocratique de C. nous choisîmes celui dont personne n'avait entendu parler. Nous vîmes Uno. | | | | | C'est le premier film d'un jeune réalisateur norvégien : Aksel Hennie. Il joue aussi le rôle principal et il a écrit le scénario. Autant dire que c'est fait avec ses tripes. Attention, ne croyez pas que ça ait l'air d'un premier film. Non, la forme est très aboutie, très maîtrisée. Evidemment, quand on évoque un film norvégien, des rues poisseuses, une ambiance de salle de sport pour crânes rasés, des chiens musculeux, un parler guttural (quand ça parle !), le cancer, le chômage, l'hôpital, la prison... ça ne donne pas vraiment envie. Le message du film est simple. La vie est comme un jeu de Uno. On abat les cartes qu'on a, jusqu'à ce qu'on tombe sur la carte 4 couleurs... et là on peut choisir. | Le jeune David n'a pas beaucoup de chance dans la vie et pendant tout le fim, les choses deviennent de pire en pire pour lui. J'aurais pu rester indifférente parce que trop c'est trop mais non. Je me suis attachée à ce jeune homme, malgré sa moralité d'à peine sorti des cavernes, parce que c'est quelqu'un plein d'humanité, un brave garçon en somme. Et surtout il a un regard d'une douceur ! Un peu craintif, très timide, un peu désabusé, très en quête d'amour. Et puis un jour lui aussi décrète que ça fait trop, il accepte de se faire tabasser pour régler tous ses comptes et il finit sur le trottoir, sanglant, un sourire christique sur les lèvres. Carte à 4 couleurs. Bien sûr c'est un peu bourrin. Mais les jeunes hommes sont parfois ainsi. Les gens sont rudes en Norvège. En sortant, je me suis demandé si c'était le premier film norvégien que je voyais. Je n'arrive pas à penser à un réalisateur norvégien. Et vous? vous en connaissez? Laissez moi un commentaire. Deuxième surprise de la soirée, en passant devant le Bistrot des Dames, nous avons retrouvé O., attablé avec un collègue et une amie. Ils avaient déjà beaucoup bu. Discussion décousue sur les yesman et l'accent québéquois. ( Quand je pense qu'on avait failli aller voir Crazy !). |
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