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Publié le 15/09/2007 à 19:05
Par rock61
Humeur : Souriante

 
 
 







L'enfant ressent tout ça même s'il n'en prend pas conscience.
Il apprendra à aimer Dieu, à respecter ses ainés, et à soutenir
la nation, qu'elle ait tort ou raison.
Il tend l'oreille et écoute le vent attentivement.
L'air est plein de chansons qui, échappées des bateaux d'esclaves,
sortent les lèvresnoires et remplissent les églises blanches.
Ce sont les chants des nègres qui ont donné à l'homme blanc
une culture dont il ne sera jamais reconnaissant : le "gospel".

Sa mère a vécu toute sa vie dans le comté de Lee.
Un jour elle recontre Vernon Presley, un homme aussi pauvre
qu'elle, ils se fréquentent quelque temps et se marient.
Son mari est un homme calme, décrochant du travail là où
il peut, faisant son mieux pour faire son chemin dans ce pays,
où, même aux meilleurs moments, le travail n'a jamais été
abondant.
Du matin au soir il cueille le coton et le blé, porte des balles,
livre le lait, trie le bois, essaie tout ce qui se présente.
Il travaille ici et là
tandis que sa femme saute du lit dans le matin glacial pour préparer
le petit déjeuner, puis part travailler dans une usine de vêtements,
douze heures par jour.

Maintenant l'enfant les voit, il est entouré de leur amour
 mais ne sait rien de la manière dont ils survivent.

Sa mère l'étreint, le rassure, comme pour compenser la perte
de son autre enfant, apaisant les peurs tenances de celui-ci.
Il sera toujours aimé.

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Publié le 15/09/2007 à 19:08
Par rock61
Humeur : Souriante



 
 
 




Le chant sort aussi naturellement que le souffle :
cela fait partie de son héritage.
Il vit au coeur même de la musique folklorique américaine
où l'homme blanc et l'homme noir échangent des particularités mineures.
la musique blanche, c'est le "killbilly", la musique noire le " blues",
et un jour les deux devront se rencontrer.
Donc le fait de chanter pour lui n'est pas inhabituel, c'est une chose
avec laquelle il grandit.
Ce qui est remarquable, c'est l'enthousiasme avec lequel il s'avance
pour le faire, c'est la tranquilité angélique de son visage quans il prononce
les paroles.
Mais il apprend tôt et bien. Il chante des gospels à l'église,  des "folk-songs " sur
les vérandas, et quelques fois il balance son corps, en émule des nègres
qu'il a vus dans les champs.

De ses yeux innocents, il observe la misère écrasante de ses parents.
Ils se lèvent tous les deux à l'aube, travaillent dur toute la journée
et n'ont pas beaucoup de loisirs.
Son père n'arrête pas de changer de travail, ils doivent déménager 
sans cesse, semble-t-il. 
Il voit le visage de sa mère, sent la tension dans sa chair, et 
il jure qu'un jour, il arrangera ça.

Il chante pour sa mère quand les orages les chassent de leur maison.
A l'école et à l'église, il se lève pour chanter, limpide, frémissant,
incertain, avec une sincérité attachante qui fait monter les larmes aux yeux.
Les chansons sont affectées, dans la veine " country & western", elles 
parlent de lunes bleues, de coeurs brisés et de trains hurlants,
solitaires sur ces rails qui ramènent à l'histoire- d'un peuple privé de tout
.  
free music

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Publié le 15/09/2007 à 19:11
Par rock61




A l'âge de dix ans, Elvis Presley se présente aux concours de chant
annuel de la foire du Mississipi et de l'Alabama.
Il monte sur une chaise, chante "Old Shep" de Red Foley et repart
avec le deuxième prix de cinq dollars.
Il l'a d'abord chanté à l'école, devant ses parents et ses amis,
et il le chantera encore de nombreuses fois à l'avenir-
une chanson fétiche.
Un jour il l'a chantera aux  masses.

Maintenant il a une guitare dans les mains, que lui ont achetée ses parents.
Il apprend à en jouer, en écoutant la radio, surtout les stations qui passent
du hillbilly : Jimmy Rodgers, Roy Acuff, Ernest Tubb et bien d'autres -
tous nourris de musique country.
Il écoute le blues, les innombrables chanteurs noirs : Big Bill Broonzy,
Otis Spann, B. B. King, John Lee Hooker, Jimmy Reed, Chester Burnett et
Booker White - tous nourris de musique des bas-fonds".

Les adolescents se massent autour des cafés et des boites,
las du passé, baignant dans le présent, jettant leurs yeux
brumeux vers le futur romantique.
Ce pays  béni des Dieux traverse sa phase la plus morne,
et ils ne pardonnent pas leurs parents de le supporter.
C'est du plaisir qu'ils veulent et c'est du plaisir qu'ils
auront, mais pour le moment ils ne savent pas où
se tourner.
L'atmosphère est lourde, la désolation habite leur cerveau
leur est facile, mais ils ne savaient pas comment l'utiliser-
tout est ennuyeux.
Les filles en pull-over ont les cheveux courts et du rouge
aux lèvres ; les garçons - en pantalons pattes d'éléphant
et marinières, les cheveux en brosse- font du sport.
A la radio, ils écoutent Rosemary Clooney et Doris Day ,
Vic Damone et Eddie Fischer, et toute cette foutaise leur
donne envie de pleurer.

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Publié le 15/09/2007 à 19:14
Par rock61




Il y a, il est vrai, une légère rébellion dans l'air, plus particulièrement
contre les parents en costume gris, contre tout ce qui statique.
Il ya des choses qui commencent à apparaître : Marlon Brando est une brute
qui donne des frissons dans le dos ; dans la pluparts des villes 
attrayantes, il y a des gens qu'on appelle Beatniks et surtout des
rythmes à quatre temps attirent de nouveau les foules dans les
dancings.

Il est avec eux, personne ne le remarque. 
Il est normal. Un adolescent qui grandit. Mais ça ne veut pas dire
qu'on l'ignore.

En 1953, Bill Haley et ses Comets connaissent le tube avec un morceau
qui s'appelle "Crazy Man Crazy", dont les paroles dorénavant feront
partie de la langue de tous les jours. Les changements ont commencé.

Vers la fin de ses années de lycée, Elvis se met à travailler à
mi-temps pour aider ses parents dans la gêne.
Il travaille comme ouvreur au Loew's State Theatre, mais il doit
partir après avoir boxé un collègue. 
Il travaille le soir à la Marl Metal Products Company ; le travail
est dur et il s'endort à l'école.
Pour cette raison il doit encore partir.

Ses parents sont encore en mauvaise posture.
Ils sont harcelés par l'Office de logement, et ils ne savent jamais
quand ils devront déménager. Les dettes s'accumulent, le gosse 
tond des pelouses pour se faire de l'argent de poche, peu importe
le degré de pauvreté qu'ils atteignent, ils continuent à s'occuper
de lui. Ils vont même jusqu'à lui acheter un coupé Lincoln, qui
visiblement est pour toute la famille, mais c'est lui qui s'en sert.
Il ne sera jamais ingrat : il leur rendra tout l'amour qu'il a eu.

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Publié le 15/09/2007 à 19:17
Par rock61
Humeur : Souriante





Les turbulents enfants de l'Amèrique voient maintenant  se dresser
devant eux le produit de leurs rêves les plus secrets.
Il mesure plus d'un mètre quatre-vingts, ses cheveux sont gras
et longs, il a les yeux bleus et la lèvre ondulante et moqueuse.
Il arrive avec vraiment beaucoup d'aisance, comme si la scène
avait toujours été à lui, il sourit à ses musiciens comme s'il blaguait
puis il prend sa guitare et doucement la gratte, faisant semblant de jouer.
Personne n'a jamais su où il a chercher sa confiance, son charme,
son aisance sublime le public.

La montée de sa gloire locale suit une accélération constante : pour
la plupart des artistes qui cherchent à percer, elle paraîtrait foudroyante
mais pour lui c'est une allure d'escargot.
Il a joué sur les remorques, dans des écoles et dans des stades :
il a tourné dans le Sud, au Texas ; lui l'ancien exclu, il s'est acheté
quelques cadillac roses : il sourit de travers, il se moque de lui.

Il se penche en avant comme un animal, les jambes écartées, le corps
ancré au sol, la guitare pendante comme une arme : il ronronne comme
un gros chat.
Ils crient , se tordent, mouillent leurs sièges, s'arrachent les cheveux
et se griffent le visage avec des mains moitent. Il aime ça.
Ses lèvres se tordent en un sourire ironique quand saisit le pied du micro,
ses doigts descendent doucement dessus, puis l'entourent et le serrent,
le faisant balancer lentement.
Il gronde un petit peu, relève sa mèche, laisse son regard lourd enflammer
les premiers rangs, il lève la main gauche,
l'hystérie est immédiate et totale.

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paname41 : bref pasage pour vous dire merci
héléna : quel chanteur pourra vendre autant de disques après sa mort trente et un ans, plus d'un milliard , il n'y a qu'Elvis
héléna : qui d'autre aura vendu rentre et un ans après sa mort autant de disques q 'Elvis personne!
Grace : Le plus grand; le plus beaux, le meilleur le fascinant l'indétronable King Elvis Presley for ever !
rocky61 : bisous pour les fans d'Elvis
Paule : Trente et un ans déjà mais sa voix ne s'est pas éteinte il est la personne que le public aimerait rencontrer devant Madona, il est encore le numéro 1
nelly : dommage et pas domage, c'est à cause de Johnny, ça m'énerve, il n'a pas sa place à côté du King. Elvis est une star internationale .
Nelly : très bon travail, domage la photo avec johnny, aucune comparaison à faire ni la voix, ni le physique, il est zéro à côté d'Elvis
Nelly : plus grand chanteur au monde johnny une pale copie rien à voir , ilne lui arrive pas à la cheville
paule : Elvis king Johnny nul