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Publié le Vendredi 15 août 2008 à 15:01
Par chromatix
Humeur : Ironique
En regardant, en observant autour de nous ce qu'il se passe lorsque la lumière joue avec la matière, le regard s'aiguise. Pour apprendre à voir ne faut-il pas s'intéresser aux réflexions que nous offre le monde ? Certaines surfaces, à l'image des humains, réfléchissent plus que d'autres. En suivant la lumière dans ses pérégrinations qui la font réfléchir jusqu'à nous, nous verrons sur un exemple très métallique comment la couleur « orange » apparaît sans que jamais elle n'ait été nommée. Couleurs cuivrées, nous verrons comment par cette « multiplication spectrale », ce qui est nommé comme rouge ou jaune conduit à l'orange et au brun. Cuivre rouge, cuivre jaune mais jamais cuivre orange, étrange... Comment situer dans le diagramme de chromaticité la zone des orangés ? Le plan de situation vous est donné sur la figure 1 zone à peine plus grande que celle des jaunes.  | Figure 1 : Plan de situation dans le diagramme CIE 1931
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La lumière réfléchie par une surface métallique transporte « l'empreinte » spectrale de l'interaction. Lorsqu'il s'agit de la lumière du jour ou, pour la simulation du phénomène d'interaction lumière-matière, d'un illuminant normalisé CIE D65 (température de couleur de 6500 K), nous avons une comparaison possible. Une image « naturelle », comme celle des casseroles en cuivre de la figure 2 nous montre comment suivre le trajet de la lumière lors des cascades de réflexion du métal sur lui-même.  |

| | Figure 2 : L'apparition (culinaire) de l'orangé dans la réflexion de la lumière d'une surface de cuivre sur du cuivre. On peut suivre les réflexions successives par la couleur. | Figure 3 : La réflexion successive de la lumière sur une dorure produit un effet similaire bien que moins nettement orangé. |  |  | | Figure 4 : Les premières réflexions (théoriques) successives du cuivre sur lui-même comparées à la mesure sur un échantillon réel, dans le cas idéal ici de l'incidence normale (magenta). | Figure 5 : Constantes optiques du cuivre mesurées. Parties réelle (en haut) et imaginaire de l'indice de réfraction complexe. Attention aux échelles en ordonnée. |
En calculant le spectre de la lumière réfléchie spéculairement par une surface polie de cuivre très pur à l'aide des constantes optiques de la Figure 5, on obtient le résultat tracé en Figure 4. L'évolution du spectre de réflectance en fonction du nombre de réflexions successives indique la tendance chromatique (courbes rouge, puis verte, puis bleue). L'amplitude réfléchie diminue en même temps que s'accroît le rougeoiement (courbe bleue). La courbe tracée en magenta représente le spectre de réflectance sous incidence normale d'une pièce de monnaie de 5 cents neuve. La lecture de ces courbes permet de mieux suivre du bout des yeux les transformations de l'image de la source de lumière blanche de la Figure 1, sorte de mise en abîme parcourant du blanc au brun, tous les degrés chromatiques des orangés. Le dépôt électrolytique de cuivre pur qu'on obtient naturellement en plongeant un objet en fer dans une solution de sulfate de cuivre est rose, sans équivoque (!) ; surface diffusante qui deviendra « cuivrée » au polissage. Ainsi, les orangés sont bien des fruits de la réflexion. Ces réflexions spéculaires de la lumière, sur le métal noble de l'histoire du continent africain, ne sont pas spéculatives ; elles sont en bonne conformité avec les mesures. Chez les alchimistes grecs, de l'alliance du couple divin Vénus (le cuivre) et Jupiter (l'étain) sont nés les bronzes qui eux aussi, mais en fonction de leurs concentrations relatives, donnent des jaunes et des dorés. C'est dans la main de l'ange (d'or) que le secret de la réflexion est détenu. La Figure 6 illustre l'effet visuel, assez familier, que nous offrrent les laitons (alliages de cuivre et zinc principalement).  | | Figure 6 : Quand sonne le buccin céleste, l'orange apparaît comme un accident de l'or. Ici, c'est le pavillon en laiton d'un saxophone qui le montre assez bien. Une réflexion profonde nous plonge dans un abîme chromatique et diatonique.
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Publié le Vendredi 16 février 2007 à 14:22
Par chromatix
Humeur : Maussade
| | | | Droit au logement ? Droit au but !
| De la persistance des illusions républicaines.
Le vaisseau de la République est échoué. | Ce jour là... Ce jour là, j'aurais voulu m'appeler Pierre. Ce jour là, j'aurais voulu, sans honte, être fier. Ce jour là, le froid tombait sur la ville, cinglant message des météores. On parlait de réchauffement climatique, alors... Des utopistes associés réveillaient les consciences, « Enfants de Don Quichotte », rêveurs éveillés opérant la société à coeur ouvert. Finies, anesthésies et antalgiques ! Il était temps de décongeler les cervelles. Restait-il seulement « du temps de cerveau disponible » ? Les conneries médiatiques n'avaient-elles pas tout pompé ? Le maillon faible allait être karchérisé, la racaille rééduquée. Pas seulement cérébrale, l'intelligence de l'humanité profonde découvrait son organe en cage encore sensible. Qu'allait-il se passer au juste ? Le président décorait « les justes », juste à temps, mais après les sapins de Noël. Soixante années plus tard...con-science frileuse, cervelle con-gelée, temps arrêté. Le « candidat nettoyeur » s'adressait aux travailleurs et s'apprêtait à passer quelques jours avec les SDF...assainir la société, il promettait tout : des écoles publiques en marbre et des banques en pré-fabriqué. Il avait de la Suisse dans les idées, du Jaurès à citer. Pour Pierre, un autre temps arrivait. Traces d'une vie que d'aucuns se permettaient de juger, d'évaluer. Comment ne pas avoir honte ? Joli nom, pour un canal, Saint-Martin, non ? Qui mieux que ce Pierre partagea sa pelisse et supporta notre honte ?
| | | | Nettoyer la société | A deux pas...d'une solution ? | Les notices rédigées en plusieurs langues, ne concernent pas l'emballage mais son contenu, carton polyglotte. Le carton du frigo a le bon format ; taille humaine et double ou triple emploi. Isolant thermique de qualité ce carton « d'invitation » au voyage, prêt à tous les transports préfigure déjà un fort économique cercueil. Mieux que recyclable, réutilisable, rechargeable même... Développement durable de la misère, de la précarité, de la souffrance, de l'indifférence, le carton s'est invité sous la tente, dans l'attente interminable d'une main tendue, qui trop souvent gardera son gant...de latex.
 | | | Carton, bois, tissu. D'un rien ils font des merveilles ! Quelle époustouflante créativité ! | Vitesse limitée. Ayez confiance on traite votre dossier rapidement. | Coeurs, sang-logis, qui palpitent comme des coucous suisses et, au signal médiatique, sortent de leur boîte, mouchoir à la main, larme à l'oeil, conscience liquéfiée. Les arriéristes défilaient en grappe et sans vergogne aux funérailles d'un bien plus grand qu'eux. Les derniers de Jemmapes et Valmy se voyaient enfin en vainqueurs ! La honte n'est jamais trop grande pour eux. Le redoutable ennemi serait-il plus hors de portée que de leur volonté ? Enflure de l'ego, oedème du nombril, aucune thérapeutique ne leur est secourable. Toujours, je me souviendrai de ces alignements de toile sur les jolies berges du canal, vies échouées sur les plages de janvier, vies arrêtées, futur suspendu...mais qui donc est en échec au juste ?
| | | | Fluctuat nec mergitur. Ne pas sombrer, s'entraider, résister. | Place de grêve, loin des plages de rêve, grêve de la faim. | Hôtel du Nord, n'en reste que le nord, le pôle. L'opération « coeur de Pierre » est déjà commencée, pensez-y à chaque ouverture du frigo, à chaque carton jeté, à chaque regard épargné, à chaque sourire économisé. Sans-papiers, sans avenir, sans domicile, sans travail, sans espoir,...le développement durable et la mondialisation des « sans » sont bel et bien en marche, à moins que... L'utopie c'est la réalité que personne ne veut voir.
Ce jour là, rien que ce jour là ?
Publié le Samedi 02 décembre 2006 à 05:36
Par chromatix
| Petit bouddha, petit bout d'art Communiqué de presse du 9 septembre 2003 envoyé par un "Jusqu'au bouddhiste", militant humaniste des arts, des sciences et des technologies (probablement Chromatix) Venant du Département Afghanistan-Pakistan du musée national des arts asiatique-Guimet, ce stuc, a été numérisé sans contact, par des procédés optiques ; bombardé de science et de technologie, ce petit bouddha, petit bout d'art afghan, de style gréco-bouddhique est un résistant, un opposant culturel, cultuel aussi pour certains. Il représente un travail d'équipe, assez considérable, figure un projet de voyage humanitaire qui fut reporté. Numérisé en trois dimensions, reproduit le plus fidèlement possible en résine stéréophotolithographique à l'aide d'un laser UV, ensuite un moule en silicone pour le premier prototype à l'échelle 1/3 forment les grandes étapes de la réplication matérielle et virtuelle de la statue. Les « défauts » de l'original ont ainsi été re-transcrits ; se sont ajoutées nos propres traces de besogneux faussaires. Le travail se poursuit sur tous les plans et s'oriente également vers la polychromie de la sculpture et les outils logiciels d'aide à la restauration virtuelle. Le prototype en résine à l'échelle 1 est maintenant réalisé et nous devons aussi, après bien des retouches, tirer des copies de qualité. Les copies de ce bouddha seront vendues au profit de l'association Afghanistan Demain qui oeuvre à la réinsertion des enfants, orphelins, victimes de 30 ans de guerre, qui errent dans les rues de Kaboul. |  Vue de profil de l'original du musée Guimet, département Afghanistan-Pakistan. Hauteur 27 cm, stuc, IIIème siècle de notre ère (photo : février 2003). Objet fragile, culture menacée, histoire "interdite"... | | |  Une des répliques patinées vendue au profit de l'association Afghanistan-Demain pour venir en aide aux orphelins de guerre par leur hébergement leur scolarisation notamment (photo : janvier 2006) | | | | | |  L'original en cours de numérisation dans une réserve du musée Guimet, un mardi. En quelques heures toutes les prises de vue sont effectuées et un long travail d'assemblage commence pour tout raccorder avec précision. | | |  La réplique en résine stéréophotolithographique sortant de la machine de prototypage (au CREATE-ECP, 2003). Figure positive servant à la fabrication d'un moule en élastomère ; elle ressemble à du miel. De ce moule sortent les répliques mises en vente par souscription. | | | | | | | Peut-être homme, peut-être femme ? Humain assurément, le petit bouddha longuement miré et admiré, détail des yeux mi-clos, incomparable sourire, rêveur éveillé, a aussi une histoire de notre temps. Loin des montagnes du Panjshir, où je me vis séjourner dans la soif, la pierraille, le soleil de plomb et songeant, las, au thé, au Musée Guimet... c'est bien là que le rêve a commencé. Les « étudiants » allaient bombarder les bouddhas géants-gênants de Bâmiyân, Massoud était assassiné le 9 septembre 2001. Comme dans tous les processus de colonisation, il leur fallait faire disparaître les traces de la langue comme celles de la culture. Le visage dérange, la représentation de l'humain et de la vie interdite, le voile tombe sur les femmes et les fillettes mais ne dévoile rien de la complexe souffrance cachée. Sous la burka, la crainte, la maladie, la famine, l'ignorance sont, paraît-il, bien dissimulées. Fragilité du stuc, de l'humain, du savoir, dureté des certitudes, voilà aussi ce que nous avons rencontré en empruntant les chemins du bouddha. Vous avez peut-être assisté à l'une des phases de ce projet et votre regard sur le petit bouddha est déjà un soutien pour nous comme pour les enfants de Kaboul. Pensez aussi à vous libérer pour assister à la présentation de tous les résultats et objectifs de ce projet le 2 octobre au musée Guimet. Entre réel et virtuel, original et réplique, réalité et imaginaire, vrai et faux les questions surgissent sur cette ingénierie de la culture. «...mais combien de sculptures nous touchent moins que leurs photos, combien ont été révélées par celles-ci ? A tel point que le musée commence à ressembler au Musée Imaginaire : les statues y sont de moins en moins groupées, de mieux en mieux éclairées, et la Pietà Rondanini de Michel-Ange, au château Sforza (isolée, elle aussi) semble - admirablement - attendre ses photographes. Elle appartient à la fois au monde réel des statues, et à un monde irréel qui le prolonge,...» André Malraux « Les voix du silence -- Le Musée Imaginaire », éd. nrf Gallimard, 1965, p. 110 Vous pouvez acquérir une de ces répliques pour 180 € TTC frais d'envoi inclus (tarif pour la France) . Vous recevrez joint à la sculpture le film du projet sur DVD en passant commande à : Afghanistan Demain 7, bd Saint Marcel 75013 Paris www.afghanistan-demain.org mail : ad.paris@freesurf.fr tél : 01 44 62 99 64 |
Publié le Dimanche 08 octobre 2006 à 19:49
Par chromatix
C'est une histoire de couleurs, une histoire en or, une histoire de culture, une histoire de goutte d'or. Etrange alchimie des couleurs conduisant à faire jaillir la culture contemporaine dans le silence nocturne de la ville. La nuit est blanche et par bonheur, la Mairie de Paris avait synchronisé les phases de la Lune avec l'événement. Acrobate de l'achromat, elle a accroché la blafarde rien que pour nous. Cette reine blanche est radieuse ; oeil unique qui fait rêver toujours plus haut avec une autre lanterne magique, une autre vue de l'esprit, l'alchimie lumineuse et mémorable du verbe. Se tenant par la main, déambulant de tendresse, des couples, des grappes et des groupes s'agrippent aux grilles restreignant la halle Pajol. Les rues envahies de bobos, mais pas seulement, sont étonnament calmes. Plus haut, un grand cube de glace aux inclusions frugales, fond et se répand en gouttes bien canalisées ou presque. Et la goutte ne dort pas, elle coule, fond de commerce. Une immense vanité d'inox, rutilante, réfléchissante sans faire réfléchir nous attend dans l'église Saint-Bernard ; nos reflets s'y perdent tandis que tous s'y mirent. Des téléphones sonnent Mozart ; Dieu ne répond pas. Aurait-il décroché, jeté l'éponge, déserté la Chapelle autant que l'Eglise ? Du noir et du blanc aussi dans ces figures cultu(r)elles a(ch)romatisées. Vanités elles aussi ? Une poignée de jeunes du quartier, en tenue olympique de capucin, comme tous les samedis, tient le mur. Soutenant leur avenir moins bien que la culture soutient les prix de l'immobilier, ils attendent l'inexorable et homéopathique déportation vers les banlieues. Du creuset de l'alchimiste ne sort point de métal jaune...pas une goutte d'or ! C'est l'argent qui ruisselle sur les façades du futur. C'est une histoire de couleurs, une histoire en or, une histoire de culture, une histoire de goutte d'or.
Publié le Dimanche 01 octobre 2006 à 00:00
Par chromatix
Le futur c'est du passé en préparation Voilà un bien joli programme et un travail interminable... C'est en archéologue du regard que Chromatix voudrait exposer sa conception du musée virtuel. Il en existe de toutes les sortes. Toutes sont justifiées et occupent une place importante pour la consultation, l'illustration, la comparaison, la recherche, l'histoire, la pédagogie, la fabrication, l'indexation, etc. Dans notre démarche, le musée virtuel est d'emblée tridimensionnel, en 3D et en couleurs. Mais quelles couleurs au juste ? Il ne s'agit pas en effet, pour nous, de recopier servilement et besogneusement la réalité pour la reproduire sur écran. Cela est intéressant, montre de la performance mais au fond, est limité. Nous sommes en recherche d'un autre regard, d'une autre histoire. Un musée virtuel doit aussi donner accès à ces innombrables éléments non exposés, qui passent leur vie dans des réserves, des sous-sols clandestins, véritables trésors enfouis. Ceux-là pourraient apparaître à la lumière de nos écrans. Il y a aussi les objets fragiles, non exposables en raison de leur matière en marche vers une inéxorable dégration; ceux qui ne suportent pas la lumière, d'autres craingnent la moindre variation de température ou d'hygrométrie. Il y a les plus fragiles d'entre tous, ceux qui sont menacés par la bêtise et l'ignorance, la destruction volontaire, la guerre ou les catastrophes naturelles (la bêtise est-elle dans ce catalogue ?). A ces agressions-là rien ne résiste et les exemples ne manquent pas, hélas. Une archéologie du regard ? Un exemple serait-il plus parlant ? Lorsque les événements ont laissé suffisamment intact un objet d'art, il arrive que sa forme soit préservée et bien conforme à ce qu'il fut. Cependant son aspect visuel, susceptible de flatter nos goûts contemporains pour les vieilles choses (c'est bien plus beau si ça à l'air bien plus vieux !) nous échappe complètement. La couleur des dinosaures reste une énigme. Il demeure difficile d'imaginer Tyranosaurus Rex rose avec de délicates taches jaunes. Cette question "Peut-on retrouver les couleurs d'origine ?" n'est évidemment pas simple dans ses innombrables réponses. Même s'il n'est pas toujours et même presque jamais possible de répondre par l'affirmative, il est intéressant d'esquisser des réponses. On apprend énormément de choses en s'engageant dans cette voie. Voici donc un exemple. | La statuette de cheval en bronze, âgée de 2200 ans (15cm x 14,5 cm x 5,5 cm) dans une réserve du musée Guimet, le jour de la numérisation 3D sans contact. | Nous avons étudié une statuette en bronze âgée d'environ 2200 ans et provenant d'une sépulture du Nord de la Chine. Nous savons que cette sculpture particpait à un rituel funériare et que pour cette raison il était important qu'elle fut dorée. Dorée ne veut pas dire en or ! C'est dans un faisceau de recherches pluridisciplinaires que va pouvoir émerger une sorte de réponse plausible à la question de l'aspect d'origine. C'est un regroupement d'utopistes cette association de chercheurs ! Pour les artistes métallurgistes chinois, mais aussi en occident à la même époque et au-delà, la symbolique de l'alliage binaire, alliance de substances divines représentant ici Vénus (le cuivre) et Jupiter (l'étain) guidait la fabrication de l'oeuvre. Un extrait du traité "Les alchmistes grecs" et plus particulièrement du "Papyrus de Leyde" est donné ci-dessous. La recherche sur les alliages qui ont l'aspect de l'argent ou de l'or dans les âges où la notion d'élément n'est pas encore élaborée était une quête planétaire. Il ne faut pas pour autant conlcure que certains éléments ne sont pas connus comme tel. ils le sont, c'est la notion qui, elle, n'est pas encore théorisée. Fusion d'un principe mâle et d'un principe femelle, l'alliage des dieux produisait par leur union un enfant plus étonnant qu'eux-mêmes. Ni rouge, ni gris, l'enfant adoré est doré, bronzé même. Ce que la nature n'a pas fait, le génie humain le réalise et ce doré là du bronze bien dosé est alors bien plus rpécieux qu'une production hasardeuse de la Nature. Ainsi donc, les alliages binaires de cuivre Cu et d'étain Sn peuvent être élaborés, leurs caractéristiques optiques mesurées et introduites dans la simulation spectrale. Le résultat de tous ces processus de mesures sur échantillons élaborés, puis des modèles physiques pour le calcul et la simulation nous conduisent à cette petite frise cavalière ci-dessous.  Ici les symboles chimiques sont accompagnés des proportions relatives en masse des éléments dans l'alliage résultant. Ainsi, Sn30 Cu70 signifie 30 % d'étain en masse et 70 % de cuivre en masse dans le bronze gris. Il ne faut pas confondre cette notation bien commode avec l'expression de la "formule chimique" de l'alliage qui ferait intervenir des nombres en indice des symboles des éléments Sn et Cu. Ces indices seraient alors très certainement des nombres fractionnaires. Les images sont calculées en lancer de rayons spectral et parallélisé avec l'utilisation exclusive des constantes optiques des éléments et alliages formulés. L'état de surface est le même pour chaque statuette virtuelle, le même éclairage virtuel normalisé, le même point de vue. J'arrêterai là mon éloge de la simulation mais retenez que d'innombrables travaux se poursuivent dans ce domaine et que le "beau et usage de beau" doit demeurer sans retenue et l'utopie sans limites.
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Rose : Bonjour, les commentaires ne partent pas .
Perdida : lâcher prise sur le visible et y revenir réenchantée . A quand le prochain voyage ?
Olivier : Un accès, par touches successives, au monde invisible de la couleur.
Rhoda : à la croisée de la science et de la poésie ! Chapeau.
paule-emma : Enfin un blog pertinent ou l'on apprend
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