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Publié le 03 déc 2006 à 14:57
Par La tribu

L'amour des trois oranges
de Serguei Prokofiev
Opéra en un prologue et 4 actes (1921)
Livret du compositeur d’après la pièce de Carlo Gozzi L’Amore delle tre melarance

amour3oranges.jpg
(photo officielle Opéra Bastille)


L'histoire :
Le Roi de Trèfle s'inquiète de sa succession car son fils unique est atteint d'une maladie incurable. Un seul remède : le rire.
Le bouffon du roi organise des attractions pour sauver le prince et le prince finit par rire.
Sur ce succès, arrive la Féé Morgane (Fata Morgana) qui condamne alors le prince à être amoureux de 3 oranges. Le magicien Tchélio va aider le prince à conquérir les fruits de sa passion et à libérer les princesses cachées dans les agrumes par Fata Morgana.

Mon avis :
SourireSourire
On entre dans l'univers des contes de fées avec cette histoire. Les décors, les costumes et les accessoires sont enchanteurs. La mise en scène et l'intervention de nombreux saltimbanques sur la scène nous transportent directement au Pays d'Oz et pour peu que l'on ait gardé son âme d'enfant (ce qui est mon cas !), on est totalement capté -et captivé- par cet univers féérique.
La musique de Prokoviev constitue un bon accompagnement à ce spectacle musical.
Bien que l'on soit à l'opéra, j'ai eu l'impression d'assister à une comédie musicale avec des acteurs-chanteurs de grand talent. Un excellent spectacle pour tous les âges et pour s'initier à l'opéra.

Sabdesbois



Direction musicale : Alexander Lazarev - Mise en scène : Gilbert Deflo - Décors et costumes : William Orlandi - Chorégraphie : Marta Ferri - Lumières : Joël Hourbeigt - Chef des Choeurs : Peter Burian

Distribution :
Le Roi de Trèfle : Philippe Rouillon - Le Prince : Charles Workman - La Princesse Clarice : Patricia Fernandez - Léandre : Guillaume Antoine - Trouffaldino : Barry Banks - Pantalon : Jean-Luc Ballestra - Tchélio : Alain Vernhes - Fata Morgana : Jeanne-Michèle Charbonnet - Linette : Letitia Singleton - Nicolette : Natacha Constantin - Ninette : Aleksandra Zamojska - La Cuisinière : Victor von Halem - Farfarello : Antoine Garcin - Sméraldine : Lucia Cirillo -
Orchestre et Choeurs de l’Opéra national de Paris

Voir la fiche de l'Opéra Bastille sur le spectacle - Voir des extraits du spectacle

Publié le 21 nov 2006 à 17:51
Par La tribu
TorchR3G.jpg Il y a 15 jours, un ami me propose de venir voir cette pièce avec d'autres amis. Comme j'allais déjà voir 'Le vieux juif blonde' le jeudi, j'étais moyennement motivée pour enchaîner sur une autre pièce le samedi soir. D'autant que le sujet ne m'emballait pas plus que ça: "ça raconte quoi ?" - "c'est l'histoire d'un gay, drag queen" - "Ah ? Bof ! Ca va encore pas être très fin..." Et j'avais donc prévu une petite soirée tranquille à faire des pages de scrap...

Et finalement, pour pallier à un désistement de dernière minute, j'ai échangé ma soirée scrap contre une soirée théâtre. J'ai un grand sens du sacrifice
Mort de rire.

Alors, que dire de cette pièce ?

La première partie m'a parue longue : après quelques seynettes qui s'enchainaient plutôt bien, la scène du week-end où Arnold et son nouvel ami rejoignent Ed (l'ex d'Arnold) et sa femme dans leur maison de campagne m'a semblée interminable. Quelques coupes ou aménagements auraient sûrement permis de maintenir un peu de rythme.Quelques scènes pas très fines...

Deuxième partie : nous sommes maintenant dans l'appartement d'Arnold et nous découvrons son "fils adoptif" de 15 ans et Ed qui squatte le divan. C'est là que la mère fait son apparition. S'ensuivent alors de vifs et rapides échanges entre les différents protagonistes jusqu'au dénouement. Cette deuxième partie est très rythmée et beaucoup plus sensible.

Avis global : 
Sourire
Un sujet intéressant, des scènes drôles, des scènes plus "crues", des scènes touchantes. Une excellente troupe, un grand bravo à Eric Guého (Arnold) et Rosine Cadoret (la mère d'Arnold). A découvrir.

Tout sur la pièce : Torch Song Trilogy de Harvey Fierstein
Au Vingtième Théâtre - 7 rue des Platrières - 75020 Paris - Résa : 01.43.66.01.13


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Publié le 18 nov 2006 à 06:51
Par La tribu
vieux_juif_blonde.jpgLe Vieux Juif Blonde avec Fanny VALETTE
une pièce d'Amanda STHERS - mise en scène Bernard MURAT - décor Nicolas SIRE - lumières Laurent CASTAINGT - illustration sonore Francine FERRER - costumes Emmanuelle YOUCHNOVSKI
Théâtre Edouard VII - 10, place Edouard VII - 75009 Paris

L'histoire (synopsis officiel):
Joseph Rosenblath, se demande ce qu’il a bien pu faire au bon Dieu, lui qui a été élevé à la carpe farcie et aux chants yiddish, pour se retrouver avec des parents cathos qui jouent au golf à l’île de Ré… Joseph Rosenblath, rescapé d’Auschwitz, contraint de porter une chemise de nuit rose imprimée avec des cochons qui jouent de la flûte… Joseph Rosenblath est une jeune fille blonde de vingt ans qu’on prénomme Sophie !
Au lieu d’une crise d’adolescence, Sophie fait de l’arthrose ; au lieu de lui prescrire la pilule on doit la traiter pour incontinence… Ses parents se demandent ce qui est arrivé à leur fille : Elle aurait pu choisir protestante, bouddhiste, tchétchène, noire même noire j’aurai préféré, juive à la limite, mais pourquoi vieux juif ? Se lamente la mère.
Séances de psy, crises familiales, comment Joseph Rosenblath et Sophie vont-ils parvenir à cohabiter ? Par quelles douleurs, dans quelles failles Sophie est-elle allée chercher ce vieil homme ?

Mon avis :
SourireSourire
Fanny Valette est seule en scène mais elle est tour à tour Joseph Rosenblath -le vieux juif, Sophie -la jeune femme perturbée, sa mère, son père, sa grand-mère, son grand-père. Un rôle multiple pour interpréter une personnalité multiple.
Et c'est là toute la force de l'interprétation de Fanny Valette : elle change de voix, passe de l'aigu au grave, du rire aux larmes et donne toute la dimension hytérique au personnage de Sophie. Alors pourquoi vieux juif ? la pièce ne le dit pas, et là n'est pas vraiment la question. Il s'agit peut-être tout simplement d'un prétexte à décortiquer les tourments de l'adolescence, l'opposition à toute forme d'autorité parentale ?
Personnellement, j'ai beaucoup apprécié cette pièce : le texte, la mise en scène, les jeux de lumière et de sonorisation et l'interprétation d'une jeune actrice exceptionnelle dans un rôle très éprouvant nerveusement.

Tout sur la comédienne sur le site : Fanny Valette par Marynna

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Sabdesbois
Publié le 12 nov 2006 à 10:53
Par La tribu
affiche_ne le dis a personne.jpg Un Français -Guillaume Canet- qui obtient les droits d'adaptation d'un des plus grands thrillers de ces dernières années de l'Américain Harlan Coben ?
Cela intrigue forcément : le livre d'Harlan Coben s'est vendu à plus de 6 millions d'exemplaires dans le monde, avec une traduction en 27 langues. En général, ce genre de best-seller est vite exploité par les géants d'Hollywood. Et ce fut le cas : les droits ont été vendus une première fois, puis revenus à l'auteur avant toute exploitation. Harlan Coben décide de donner sa chance à Guillaume Canet. Et quelle chance, pour lui et pour nous !

Alors là,j'avoue que je suis impressionnée par l'adaptation à la française faite du roman : j'y ai vraiment retrouvé le rythme et l'atmosphère de H.Coben. Le tour de force le plus évident est d'avoir su trouver le ton juste pour transposer l'enquête : on sait bien qu'entre "Les experts à Miami" et "Julie Lescaut", les styles d'investigation policière sont à des années-lumière... Guillaume Canet réussit à inscrire ses enquêteurs entre les deux : réflexion - action - réaction.
Au niveau du casting, je me suis aussi régalée : une sacrée pléïade d'excellents comédiens qui donnent du caractère à leurs personnages. Car il faut le préciser, il n'y a pas vraiment de seconds rôles dans ce scénario : chaque personnage a son importance dans cette histoire assez complexe. Une mention spéciale pour les performances physiques de François Cluzet lors de sa fuite sur le périph'.

Mon avis :
Sourire Sourire
Excellent thriller, un très bon moment d'évasion

Sabdesbois



NE LE DIS A PERSONNE (sorti le 1er novembre 2006)

Scénario de Guillaume Canet et Philippe Lefebvre d'après l'oeuvre de Harlan Coben , adaptation et dialogues de Guillaume Canet, Musique par M -Mathieu Chedid

Casting
François Cluzet (Alexandre Beck) - André Dussolier (Jacques Laurentin) - Marie-Josée Croze (Margot Beck) - Kristin Scott-Thomas (Helen Perkins) - Nathalie Baye (Elisabeth Feldman) - François Berléand (Eric Levkowitch) - Jean Rochefort (Gilbert Neuville)

Synopsis
Sa femme Margot a été sauvagement assassinée par un serial killer. Totalement détruit, Alex ressasse jour après jour le souvenir bouleversant de son amour perdu. Huit ans ont passé. Alex reçoit un e-mail anonyme. Il clique : une image... le visage d'une femme au milieu d'une foule, filmé en temps réel. Celui de Margot...

Site officiel : Ne le dis à personne

Publié le 28 oct 2006 à 07:09
Par La tribu

lhommedesavie.jpgFilm réalisé par Zabou Breitman, avec Bernard Campan, Charles Berling et Léa Drucker


Synopsis

Comme chaque été, Frédéric et sa femme Frédérique (aussi) vont passer les vacances dans leur grande maison perdue au milieu de la Drôme, avec une bonne partie de leur famille. Un soir, ils invitent à dîner Hugo, leur nouveau voisin, qui affiche avec amusement son homosexualité. Hugo et Frédéric, restés seuls à discuter de l'amour jusqu'à l'aube, vont nouer une relation qui va jeter le trouble dans leur coeur et dans leur entourage...


Ce que j’en ai pensé

Sourire

18464401.jpgBernard Campan interprète le rôle de Frédéric avec beaucoup de sensibilité : il est toujours aussi crédible quelle que soit son rôle, celui du mari aimant ou celui de l’homme attiré par son voisin. Léa Drucker est époustouflante : on voit progressivement la montée du malaise chez cette femme qui sent l’éloignement de son mari. Quant à Charles Berling, le rôle de l’homosexuel plus ou moins odieux lui va comme un gant.

J’ai trouvé l’histoire très intéressante, l’interprétation fantastique et les images très belles, tout comme la musique.

Perplexe

Et pourtant, je me suis ennuyée… Tout est beau dans ce film, mais il manque un petit quelque chose qui fait qu’on a l’impression que l’histoire n’aboutira jamais. Est-ce le continuel retour en arrière sur le premier vrai dialogue entre les deux hommes qui donne cette impression : des extraits en sont régulièrement distillés à dose infinitésimale tout au long du film. Peut-être les « changements de scène » par le biais de l’image d’un couloir ouvert à tous vents qui, au lieu de rythmer le film, le ralentit ?


Avis mitigé donc, mais plutôt positif malgré tout : je pense que cela vaut le coup de découvrir ce film…


On peut retrouver Léa Drucker à l’affiche de la pièce BLANC, mise en scène de Zabou Breitman avec Isabelle Carré et Léa Drucker, les deux actrices ayant tourné successivement sous sa direction dans Se souvenir des belles choses et L’homme de sa vie. Revoir la critique parue le 23 septembre sur ce site .


avt_sabetienne_medium.jpg Sabdesbois


Le site officiel : http://www.lhommedesavie.com/

Publié le 24 oct 2006 à 13:08
Par La tribu
affiche le parfum.jpgJ'avais lu le livre de Patrick Süskind lors de sa sortie et j'avais beaucoup aimé : une histoire originale et une écriture agréable.
Vingt ans après, l'histoire de Jean-Baptiste Grenouille est portée à l'écran. Qu'est-ce que cela peut donner ?

Tout d'abord, arrêtons de dire que le film n'est pas le reflet fidèle du livre : la différence entre l'écrit et l'image est telle que la comparaison n'a pas lieu d'être. Un livre, on a le temps de l'apprécier, de s'imprégner des personnages, de relire les phrases, on peut revenir en arrière si on a l'impression d'avoir laisser échapper quelquechose. Un film, c'est de l'image animée qui avance, avance et se doit de laisser une impression forte si l'on veut suivre le fil.

Ce que j'ai pensé du film :
Sourire
(en tant que tel et non pas en tant qu'adaptation du roman éponyme)

Dès le début, on entre dans le vif du sujet : la naissance de Grenouille au milieu d'un étal de poissons. La scène est crue mais semble réaliste par rapport à la période de l'Histoire. La jeunesse du héros est rapidement retracée par un narrateur et on arrive enfin au vif du sujet : l'apprentissage de Grenouille et son expérience des odeurs. Personnellement, j'ai trouvé ce passage un peu bâclé et Dustin Hoffman trop caricatural. Ensuite c'est le départ vers Grasse pour apprendre les dernières techniques de la parfumerie. Il y a le passage de Grenouille dans la grotte, celui où il a sa révélation. Malheureusement, l'épisode est assez flou dans le film, et ceux qui ne connaissent pas l'histoire n'ont pas eu l'air de bien comprendre l'intérêt de ce passage. L'arrivée à Grasse sera le début d'une longue série d'assassinats. Et là, c'est vrai que ça traîne un peu en longueur, notamment les scènes de traque de la fille du bourgeois interprétée par Rachel Hurd-Wood. Le final -le procès puis le retour sur Paris- tourne au grand guignolesque, d'autant que l'accent n'a pas été suffisament mis auparavant sur l'importance et l'enjeu du "parfum" pour Grenouille. Du coup, on a un peu de mal à comprendre la débauche du final.

Au niveau des acteurs, l'interprétation de Ben Wishaw comme Grenouille est assez réussie : je l'ai trouvé très expressif, ce qui était indispensable pour jouer ce rôle relativement "muet" (Grenouille perçoit les odeurs, il parle peu). Dustin Hoffman m'a semblé en faire trop dans le rôle de Baldini, le parfumeur. Alan Rickman interprête un notable intelligent, torturé et inquiet pour sa fille , la dernière victime interprétée par la belle Rachel Hurd-Wood, que j'ai trouvée cependant moins profonde que la première victime de Grenouille (Karoline Herfurth).

Synopsis :
Jean-Baptiste Grenouille naît en 1744. Enfant solitaire, malade, il devient un jeune homme à part grâce à un don unique : son odorat. Grenouille n'a pas d'autre passion que celle des odeurs, et chaque seconde de sa vie est guidée par ce sens surdéveloppé. Survivant misérablement, il parvient à se faire embaucher comme apprenti chez les maîtres parfumeurs de la capitale. Il découvre alors les techniques et les secrets de la fabrication des parfums. Son don lui permet de composer quelques chefs-d'oeuvre olfactifs, mais son but ultime devient rapidement la mise au point de la fragrance idéale, celle qui lui permettrait de séduire instantanément tous ceux qui croiseraient son sillage.
Dans sa recherche d'ingrédients, Grenouille est irrésistiblement attiré par le parfum naturel des jeunes filles. Il va aller jusqu'à en tuer beaucoup pour leur voler leur odeur...


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Sabdesbois


Le site officiel du film : http://www.leparfum-le-film.com/
Publié le 19 oct 2006 à 14:25
Par La tribu
extrait visuel Les Troyens c'est un opéra très long qui s'inspire de l'Enéide de Virgile. Il dure 3h 45, soit 5h 05 avec les deux entractes.

La musique de Berlioz est à l'image de cette histoire cruelle, avec abondance des cuivres, des «éclats», mais aussi de douceur surtout pendant le duo d'amour de Didon et Enée.


La première partie, LA PRISE DE TROIE, évoque l'entrée du Cheval des Grecs dans Ilion et le massacre des Troyens prédit par Cassandre. Alors qu'Enée, un des princes troyens, s'apprête à partir pour fonder un nouvel empire, Cassandre et quelques Troyennes se suicident pour ne pas devenir esclaves des Grecs.
La seconde partie, LES TROYENS A CARTHAGE, conte l'amour de Didon, reine de Carthage, et d'Enée arrivé avec ses soldats. Malgré le désespoir et les imprécations de Didon, Enée repart vers son destin - ­ la fondation de Rome - tandis que la Reine s'immole sous les yeux de son peuple à qui elle prédit la destruction de Carthage.

La direction de Sylvain Cambreling est correcte, la mise en scène et les décors d'Herbert Wernicke (mort en 2002) sont épurés avec le noir - symbole du deuil ­ dominant dans les costumes.
Les deux rôles principaux de Cassandre et Didon sont tenus par la même cantatrice Deborah Polaski, plutôt extraordinaire de sensibilité.

En bref, une excellente soirée.
Sourire


Mir



Renseignements : Opéra National de Paris
Ecouter des extraits : sur MusicMe




Publié le 14 oct 2006 à 08:20
Par La tribu

L’importance d’être Constant est une comédie écrite par Oscar Wilde. Elle est jouée pour la première fois le 14 février 1895 au théâtre Saint-James de Londres et remporte un véritable succès auprès de la haute société londonienne dont elle fait pourtant la critique.


Synopsis :

affiche_important_etre_constant.jpgL’action se déroule dans l’Angleterre victorienne (fin du XIXè siècle).

Jack Worthing et Algernon Moncrieff, deux amis, s’avouent qu’ils utilisent chacun un stratagème pour échapper à leurs obligations sociales et mondaines. Jack s’est inventé un frère débauché à Londres, Constant. Il lui permet de s’échapper de la campagne où il vit en compagnie de sa jeune pupille Cecily. Algernon s’est lui inventé un ami invalide vivant à la campagne et qui lui permet de se soustraire à certaines corvées mondaines de la City.

A Londres, Jack, sous le nom de Constant, se fiance à Gwendolen, la cousine d’Algernon et fille de Lady Bracknell. Pendant ce temps, Algernon part à la campagne pour rencontrer la pupille de Jack et il se fait passer pour Constant, le frère débauché…


Les comédiens :

 

Lorànt Deutsch : Algernon Moncrieff

Frédéric Diefenthal : Jack Worthing

Macha Méril : Lady Bracknell

Gwendoline Hamon : Gwendolen Fairfax

Marie-Julie Baup : Cecily Cardew

Claire Mangnin : Miss Prism

Patrick Delage : le valet

Yves Gasc : le docteur Chasuble


 

Mon avis : Mort de rireMort de rire

Une bonne histoire, des dialogues percutants, tout cela servi par de bons comédiens qui se donnent à fond : un régal. On est véritablement dans la comédie légère, élégante et raffinée. Quelques cent ans plus tard, la pièce n’a pas pris une ride et son thème reste d’actualité : poids et obligations du milieu social auquel on appartient.


avt_sabetienne_medium.jpgSabdesbois


 

L'importance d'être Constant, d'Oscar Wilde, mise en scène de Pierre Laville
Informations/réservations :
theatre Antoine      -      Texte intégral de la pièce en anglais



Publié le 10 oct 2006 à 08:01
Par La tribu
L'opéra durait seulement 1h40, mais c'était vraiment très intense !
Je ne connaissais pas vraiment la musique de Richard Strauss : c'est une musique très torturée et sonore, très différente de ce que j'écoute habituellement. On n'y retrouve pas le romantisme de Mozart ou Puccini. En tout cas, la musique m'a parue en parfait accord avec le thème de Salomé : musique sombre, un peu orientale par moment (danse des 7 voiles) avec des sonorités plutôt graves.

Pour l'interprétation, nous avons également été gâtés : Catherine Naglestad interprète une grande Salomé. Son premier air manquait un peu de puissance ou alors l'orchestre jouait trop fort (?). Ensuite, elle est totalement montée en puissance et nous a vraiment éblouis par ses performances vocales. A noter également sa grande performance d'actrice et notamment de danseuse dans l'interprétation magistrale de la danse des 7 voiles.
Citons aussi Chris Merritt dans le rôle d'Hérode, Jane Henschel dans celui d'Herodias (la mère de Salomé et la femme d'Hérode) et Evgeny Nikitin dans celui de Jochanaan : ils sont tous excellents.
Le décor était assez épuré mais il s'accordait plutôt bien à la musique de Strauss et au livret : aucune fioriture dans les deux cas.

Vous pouvez écouter des extraits de l'oeuvre sur Music Me .
Informations sur le site de l'Opéra national de Paris

Sabdesbois

Publié le 08 oct 2006 à 08:12
Par La tribu
salomé.JPGNous y allons cet après-midi. En attendant de vous livrer nos impressions demain, je vous donne déjà les informations que j'ai glanées sur le compositeur et l'histoire.

L'opéra :
Salomé se trouve sur la terrasse du palais de son beau-père, Hérode. Elle est observée par le capitaine de la garde, Narraboth. Dans une citerne proche est enfermé le prophète Jochanaan (Jean-Baptiste) qui proclame l'arrivée de Jésus. Salomé parvient à convaincre les gardes de le faire sortir. Fascinée et apeurée par ses prophéties, elle se prend de passion pour cet homme. Ne pouvant supporter cette scène, Narraboth se tue. Jochannan est reconduit dans sa prison.
Hérode, Hérodias et la cour arrivent sur la terrasse et découvrent la scène. S'ensuit une dispute entre Hérode et Hérodias pendant que Jochanaan annonce la venue du Messie. Hérode promet ensuite monts et merveilles à Salomé si elle accepte de danser pour lui. C'est le passage de la danse des 7 voiles. A la fin, Salomé exige et finit par obtenir la tête de Jochanaan comme prix. Lorsque le bourreau ressort de la citerne en brandissant la tête du prophète, Salomé s'en empare, lui parle et l'embrasse. Horrifié, Hérode donne l'ordre de tuer Salomé.

L'origine du livret :
Salomé est une pièce qu'Oscar Wilde a écrite en français en 1891. C'est dans une traduction allemande que Richard Strauss la découvre. Il va alors travailler deux versions musicales totalement différentes, l'une sur le texte français, l'autre sur le livret allemand de Hedwig Lachmann. Salomé sera crée le 9 décembre 1905 à Dresde et sera le premier triomphe de Richard Strauss.

Le compositeur : Richard Strauss (1864-1949)
Compositeur de musique symphonique. En 1894, il dirige Tannhäuser à Bayreuth. Ses premiers opéras sont très influencés par la musique de Wagner et témoignent d'une violence rarement atteinte dans le domaine de l'opéra.
Avec Elektra, en 1909, il entreprend une longue collaboration avec le poète autrichien Hugo von Hofmannstahl. A partir de 1911, avec le Chevalier à la rose, il reviendra à la tradition viennoise de l'opéra de caractère. Son oeuvre la plus connue est le poème symphonique 'Ainsi parlait Zarathoustra' (1896) dont le Prologue est connu dans le monde entier.

Sabdesbois

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