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Publié le 07 oct 2006 à 10:10
Par La tribu

Mort de rire DELIT DE FUITES avec Roland Giraud, mise en scène de Jean-Luc Moreau Mort de rire
au Théâtre de la Michodière à partir du 5 octobre 2006

délit de fuites.jpg

Nous avons eu la chance d'assister à la 'première' qui a eu lieu jeudi au Théâtre de la Michodière à Paris. Comme vous l'aurez compris en lisant le synopsis sur l'affiche, il s'agit d'un vaudeville.
Tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment : l'intrigue multiplie les quiproquos et les acteurs sont au top de leur forme. La prestation de Roland Giraud est toujours aussi impeccable: il passe allègrement de son personnage
de politicien à celui de plombier à l'accent espagnol sans fausse note. Les seconds rôles sont tout aussi épatants : Patrick Zard, parfait dans le rôle d'un Mr Leroy plutôt naïf , Elizabeth Bourgine, qui joue l'ex-maîtresse est parfois un peu terne, Arlette Didier, la mère de Leroy, toujours aussi dynamique, Pascale Louange, la femme de Leroy, prend de l'assurance dans la deuxième partie et enfin Delphine Depardieu, assez juste dans son rôle de jeune fille de Bervin.
Quant à la mise en scène, que dire sinon qu'elle est très dynamique avec une bonne occupation de la scène et un certain nombre d'entrées et sorties typiques de ce style de comédie.

En résumé, une bonne intrigue, de bons acteurs.
Pour tous ceux qui veulent passer un bon moment, drôle et intelligent : OUI

Publié le 04 oct 2006 à 07:29
Par La tribu
little miss susnhine.jpg Avec un peu de retard par rapport à la sortie du film, l'avis de celle qui vient seulement de voir ce film !


Little Miss Sunshine de Jonathan Dayton et Valerie Faris
avec Greg Kinnear, Toni Collette, Steve Carell, Abigail Breslin, Alan Arkin, Paul Dano...

Mon avis Mort de rireSourire

L’histoire de cette famille est traitée sous la forme d’un road-movie familial. Les événements s’enchaînent sur le temps d’un long week-end donnant au film son rythme soutenu et un peu irréaliste, mais bon, on ne va pas toujours au cinéma pour voir la réalité de notre quotidien. Sans vous raconter le film – le synopsis en dit déjà long -, je peux vous dire que l’on ne s’ennuie pas une minute avec cette famille. Entre les épisodes cocasses et les moments plus tragiques, on peut aussi y voir une certaine critique de la société américaine : dans une société qui fait l’apologie des battants, des gagnants, des ‘winners’, quelle place reste-t-il pour les gens normaux : celle de ‘perdant’, de ‘loser’ ou tout simplement une place d’honneur ?

On pourrait résumer le film à cette phrase de Pierre de Coubertin à propos des Jeux Olympiques : «L’important, c’est de participer». Morale simpliste ? Peut-être, mais en tout cas une belle leçon de vie… et à tout le moins un film drôle et intelligent (et c'est pas si souvent).


Synopsis

L'histoire des Hoover. Le père, Richard, tente désespérément de vendre son "Parcours vers le succès en 9 étapes". La mère, Sheryl, tente de dissimuler les travers de son frère, spécialiste suicidaire de Proust fraîchement sorti de l'hôpital après avoir été congédié par son amant.
Les enfants Hoover ne sont pas non plus dépourvus de rêves improbables : la fille de 7 ans, Olive, se rêve en reine de beauté, tandis que son frère Dwayne a fait voeu de silence jusqu'à son entrée à l'Air Force Academy.
Quand Olive décroche une invitation à concourir pour le titre très sélectif de Little Miss Sunshine en Californie, toute la famille décide de faire corps derrière elle. Les voilà donc entassés dans leur break Volkswagen rouillé : ils mettent le cap vers l'Ouest et entament un voyage tragi-comique de trois jours qui les mettra aux prises avec des événements inattendus...


Sabdesbois
avt_sabetienne_medium.jpg
Publié le 29 sep 2006 à 06:37
Par La tribu

immeuble yacoubian.jpgC’est en passant devant un cinéma d’art et d’essai que l’affiche du film a attiré mon attention et m’a donné envie d’aller voir ce film. Chose faite hier après-midi. Que les cinéphiles me pardonnent cette critique tardive pour un film sorti fin août…


Le synopsis du film

Construit en 1930 en plein coeur du Caire, l’immeuble Yacoubian est le vestige d’une splendeur révolue.
Aujourd'hui, à travers les chemins des habitants qui s'y croisent, se dessine un portrait sans fard de l'Egypte moderne, où se mêlent corruption politique, montée de l’islamisme, fracture sociale, absence de liberté sexuelle et nostalgie du passé. Le portrait d’une société complexe et colorée, surprenante et attachante.


Quelques mots sur le livre, son auteur et l’immeuble

Le scénario est tiré du livre éponyme de l’écrivain égyptien Alaa al-Aswani.

Né en 1957, Alaa al-Aswani est un dentiste qui a beaucoup écrit dans les journaux égyptiens sur la littérature, la politique et les grands thèmes de société. Avec L’immeuble Yacoubian (lmarat Yaacoubian), il signe son premier roman qui devient un best-seller dans le Monde Arabe. Bien que les personnages soient imaginaires, l’immeuble Yacoubian, lui, existe bel et bien : c’est là que Aswani avait établi son premier cabinet dentaire.

L’immeuble Yacoubian était le digne représentant du Style Art Déco, en vogue au Caire dans les années 30. A cette époque, il est occupé par la classe dominante égyptienne. Avec la révolution Nasserienne et les évolutions politiques, économiques et démographiques qui s’ensuivent, le bâtiment perd de sa splendeur. De nouveaux riches investissent la place, de pauvres campagnards s’installent sur le toit. C’est le reflet de l’évolution de la société égyptienne dans son ensemble.


Ce que j’en pense SourireSourireSourire

En dehors des pyramides, des pharaons et du sphinx, ma connaissance de l’Egypte est plutôt limitée, notamment en ce qui concerne son histoire contemporaine. Grâce à ce film, j’ai pu entrapercevoir la vie quotidienne dans un pays arabe et musulman. C’est avec étonnement que j’ai découvert un film égyptien réalisé – a priori – sans censure : les relations hétéro- ou homo- sexuelles, en ou hors mariage, le parcours d’un jeune musulman vers un islam intégriste, les mariages arrangés, les combines affairistes et politiciennes, tout y est abordé sans tabou.

Le film est l’histoire de plusieurs destins qui se croisent et s’entrecroisent. Le rythme est soutenu, on passe d’une histoire à l’autre sans perdre le fil, l’image est agréable.

Bref, un régal… et une grande découverte pour moi.


Site officiel du film : http://www.yacoubian-lefilm.com

Le livre : - en français : Actes Sud – en arabe (égyptien) : éditions Merit

signature_sabdesbois.JPGSabdesbois
Publié le 23 sep 2006 à 07:11
Par La tribu

blanc.jpgBLANC est une pièce écrite par Emmanuelle Marie, mise en scène par Zabou Breitman avec Isabelle Carré et Léa Drucker. Actuellement au théâtre de la Madeleine .


Ce qui m’a incitée à aller découvrir cette pièce : les noms de Zabou Breitman et Isabelle Carré sur l’affiche !
J’avais adoré le film "Se souvenir des belles choses" réalisé par la première et interprété par la seconde : un récit très émouvant et juste sur la progression d’un Alzheimer chez une jeune femme.
En lisant le synopsis de la pièce, j’ai tout de suite pensé que ces deux femmes allaient avoir tiré quelque chose de très spécial du texte. Je n’oublie pas non plus l’excellente Léa Drucker que je n’avais pas encore eu l’occasion de voir sur scène.

Voici l’histoire, telle que donnée par le dossier de presse :
Toutes les mères meurent, celle-là aussi. Bizarrement ce n’est pas triste… c’est comme ça. Pendant ce temps, les sœurs se parlent, les cigarettes se roulent, les religieuses au chocolat se mangent, et il est hors de question d’appeler un prêtre !
Zabou Breitman et Emmanuelle Marie


Il s’agit d’un dialogue entre deux sœurs réunies pour assister à l’agonie de leur mère, dialogue parfois interrompu par les monologues de chacune des sœurs. Il n’y a donc pas véritablement une histoire à suivre, juste des échanges entre deux sœurs qui n’ont pas eu l’occasion de se voir depuis longtemps. Des échanges forts, personnels et ponctuels tels qu’il peut y en avoir dans des circonstances dramatiques : ces fameux échanges pleins de pudeur que l’on n'a jamais volontairement dans des circonstances habituelles.


C’est donc un texte et une histoire sans histoire très difficile à faire passer auprès du public. Et là, miracle ! grâce à une mise en scène époustouflante, le texte se déroule tout seul et l’on ne voit pas le temps passer. Dans un décor extraordinaire d'originalité, les nombreux déplacements sont ponctués par des faux ‘tombés de rideaux’ qui permettent d’enchaîner harmonieusement la succession des dialogues entre les deux sœurs. L’intervention ponctuelle d’une violoncelliste (Maëva Le Berre) et la projection de scènes pré-filmées sur les décors achèvent de donner un rythme incroyable à cette pièce.


Le tour de force de Zabou Breitman et de ses comédiennes est d’avoir réussi à donner du rythme à un texte difficile sans pour autant dénaturer le côté dramatique de l’histoire.


Si vous voulez découvrir un théâtre d’auteur passionnant : allez-y sans attendre !


zabou.jpg parrains_Carre Isabelle_Carole Bellaiche_2593_002 copier.jpg DRUCKERLea050915.JPG
Zabou Breitman - Isabelle Carré - Léa Drucker



Sabdesbois

Publié le 10 sep 2006 à 08:00
Par La tribu

 Affiche du filmLe dernier film de Ken Loach est sorti dans les salles depuis le 23 août dernier et c’est un véritable petit chef-d’œuvre.

Pour « Le vent se lève », Ken Loach a reçu la Palme d’or du Festival de Cannes 2006. A cette occasion, il a déclaré « Nous espérons que notre film constitue un petit pas dans la relation qu’ont les Britanniques avec leur passé impérialiste. Si nous osons dire la vérité sur le passé, peut-être oserons-nous dire la vérité sur le présent ».


L'histoire
Irlande, 1920. Des paysans s'unissent pour former une armée de volontaires contre les redoutables Black et Tans, troupes anglaises envoyées par bateaux entiers pour mater les velléités d'indépendance du peuple irlandais. Par sens du devoir et amour de son pays, Damien abondonne sa jeune carrière de médecin et rejoint son frère Teddy dans le dangereux combat pour la liberté...

Mon avis

A travers l’histoire de ces deux frères, Damien et Teddy, c’est un petit morceau de l’origine du conflit anglo-irlandais que l’on peut découvrir. Pour moi, cet épisode était plus que flou et les amis irlandais que j’avais intérrogés étaient assez embarrassés pour y donner un début d’éclairage. Bref, le genre de situation où l’on se déteste et se bat depuis des décennies, mais on a oublié pourquoi…

Alors si ce film n’a pas pour objet de retracer la genèse du conflit, il y apporte des éléments de réponse et ce n’est déjà pas si mal. Par ailleurs, l’histoire de ces deux frères, de leur rapprochement dans la lutte contre l’ennemi anglais, puis de leur éloignement au règlement du conflit, est l’accompagnement poignant de cette page d’histoire irlandaise. Et pour finir, comme à son habitude, Ken Loach nous offre une qualité d'image, de prise de vues et de bande-son qui nous entraîne dans son histoire.


A voir absolument !

Ecrit par Sabdesbois

Le site officiel du film (en anglais) : http://www.thewindthatshakesthebarley.co.uk/

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