Un petit essai à partir de la photo d''une dune dans un désert de sable...
(Merci à Louve de m'avoir permis deme lancer dans cet essai.)
Le soleil implacable du désert cuisait sa peau. Elle se laissa aller… Lentement, calmement…Imperceptiblement, elle se vidait de son souffle. Subrepticement, s’insinuait à sa place le sombre poison. Son sang se glaçait et la vie arrêtait de couler dans ses veines épuisées. Elle allait mourir au milieu de nulle-part. La gorge sèche. La langue gonflée. Elle ne trouverait pas l’oasis qui jadis enchantait les voyageurs de son chant cristallin.
Elle cessa de respirer, sans trembler. Seule et abandonnée. Assoiffée. Sa dernière pensée alla à son maître. Il l’avait chassée pour naviguer. Il avait préféré les marées de gouttes d’eau à la profusion des grains de sable.
L’harmattan souleva la dune et une vague d’or coula sur son cadavre. Méhari. Une grandeur du passé... Un mot à effacer. Le vent s’en chargerait…
