Les préparatifs du baptême de mon chouchouillou me donnent l'occasion de partager avec vous des textes qui me touchent. Chacun d'eux dévoile une part de mon moi profond.
L'enfant te parlera de Dieu
L’enfant a le regard qui porte loin
Sa voix de vérité dit la vérité du monde
Ecoute cette voix
Elle dit que l’univers a un visage d’homme
Qu’il y a des étoiles dans les yeux
Et que les yeux sont une voix lactée
Elle dit que l’infini ressemble à l’homme
Et que l’homme est comme l’infini
Ecoute cette voix
Elle sait mieux que toi
Que le miracle ouvre la porte à la raison
Et qu’il n’est de valeur que celle du coeur
Ecoute cette voix
Qui pose les questions
Et connaît toutes les réponses
Apprends-lui simplement ce que tu sais
Si peu de choses
Un mot, un outil, un geste
Et l’enfant apprendra tout le reste
La bonté
La faiblesse
Et sans le nommer
Il te parlera de Dieu.
Le deuxième le plait particulièrement car je suis sagittaire, alors les flèches, ça me connait ;-)
Vos enfants ne sont pas vos enfants (Par Khalil Gibran)
Une femme qui tenait un bébé sur son sein dit, Parle-nous des Enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont fils et filles du désir de Vie en lui-même.
Ils viennent par vous mais non de vous,
Et bien qu’ils soient avec vous, ce n’est pas à vous qu’ils appartiennent.
Vous pouvez leur donner votre amour mais non vos pensées, Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez loger leur corps mais non leurs âmes, Car leur âmes habitent la demeure de demain,
que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves. Vous pouvez vous efforcer de leur ressembler,
mais n’essayer pas qu’ils vous ressemblent. Car la vie ne retourne pas en arrière ni ne s’attarde à hier.
Vous êtes les arcs qui projettent vos enfants telles des flèches vivantes.
L’Archer voit la cible sur le chemin de l’infini,
et Il vous courbe avec toute Sa force pour que Ses flèches aillent vite et loin.
Que cette courbure, dans les mains de l’Archer, tende à la joie ;
Car comme Il aime la flèche qui vole, Il aime aussi l’arc qui est stable.
Et le dernier... No comment...
Texte « Ademar » de Bonos (poète brésilien)
Comme je marchais sur la plage, au soir de ma vie avant de m'enfoncer dans l'océan de Dieu,
je me suis retourné et j'ai vu sur le sable l'empreinte de mes pas.
Chaque pas était un jour de ma vie et ils étaient tous là, aussi loin que pouvait monter mon regard.
Je les ai tous comptés et je les ai tous reconnus, les jours de joie et les jours d'angoisse,
les pas assurés et ceux qui trébuchaient. Du plus loin que j'ai vu,
à côté de mes traces s'imprimait une trace jumelle et qui m'accompagnait jusqu'à mes derniers pas.
C'était les pas de Dieu qui marchait côte à côte comme il l'avait promis tout au long de ma vie.
Comme un père accompagne son enfant, il avait marché à mon pas.
Et comme je regardais ce long ruban de nos traces parallèles,
il me sembla voir qu'à certains endroits il se rétrécissait
et que seule une empreinte se lisait sur le sable.
C'était l'empreinte des jours les plus noirs, ces jours de larmes, de souffrance et de deuil,
lorsqu'on se sent très seul et abandonné.
"Seigneur, ai-je crié, où étais-tu lorsque j'ai tant pleuré ?
Pourquoi ne marchais-tu plus à mes côtés ?"
Et le Seigneur m'a répondu :
"mon enfant bien-aimé, l'unique trace que tu vois est la mienne,
car à ces moments-là, moi, je te portais dans mes bras."
