Ta'aroa, le grand, créateur de l'univers, avait créé la mer.
Il l'avait faite lisse mais la mer s'ennuyait.
J'ai repris mon texte et je préfère cette version ! Allez Zouh ! Je vous fais profiter de cette nouvelle mixture
!Ta'aroa, le grand, créateur de l'univers, avait créé la mer. Il l'avait polie, poncée, lustrée avec application. La mer était tellement plate, que même sous le souffle du vent, elle n’ondoyait pas. Car Ta'aroa, le grand, avait créé la mer telle que nulle ridule ne vienne trouble sa lisse surface.
En ce temps là, le vent soufflait et soufflait encore.
La mer, immuable sous ses caresses, s'ennuyait. Elle étouffait dans son immobile enveloppe close.
Un matin, le ciel se voila. La grisaille s'installa.
La mer, mécontente, changea. Son bleu légendaire se dilua. Il vira au gris, terne. Ronchonne, la mer se courba, se ramassa sur elle-même puis s'étira en de longues langues.
Ces premières vagues léchèrent la plage au plus loin qu'elles pouvaient.
La mer, découvrant qu’elle pouvait se mouvoir, lança de nouvelles vagues à l'assaut des plages de sable blanc... Encore et encore.
Mais ne trouvant que du sable sous le sable, la mer s'énerva. Ses vagues montèrent à l'assaut des falaises. Elles se jetèrent contre la roche et arrachèrent les pierres. Mais sous la pierre, elles ne trouvèrent que de la pierre.
Du sable et de la pierre, ce fût là leur seul butin.
De guerre lasse, au soir, la mer se retira.
Le vent ne soulevait plus maintenant que de fines vaguelettes. La mer, apaisée, miroitait sous le ciel étoilé et se pâmait d'être si belle.
Quelques folles vagues voulaient pourtant atteindre la lune. Elles cognaient contre la barrière de corail et explosaient en mille gerbes étincelantes. Tout le long du récif, le corail se rebellait. Il criait sa douleur dans la nuit claire.
