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Ce blog est classé 4951ème
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Publié le 06/08/2007 à 14:52
Par leeloo
Humeur : Gaie
Messages inexpliqués


- Ting ! Monsieur Duponton cherche à vous joindre.
Selma sourit et enfonce la touche ‘Lecture’ de sa télécommande. Sur le mur du salon, le bureau de son père s’ouvre comme par magie.
- N’oublie pas de venir manger ce soir, Selma.
- Non, non ! Pas de problème. Je viendrai. Embrasse Maman.
- Ce sera fait ! Bonne journée, chérie.
- A toi aussi, papa.
L’image s’efface et les oeuvres de Klimt s’installent, s’emmêlent et ne s’immobilisent jamais, donnant à la séparation en verre des reflets bleus et mordorés.

Selma reprend son travail. Elle traque parmi les zéros et les uns qui transitent sur le réseau, les séquences indigènes, celles qui sont incluses de fait dans le trafic mais qui n’ont aucune raison d’être. Son moniteur ressemble à une forêt de bits. Il en sort de partout, défilant sans cesse, de long en large et de haut en bas. Selma s’est habituée à ce mouvement incessant. Elle reste des heures à suivre leur course. Elle remarque fréquemment des soubresauts intermittents, incompréhensibles et inexpliqués. Depuis qu’elle est superviseur, elle a relevé cinq grosses incohérences dans les visioconférences :
- Depuis 25 ans, nous cherchons.
- Suis le professeur.
- Technologie nous musèle.
- Ecoutez !
- Sur la face cachée.
Des dialogues bruités, emmêlés dans les conversations dont le format précis ne se trouve pourtant pas altéré par leur présence. Une énigme !
Selma cherche leur origine. Aucun des relais de la République Saine n’a diffusé ces inepties. Les fonctions de surveillance ne relèvent aucune erreur liée à leur évolution. Ces émissions n’ont aucune datation, aucun identifiant. Aucun contrôleur, aucun pare-feu ne les stoppe. Selma ne comprend pas comment ils se propagent. Elle désespère de trouver leur provenance. Mais ils apparaissent de plus en plus souvent. A croire qu’ils ont une vie propre !

Selma a envoyé plusieurs mouchards à leur poursuite. [...]

Si vous voulez connaître la suite, contactez-moi !
Publié le 14/04/2007 à 15:47
Par leeloo
Un autre texte qu'il me faut poursuivre...

Eileen rejette nonchalamment sa tête en arrière. Malgré la délicatesse du geste, la capuche s'affaisse, libérant sa longue chevelure soyeuse. Offerte aux caresses du vent, elle ondule, vaporeuse et enveloppe l'elfe d'un sombre nuage chatoyant.
Le bras s'avance vers la tige et d’un doigt de velours caresse les pétales délicats fraîchement éclos. Le parfum subtil de la fleur agresse son odorat exacerbé.
Aïe ! La piqûre est légère. Une goutte de sang perle… Dans un mouvement brusque, Eileen lâche la rose coupée qui vient mollement tomber sur la margelle de la fontaine de vie.
Sans un regard pour la fleur voluptueuse, elle pose sa main sur son ventre. Un coup de pied ! Le premier ! Le sourire aux lèvres, Eileen vole prévenir son amant de ce bonheur nouveau et merveilleux ! (...)
Publié le 14/04/2007 à 15:32
Par leeloo
Un petit essai à partir de la photo d''une dune dans un désert de sable...
(Merci à Louve de m'avoir permis deme lancer dans cet essai.)

Le soleil implacable du désert cuisait sa peau. Elle se laissa aller… Lentement, calmement…Imperceptiblement, elle se vidait de son souffle. Subrepticement, s’insinuait à sa place le sombre poison. Son sang se glaçait et la vie arrêtait de couler dans ses veines épuisées. Elle allait mourir au milieu de nulle-part. La gorge sèche. La langue gonflée. Elle ne trouverait pas l’oasis qui jadis enchantait les voyageurs de son chant cristallin.
Elle cessa de respirer, sans trembler. Seule et abandonnée. Assoiffée. Sa dernière pensée alla à son maître. Il l’avait chassée pour naviguer. Il avait préféré les marées de gouttes d’eau à la profusion des grains de sable.
L’harmattan souleva la dune et une vague d’or coula sur son cadavre. Méhari. Une grandeur du passé... Un mot à effacer. Le vent s’en chargerait…
Mon bloc perso.
Les textes que vous lisez ont un propriétaire, les images aussi ! Ne l'oubliez pas et ne pillez pas ce sac à lire. Merci !
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Imaginez-vous les pieds dans l'eau bleue azur d'un lagon, allongée passivement sur une chaise longue, à l'ombre d'un parasol doré... Un cocktail frais et délicat à portée de votre main... La rêverie vous emporte et des histoires magnifiques naissent...
Des vagues de votre imagination...