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l'univers et la bêtise humaine.
En ce qui concerne l'univers, je n'en ai pas acquis la certitude absolue.

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Nekhbet : (Isis par ailleurs lol) Merci à vous deux d'être là et très gros bisous :))
Catamiaou : nous aimons décidément beaucoup les mêmes choses! beau blog, réconfortant ! merci !
valili : ton blog est super
Passant : Ça semble mort, ici.
Fatiha : vive le maroc
d : vive les lamas !
Me Joujoux : Et bien ma Nekhbet, je tente de répondre à ton petit message... voici la dernière tentative retronome1@al.c om
Nekhbet : Merci pour les commentaires et les infos, je suis là moins souvent mais je lis tout :)
Harold : Avis à tous les fans de James Blunt!!!!! il sera l'invité de Laurent Ruquier dans son émission "On n'a pas tout dit" le mardi 9 octobre.
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Publié le 20 août 2006 à 18:07
Par Nekhbet
Humeur : Rebelle






Aujourd’hui, c’est peinture !

Coup de neuf sur les murs,

Coup de balai sur ma vie !

Aujourd’hui, est-ce fini ?

 

Comme un grand ménage de printemps,

Je traque la poussière sur mes sentiments :

Grandes questions,

Prise de décision ?

 

Coup de balai sur vingt-sept ans,

Décès de la belle au bois dormant

J’ai tellement cru pendant toutes ces années

A notre complicité, à notre amour partagé…

 

Double vie, double mensonge,

J’ai dû vivre dans un songe…

Il m’en a fallu du temps pour comprendre

Que je ne vivais que sur ruines et cendres…

 

Aujourd’hui, c’est peinture !

Mais c’est trop dur…

Je dois dire adieu à mes peurs,

Balayer les restes de mon cœur

 

Coup de vent, coup de balai…

Je veux retrouver la paix,

Mais je continue de l’aimer

Malgré les doutes et les plaies.

 

Coup de vent, coup de balai

Que vais-je finir par décider ?

La question est encore une fois posée,

Vais-je m’en aller ou rester ?


Nekhbet



 

Publié le 18 août 2006 à 20:52
Par Nekhbet
Humeur : Tendre

Il y a onze ans, ma mère est morte, officiellement...en réalité, son cerveau et sa personnalité étaient déjà morts depuis plusieurs mois, grignottés jour après jour par cette maladie: Alzheimer...

Depuis ce jour, il m'est toujours assez difficile d'en parler, et depuis, à chaque trou de mémoire je ne peux pas empêcher cette petite pensée de trotter dans ma tête: " et si c'était le début de...ça?"








Elle attend...




Assise sur la marche du perron,
Elle regarde jouer les enfants,
Sans les voir vraiment, en rêvant,
Les yeux perdus vers l’horizon.

Elle se souvient de toute son enfance,
Revoit sa mère, toujours très affairée.
Elle la revoit travailler, rire et danser,
Et parfois aller se cacher pour pleurer.

Elle se souvient de tous ses gros câlins,
De sa façon de toujours trop la protéger,
Souvent insupportable, au point de l’étouffer.
Elle se souvient des disputes, des chagrins.

Toutes ces fois où elle l’a vraiment exaspérée
En l’empêchant de faire ce qu’elle aimait !
Toutes ces fois ou elle l’a punie ou grondée !
Mais aussi toutes les nuits passées à la soigner…

Elle a toujours bercé son enfance
Mais a pourri toute son adolescence,
A surveiller tous ses gestes en silence,
A l’empêcher d’avoir une existence.

Le jour où elle s’est mariée malgré son avis
Sa mère a enfin compris qu’elle avait grandi
Qu’elle ne pouvait plus l’emprisonner
Que sa vie, c’était à elle seule de la mener

Elle revoit passer toutes ces années
Ou elles ont enfin appris à s’apprécier
A se créer une nouvelle complicité,
Avec des riens qu’elles ont partagé.

Et ces jours de merveille où sont nés
Ses petits enfants qui l’ont tant comblée
Elle se souvient de son immense joie
De sa façon de les traiter en petits rois

Malgré, ou grâce à ce qu’elles ont traversé,
Grandes et petites joies, peines et soucis partagés
Elle se souvient de l’amour qu’elle se portaient
Hélas ! Un jour sa mère a commencé à changer

Son comportement a semblé se détraquer,
Comme un automate au mécanisme cassé.
Dépression, ou la vieillesse qui frappait ?
Hélas ! C’était son cerveau qui se mourait.

Un a un ses souvenirs se sont effacés,
Jusqu’à ne plus savoir qui elle était,
Errant sans fin, complètement déboussolée
Comme effrayée, au regard d’animal traqué.

Tous les jours elle a un peu plus décliné,
Ne reconnaissant plus ceux qui l’entouraient,
Ne sachant plus se laver, ni manger, ni marcher,
Ne sachant plus respirer seule sans être assistée.

Et elle, elle est assise là et attend, prostrée,
Que le téléphone se mette enfin à sonner.
Elle sait ce que son père va lui annoncer,
Elle a mal et se reproche de tant le souhaiter.

Sa mère, il y a longtemps qu’elle les a quittés,
Que son esprit n’habite plus ce corps torturé.
Ce n’est qu’une enveloppe complètement vidée
Par cette maladie qui l’a détruite sans pitié.

Enfin résonne la sonnerie qu’elle attendait
Qui lui confirme ce qu’au fond d’elle, elle sait.
Elle se dit que c’est mieux mais se met à pleurer
Sur la vie gâchée de sa mère, le cœur serré.

Alzheimer, mort sans cadavre c’est bien vrai !
Elle espère que sa maman a retrouvé la paix.
En elle, il restera toujours ce lancinant regret
De n’avoir pas pu lui redire qu’elle l’aimait…


Nekhbet
Publié le 18 août 2006 à 11:40
Par Nekhbet
Humeur : Au secours !



La poésie contemporaine ne chante plus... Elle rampe
Elle a cependant le privilège de la distinction...
Elle ne fréquente pas les mots mal famés... elle les ignore
On ne prend les mots qu'avec des gants: à "menstruel" on préfère "périodique", et l'on va répétant qu'il est des termes médicaux qui ne doivent pas sortir des laboratoires ou du Codex.

Le snobisme scolaire qui consiste, en poésie, à n'employer que certains mots déterminés, à la priver de certains autres, qu'ils soient techniques, médicaux, populaires ou argotiques, me fait penser au prestige du rince-doigts et du baisemain.

Ce n'est pas le rince-doigts qui fait les mains propres ni le baisemain qui fait la tendresse.
Ce n'est pas le mot qui fait la poésie, c'est la poésie qui illustre le mot.

Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir s'ils ont leur compte de pieds, ne sont pas des poètes, ce sont des dactylographes.

Le poète d'aujourd'hui doit appartenir à une caste, à un parti ou au Tout-Paris.
Le poète qui ne se soumet pas est un homme mutilé.

La poésie est une clameur. Elle doit être entendue comme la musique.
Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie n'est pas finie. Elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche.

L'embrigadement est un signe des temps.
De notre temps les hommes qui pensent en rond ont les idées courbes.
Les sociétés littéraires sont encore la Société.
La pensée mise en commun est une pensée commune.

Mozart est mort seul,
Accompagné à la fosse commune par un chien et des fantômes.
Renoir avait les doigts crochus de rhumatismes.
Ravel avait une tumeur qui lui suça d'un coup toute sa musique.
Beethoven était sourd.
Il fallut quêter pour enterrer Béla Bartok.
Rutebeuf avait faim.
Villon volait pour manger.
Tout le monde s'en fout...

L'Art n'est pas un bureau d'anthropométrie !

La Lumière ne se fait que sur les tombes...

Nous vivons une époque épique et nous n'avons plus rien d'épique
La musique se vend comme le savon à barbe.
Pour que le désespoir même se vende il ne reste qu'à en trouver la formule.
Tout est prêt:
Les capitaux
La publicité
La clientèle
Qui donc inventera le désespoir ?

Avec nos avions qui dament le pion au soleil,
Avec nos magnétophones qui se souviennent de "ces voix qui se sont tues",
Avec nos âmes en rade au milieu des rues,
Nous sommes au bord du vide,
Ficelés dans nos paquets de viande,
A regarder passer les révolutions

N'oubliez jamais que ce qu'il y a d'encombrant dans la Morale,
C'est que c'est toujours la Morale des autres.

Les plus beaux chants sont les chants de revendications
Le vers doit faire l'amour dans la tête des populations.

A L'ÉCOLE DE LA POÉSIE ET DE LA MUSIQUE ON N'APPREND PAS
ON SE BAT !



(Léo Ferré, Il n'y a plus rien, 1973)


Publié le 12 août 2006 à 21:53
Par Nekhbet
Humeur : Tendre


Dans mon jeune temps dans ma chambre il y avait un seul et unique poster affiché au mur: celui d'Elvis Presley. Il a été et est toujours mon chanteur favori, aussi bien pour ses chansons, sa façon d'être, de danser, et le charme absolu qu'il dégageait. En fait, c'est une somme de petites et grandes choses qui font qu'on s'attache à quelqu'un; comme disait Montaigne "Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu'en répondant : «Parce que c'était lui, parce que c'était moi.»" et ça s'applique aussi bien à nos relations personnelles qu'à nos coups de coeur pour un artiste. Je n'ai pourtant jamais été la "fan de base", celle qui hurle et pleure, j'aime calmement ! Comme pour tout je supporte très mal le fanatisme en général








Au milieu des années 50, il incarnait le Rock' n' Roll, et la majorité des grandes vedettes qui suivirent prirent Elvis pour modèle. 29 ans après sa mort, il est plus populaire que jamais : la succession d'Elvis reçoit plusieurs millions de dollars chaque année de la vente de ses albums, et un demi-million d'admirateurs continuent de se recueillir devant les grilles de Graceland. La RIAA a remis à ce jour, pour ses albums, 97 disques d'or, 55 platines et 26 multi-platines. Plus de 118.5 millions d'albums ont été vendu jusqu'à maintenant aux États-Unis.


Il y a 29 ans, Le 16 aout 1977, Elvis Presley disparaissait... A 42 ans, seul et en pyjama, s’éteignait la plus grande star du rock’n’roll.
La vérité n’a rien de glamour : Elvis est mort sur ses toilettes.. Le King était malade, il se teignait les cheveux, perdait les dents, voyait mal et était constipé. Kurt Cobain s’est suicidé, James Dean est mort au volant de sa Porsche. Les derniers mots de Presley ? “Je vais lire aux toilettes”. Deux heures, plus tard, Ginger, sa fiancée du moment, le retrouvait, le pyjama sur les chevilles, plié en deux sur l’épaisse moquette de Graceland, dernier refuge d’une star déboussolée...

 Moins de deux jours après sa mort, la rumeur est lancée : le King ne serait pas mort. Non seulement Elvis serait encore en vie mais il est régulièrement aperçu au quatre coins du pays. Résultat, un américain sur dix croit encore que Presley traverse le pays en cadillac rose. Et sans remettre en cause le décès du chanteur, voici les neuf raisons pour croire l’impossible.


1) L’inventaire des biens du King révèle que ses objets préférés ont disparus de Graceland. Dont les bijoux de sa mère, sa seule véritable idole.

2) Le 17 août 1977, au lendemain de sa mort, une ancienne “fiancée” du King reçoit une rose offerte par un mystérieux “ El Lancelot”. C’était le surnom qu’elle donnait à Elvis. Un secret que les amoureux n’avaient jamais partagé.

3) Elvis avait pris 30 kilos durant l’été 1977. Fier de son image, il ne cachait pas les difficultés que lui posait son problème de poids. Ne supportant plus d’être “un pantin bouffi”, il se décide de disparaître.

4) une semaine avant sa mort, près d’un million de dollars furent retirés d’un des compte de Presley. Le liquide ne fut jamais retrouvé.

5) Le 15 août 1977, Elvis téléphone à une amie et lui déclare que contrairement à ce que le Colonel Parker a prévu, il ne partira pas en tournée. Il lui assure être en bonne santé et lui demande ne pas croire ce qu’elle lira dans les journaux.

6) Le cercueil d’Elvis venait d’Oklahoma et pesait près de quatre cent kilos. Il s’agit d’un modèle exclusif, désigné à l’usage de Presley. La cérémonie ayant lieu dès le lendemain de sa mort, comment a-t-il pu être bâti aussi rapidement ? Et puis, pourquoi avoir précipiter l’enterrement du King ?

7) Le cercueil vitré présenté à ses fans ne contenait pas Elvis mais un mannequin de cire. C’est d’ailleurs pour cela que l’air autour du cercueil était frais. Pour éviter à la cire de fondre. Impossible ? Alors pourquoi un de ses favoris était-il en train de tomber ? Et pourquoi ses mains étaient parfaites alors qu’elles étaient en réalité abîmées ? Et son nez, il n’a jamais été aussi gros...
8) Elvis était fasciné par la numérologie. La date de sa mort ( 16+8+1977) donne 2001. Et 2001, l’odyssée de l’espace était son film préféré. D’ailleurs il utilisait le thème pour ouvrir ses concerts. Mieux encore, 2+0+0+1 donne 3, le chiffre préféré du King. Troublant...

9) Le 16 août 1977, en fin de soirée, alors que la mort d’Elvis est connue depuis peu, un homme lui ressemblant embarque pour Buenos Aires. Son nom ?John Burrows. Le pseudonyme préféré de Presley lorsqu’il réservait un hôtel.


Alors, Elvis, mort ou vivant?

Vivant dans nos coeur au moins, le reste est sans doute un montage de coincidences réelles ou totalement inventées qui a permis à des fans refusant d'admettre la fatalité d'espérer encore.

Sources:
 
http://www.williamreymond.com
http://www.elvis-presley.ca/


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