Deux choses sont infinies :
l'univers et la bêtise humaine.
En ce qui concerne l'univers, je n'en ai pas acquis la certitude absolue.
Einstein
kitinio : Le site français à changé venez sur le nouveau www.bluntyfan.c om Vive James Blunt!!!
Nekhbet : (Isis par ailleurs lol) Merci à vous deux d'être là et très gros bisous :))
Catamiaou : nous aimons décidément beaucoup les mêmes choses! beau blog, réconfortant ! merci !
valili : ton blog est super
Passant : Ça semble mort, ici.
Fatiha : vive le maroc
d : vive les lamas !
Me Joujoux : Et bien ma Nekhbet, je tente de répondre à ton petit message... voici la dernière tentative retronome1@al.c om
Nekhbet : Merci pour les commentaires et les infos, je suis là moins souvent mais je lis tout :)
Harold : Avis à tous les fans de James Blunt!!!!! il sera l'invité de Laurent Ruquier dans son émission "On n'a pas tout dit" le mardi 9 octobre.
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Publié le 22 novembre 2006 à 03:21
Par Nekhbet
Humeur : Rebelle
Un poème indémodable, encore et toujours à lire, à dire et à clamer!
Liberté
Sur mes cahiers d'écolier Sur mon pupitre et les arbres Sur le sable de neige J'écris ton nom
Sur les pages lues Sur toutes les pages blanches Pierre sang papier ou cendre J'écris ton nom
Sur les images dorées Sur les armes des guerriers Sur la couronne des rois J'écris ton nom
Sur la jungle et le désert Sur les nids sur les genêts Sur l'écho de mon enfance J'écris ton nom
Sur tous mes chiffons d'azur Sur l'étang soleil moisi Sur le lac lune vivante J'écris ton nom
Sur les champs sur l'horizon Sur les ailes des oiseaux Et sur le moulin des ombres J'écris ton nom
Sur chaque bouffées d'aurore Sur la mer sur les bateaux Sur la montagne démente J'écris ton nom
Sur la mousse des nuages Sur les sueurs de l'orage Sur la pluie épaisse et fade J'écris ton nom
Sur les formes scintillantes Sur les cloches des couleurs Sur la vérité physique J'écris ton nom
Sur les sentiers éveillés Sur les routes déployées Sur les places qui débordent J'écris ton nom
Sur la lampe qui s'allume Sur la lampe qui s'éteint Sur mes raisons réunies J'écris ton nom
Sur le fruit coupé en deux Du miroir et de ma chambre Sur mon lit coquille vide J'écris ton nom
Sur mon chien gourmand et tendre Sur ses oreilles dressées Sur sa patte maladroite J'écris ton nom
Sur le tremplin de ma porte Sur les objets familiers Sur le flot du feu béni J'écris ton nom
Sur toute chair accordée Sur le front de mes amis Sur chaque main qui se tend J'écris ton nom
Sur la vitre des surprises Sur les lèvres attendries Bien au-dessus du silence J'écris ton nom
Sur mes refuges détruits Sur mes phares écroulés Sur les murs de mon ennui J'écris ton nom
Sur l'absence sans désir Sur la solitude nue Sur les marches de la mort J'écris ton nom
Sur la santé revenue Sur le risque disparu Sur l'espoir sans souvenir J'écris ton nom
Et par le pouvoir d'un mot Je recommence ma vie Je suis né pour te connaître Pour te nommer
Paul Eluard in Poésies et vérités, 1942 |
Publié le 20 novembre 2006 à 01:53
Par Nekhbet
Humeur : Maussade
Parfois j'ai vraiment le sentiment de n'être qu'une ombre qui passe, aussi impalpable que mon ombre ce matin, et tellement banale que personne n'y fait attention...
Même pas moi... UN ESCLAVE DE L'OMBRE
Je suis l'esclave de mon ombre Et les gouttes de pluie tombent tombent Sur mon ombre Et de neige de vent et d'amour.
Je suis l'esclave de mon ombre Et j'attends toujours qu'elle rescuscite Mais elle meurt toujours Et moi je reste seulement l'ombre de mon ombre Un esclave dans l'obscurité.
Ronald Gasparic
Publié le 03 novembre 2006 à 23:17
Par Nekhbet
Humeur : Tendre
Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais au cas ou...Il me reste au fond du coeur et de l'âme des petites histoires qui m'ont marquées, toutes simples parfois, mais qui sont gravées en moi et qui provoquent encore et toujours la même émotion.
Par exemple, la première fois que j'ai lu "la petite fille aux allumettes" d'Anderson, j'ai presque sangloté...Bon, j'avais six ans et c'était juste pendant la veillée de Noël, et je la voyais vraiment, la petite fille du conte! Depuis je suis devenue maman (et même grand-maman!) et je n'ai jamais réussi à raconter cette histoire à mes enfants sans en avoir lgorge serrée au point de devoir arrêter ma lecture quelques secondes, au point d'en avoir les larmes aux yeux...
Je dois vraiment être d'une stupide émotivité...
Voici le texte:
LA PETITE FILLE AUX ALLUMETTES
Conte d'Andersen
Il faisait effroyablement froid; il neigeait depuis le matin; il faisait déjà sombre; le soir approchait, le soir du dernier jour de l'année. Au milieu des rafales, par ce froid glacial, une pauvre petite fille marchait dans la rue: elle n'avait rien sur la tête, elle était pieds nus. Lorsqu'elle était sortie de chez elle le matin, elle avait eu de vieilles pantoufles beaucoup trop grandes pour elle. Aussi les perdit-elle lorsqu'elle eut à se sauver devant une file de voitures; les voitures passées, elle chercha après ses chaussures; un méchant gamin s'enfuyait emportant en riant l'une des pantoufles; l'autre avait été entièrement écrasée.
Voilà la malheureuse enfant n'ayant plus rien pour abriter ses pauvres petits petons. Dans son vieux tablier, elle portait des allumettes: elle en tenait à la main un paquet. Mais, ce jour, la veille du nouvel an, tout le monde était affairé; par cet affreux temps, personne ne s'arrêtait pour considérer l'air suppliant de la petite qui faisait pitié. La journée finissait, et elle n'avait pas encore vendu un seul paquet d'allumettes. Tremblante de froid et de faim, elle se traînait de rue en rue.
Des flocons de neige couvraient sa longue chevelure blonde. De toutes les fenêtres brillaient des lumières: de presque toutes les maisons sortait une délicieuse odeur, celle de l'oie, qu'on rôtissait pour le festin du soir: c'était la Saint-Sylvestre. Cela, oui, cela lui faisait arrêter ses pas errants. Enfin, après avoir une dernière fois offert en vain son paquet d'allumettes, l'enfant aperçoit une encoignure entre deux maisons, dont l'une dépassait un peu l'autre. Harassée, elle s'y assied et s'y blottit, tirant à elle ses petits pieds: mais elle grelotte et frissonne encore plus qu'avant et cependant elle n'ose rentrer chez elle. Elle n'y rapporterait pas la plus petite monnaie, et son père la battrait.
L'enfant avait ses petites menottes toutes transies. «Si je prenais une allumette, se dit-elle, une seule pour réchauffer mes doigts? » C'est ce qu'elle fit. Quelle flamme merveilleuse c'était! Il sembla tout à coup à la petite fille qu'elle se trouvait devant un grand poêle en fonte, décoré d'ornements en cuivre. La petite allait étendre ses pieds pour les réchauffer, lorsque la petite flamme s'éteignit brusquement: le poêle disparut, et l'enfant restait là, tenant en main un petit morceau de bois à moitié brûlé.
Elle frotta une seconde allumette: la lueur se projetait sur la muraille qui devint transparente. Derrière, la table était mise: elle était couverte d'une belle nappe blanche, sur laquelle brillait une superbe vaisselle de porcelaine. Au milieu, s'étalait une magnifique oie rôtie, entourée de compote de pommes: et voilà que la bête se met en mouvement et, avec un couteau et une fourchette fixés dans sa poitrine, vient se présenter devant la pauvre petite. Et puis plus rien: la flamme s'éteint. L'enfant prend une troisième allumette, et elle se voit transportée près d'un arbre de Noël, splendide. Sur ses branches vertes, brillaient mille bougies de couleurs: de tous côtés, pendait une foule de merveilles. La petite étendit la main pour saisir la moins belle: l'allumette s'éteint. L'arbre semble monter vers le ciel et ses bougies deviennent des étoiles: il y en a une qui se détache et qui redescend vers la terre, laissant une traînée de feu. «Voilà quelqu'un qui va mourir » se dit la petite. Sa vieille grand-mère, le seul être qui l'avait aimée et chérie, et qui était morte il n'y avait pas longtemps, lui avait dit que lorsqu'on voit une étoile qui file, d'un autre côté une âme monte vers le paradis. Elle frotta encore une allumette: une grande clarté se répandit et, devant l'enfant, se tenait la vieille grand-mère. - Grand-mère, s'écria la petite, grand-mère, emmène-moi. Oh! tu vas me quitter quand l'allumette sera éteinte: tu t'évanouiras comme le poêle si chaud, le superbe rôti d'oie, le splendide arbre de Noël. Reste, je te prie, ou emporte-moi.
Et l'enfant alluma une nouvelle allumette, et puis une autre, et enfin tout le paquet, pour voir la bonne grand-mère le plus longtemps possible. La grand-mère prit la petite dans ses bras et elle la porta bien haut, en un lieu où il n'y avait plus ni de froid, ni de faim, ni de chagrin: c'était devant le trône de Dieu. Le lendemain matin, cependant, les passants trouvèrent dans l'encoignure le corps de la petite ; ses joues étaient rouges, elle semblait sourire ; elle était morte de froid, pendant la nuit qui avait apporté à tant d'autres des joies et des plaisirs. Elle tenait dans sa petite main, toute raidie, les restes brûlés d'un paquet d'allumettes.
- Quelle sottise ! dit un sans-cœur. Comment a-t-elle pu croire que cela la réchaufferait ? D'autres versèrent des larmes sur l'enfant; c'est qu'ils ne savaient pas toutes les belles choses qu'elle avait vues pendant la nuit du nouvel an, c'est qu'ils ignoraient que, si elle avait bien souffert, elle goûtait maintenant dans les bras de sa grand-mère la plus douce félicité.
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Publié le 02 novembre 2006 à 01:10
Par Nekhbet
L'automne arrive, une fois encore Sur la forêt et sur nos vies. Tous les arbres se teintent d'or Et nos cheveux s'ornent de gris
Les feuilles tombent doucement, Glissant au fil de l'eau, sans bruit Comme nos pas qui, lentement, Suivent le cours de nos vies...
Et la nature peu a peu s'engourdit, Et notre marche peu a peu se ralentit... Sans un regard en arrière, Adoucissant nos misères.
Et l'été s'en va, furtivement, Sans faire un bruit, très calmement. Autour de nous la paix s'étend, Sur nos passions et nos tourments...
Souriant devant cet apaisement, Nous berçant de senteurs douces-amères, Et nous accompagnant vers l'hiver, Voici l'automne qui s'étend...
Nekhbet
Publié le 25 octobre 2006 à 23:57
Par Nekhbet
Humeur : Tendre
Le blason
Ayant avecques lui toujours fait bon ménage J'eusse aimé célébrer sans être inconvenant Tendre corps féminin ton plus bel apanage Que tous ceux qui l'ont vu disent hallucinant.
Ceût été mon ultime chant mon chant du cygne Mon dernier billet doux mon message d'adieu Or malheureusement les mots qui le désignent Le disputent à l'exécrable à l'odieux.
C'est la grande pitié de la langue française C'est son talon d'Achille et c'est son déshonneur De n'offrir que des mots entachés de bassesse A cette incomparable instrument de bonheur.
Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques Tendre corps féminin' c'est fort malencontreux Que la fleur la plus douce la plus érotique Et la plus enivrante en ait de plus scabreux.
Mais le pire de tous est un petit vocable De trois lettres pas plus familier coutumier Il est inexplicable il est irrévocable Honte à celui-là qui l'employa le premier
Honte à celui-là qui par dépit par gageure Dota de même terme en son fiel venimeux Ce grand ami de l'homme et la cinglante injure Celui-là c'est probable en était un fameux.
Misogyne à coup sûr asexué sans doute Au charmes de Vénus absolument rétif Etait ce bougre qui toute honte bue toute Fit ce rapprochement d'ailleurs intempestif.
La malpeste soit de cette homonymie C'est injuste madame et c'est désobligeant Que ce morceau de roi de votre anatomie Porte le même nom qu'une foule de gens.
Fasse le ciel qu'un jour, dans un trait de génie Un poète inspiré que Pégase soutient Donne en effaçant d'un coup des siècles d'avanie A cette vraie merveille un joli nom chrétien
En attendant madame il semblerait dommage Et vos adorateurs en seraient tous peinés D'aller perdre de vue que pour lui rendre hommage Il est d'autre moyen et que je les connais Et que je les connais.
Georges Brassens
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