Deux choses sont infinies :
l'univers et la bêtise humaine.
En ce qui concerne l'univers, je n'en ai pas acquis la certitude absolue.
Einstein
kitinio : Le site français à changé venez sur le nouveau www.bluntyfan.c om Vive James Blunt!!!
Nekhbet : (Isis par ailleurs lol) Merci à vous deux d'être là et très gros bisous :))
Catamiaou : nous aimons décidément beaucoup les mêmes choses! beau blog, réconfortant ! merci !
valili : ton blog est super
Passant : Ça semble mort, ici.
Fatiha : vive le maroc
d : vive les lamas !
Me Joujoux : Et bien ma Nekhbet, je tente de répondre à ton petit message... voici la dernière tentative retronome1@al.c om
Nekhbet : Merci pour les commentaires et les infos, je suis là moins souvent mais je lis tout :)
Harold : Avis à tous les fans de James Blunt!!!!! il sera l'invité de Laurent Ruquier dans son émission "On n'a pas tout dit" le mardi 9 octobre.
Noter ce blog :
4019 connectés
112489 visiteurs
Ce blog est classé 1639ème
Score de ce blog : 3,86
|
Publié le 25 octobre 2006 à 00:06
Par Nekhbet
Humeur : Tendre
Pour ceux qui ne le savent pas, je suis devenue grand-mère le 20 septembre 2003...et complètement gâteuse à la même seconde!! J'ai eu la chance immense d'assister à l'accouchement de ma fille, et cette naissance a été un moment instense. Depuis, j'ai eu deux autres petits-fils, et depuis, je suis de plus en plus gâteuse.. Ils sont magnifiques, mais ça c'est normal, puisque ce sont MES petits-fils! 
Ma question existencielle du jour est donc celle-ci:
- devient-on obligatoirement gâteuse à l'instant ou on devient grand-mère?
La même question se pose d'ailleurs pour les grands-pères !! 
Le soir de la naissance de Théo, j'avais écrit ces quelques lignes en forme de rimailles....

Aujourd’hui est un jour particulier Pour moi quelque chose a changé Pour tout dire je suis grand-mère Aujourd’hui est à marquer d’une pierre
C’est vraiment très étrange l’effet que cela me fait J’ai l’impression de me voir à travers les années Comme si c’était moi que je regardais accoucher Comme si je me voyais donner naissance à mon bébé
Pourtant c’est cette enfant qui est là ce soir C’est elle qui à son tour fait naître l’espoir Des ses bras je vois ce tout petit qui tête C’est idiot mais j’en pleure en cachette
Je veux qu’on ne me voie que sourire En ce si beau jour on ne doit que rire Je ne comprends pas par quelle émotion Je suis submergée, pour quelle raison
Ils sont si heureux, j’en ai presque peur Ma mère a-t-elle éprouvé la même frayeur C’est étrange cette crainte et ce bonheur Qui font comme une ronde dans mon cœur
Il est tout petit, si fragile dans son berceau La naissance d’une famille, c’est si beau Un pas est franchi, comme on passe un flambeau C’est à eux maintenant de créer un monde nouveau
Théo, petit paquet d’amour concentré J’ai tant de bonheur à te faire partager J’ai tant de bêtises aussi à t’enseigner Et surtout j’ai tant de plaisir à t’adorer
Aujourd’hui est un jour particulier Pour toujours en moi il sera marqué Et pour tout résumer j’en suis ravie Aujourd’hui je suis devenue Mamie
Nekhbet
Publié le 02 octobre 2006 à 01:04
Par Nekhbet
Humeur : Tendre
 Bonheur fugace
La tête entre ses mains, elle soupire. Assise seule sur les marches du perron, Elle fixe le cahier qu’elle doit relire Et relire encore alors qu’elle sait sa leçon.
Elle a neuf ans, est toute menue et elle rêve Qu’elle est enfin libre de se lever et de courir, De ne plus entendre ces mots qui l’énervent, Ces phrases qui lui donnent envie de s’enfuir.
Non, tu ne sors pas, reste tout prêt ! Non, tu ne t’en vas pas dans la forêt ! Non, tu ne cours pas tu vas tomber ! Montre que tu es une fille bien élevée !
Parfois elle a envie de se mettre à hurler Pour échapper à cette prison de verre. Avant partout son père elle suivait : La forêt, elle en connaît chaque pierre.
Elle était si fière d’avoir beaucoup grandi, Mais elle n’a plus le droit de sortir depuis. Sa mère a peur, elle ne sait pas de qui, Maintenant à chaque instant elle l’épie.
Elle veut qu’elle reste là à recommencer Toujours et sans fin les mêmes devoirs. L’autre jour elle l’a même obligée à brûler Le cahier ou elle écrivait un roman secret.
Elle s’est obligée à ne surtout pas pleurer, Et depuis c’est dans sa tête qu’elle crée Toutes les histoires qu’elle s’est inventées. Là, personne ne pourra plus les lui enlever.
Si elle pouvait s’échapper quelques instants, Si elle pouvait courir juste un petit moment ! Elle jette œil vers sa maman dans la maison, Attendant une petite seconde d’inattention.
Ca y est ! Enfin sa mère s’est détournée ! L’enfant bondit en jetant son cahier, A toute allure se précipite dans la forêt Et, riant, enfin libre, se met à danser.
Elle grimpe aux arbres pour voir les nids, Sans les toucher pour protéger les petits, Elle saute dans les feuilles à pieds joints, Court, chante à tue-tête, et respire enfin !
Le soir tombe, elle se décide à renter, Elle arrive, sale, ses vêtements déchirés. Bien sur elle va encore se faire gronder Et va se retrouver un peu plus enfermée.
Elle s’en moque et ne veut rien regretter Pour une fois qu'elle a vécu pour de vrai. Dans son regard longtemps restera allumée Cette petite étincelle de joie et de liberté
Nekhbet
Publié le 20 août 2006 à 18:07
Par Nekhbet
Humeur : Rebelle
Aujourd’hui, c’est peinture ! Coup de neuf sur les murs, Coup de balai sur ma vie ! Aujourd’hui, est-ce fini ? Comme un grand ménage de printemps, Je traque la poussière sur mes sentiments : Grandes questions, Prise de décision ? Coup de balai sur vingt-sept ans, Décès de la belle au bois dormant J’ai tellement cru pendant toutes ces années A notre complicité, à notre amour partagé… Double vie, double mensonge, J’ai dû vivre dans un songe… Il m’en a fallu du temps pour comprendre Que je ne vivais que sur ruines et cendres… Aujourd’hui, c’est peinture ! Mais c’est trop dur… Je dois dire adieu à mes peurs, Balayer les restes de mon cœur Coup de vent, coup de balai… Je veux retrouver la paix, Mais je continue de l’aimer Malgré les doutes et les plaies. Coup de vent, coup de balai Que vais-je finir par décider ? La question est encore une fois posée, Vais-je m’en aller ou rester ?
Nekhbet
Publié le 18 août 2006 à 20:52
Par Nekhbet
Humeur : Tendre
Il y a onze ans, ma mère est morte, officiellement...en réalité, son cerveau et sa personnalité étaient déjà morts depuis plusieurs mois, grignottés jour après jour par cette maladie: Alzheimer...
Depuis ce jour, il m'est toujours assez difficile d'en parler, et depuis, à chaque trou de mémoire je ne peux pas empêcher cette petite pensée de trotter dans ma tête: " et si c'était le début de...ça?"
Elle attend...
Assise sur la marche du perron, Elle regarde jouer les enfants, Sans les voir vraiment, en rêvant, Les yeux perdus vers l’horizon.
Elle se souvient de toute son enfance, Revoit sa mère, toujours très affairée. Elle la revoit travailler, rire et danser, Et parfois aller se cacher pour pleurer.
Elle se souvient de tous ses gros câlins, De sa façon de toujours trop la protéger, Souvent insupportable, au point de l’étouffer. Elle se souvient des disputes, des chagrins.
Toutes ces fois où elle l’a vraiment exaspérée En l’empêchant de faire ce qu’elle aimait ! Toutes ces fois ou elle l’a punie ou grondée ! Mais aussi toutes les nuits passées à la soigner…
Elle a toujours bercé son enfance Mais a pourri toute son adolescence, A surveiller tous ses gestes en silence, A l’empêcher d’avoir une existence.
Le jour où elle s’est mariée malgré son avis Sa mère a enfin compris qu’elle avait grandi Qu’elle ne pouvait plus l’emprisonner Que sa vie, c’était à elle seule de la mener
Elle revoit passer toutes ces années Ou elles ont enfin appris à s’apprécier A se créer une nouvelle complicité, Avec des riens qu’elles ont partagé.
Et ces jours de merveille où sont nés Ses petits enfants qui l’ont tant comblée Elle se souvient de son immense joie De sa façon de les traiter en petits rois
Malgré, ou grâce à ce qu’elles ont traversé, Grandes et petites joies, peines et soucis partagés Elle se souvient de l’amour qu’elle se portaient Hélas ! Un jour sa mère a commencé à changer
Son comportement a semblé se détraquer, Comme un automate au mécanisme cassé. Dépression, ou la vieillesse qui frappait ? Hélas ! C’était son cerveau qui se mourait.
Un a un ses souvenirs se sont effacés, Jusqu’à ne plus savoir qui elle était, Errant sans fin, complètement déboussolée Comme effrayée, au regard d’animal traqué.
Tous les jours elle a un peu plus décliné, Ne reconnaissant plus ceux qui l’entouraient, Ne sachant plus se laver, ni manger, ni marcher, Ne sachant plus respirer seule sans être assistée.
Et elle, elle est assise là et attend, prostrée, Que le téléphone se mette enfin à sonner. Elle sait ce que son père va lui annoncer, Elle a mal et se reproche de tant le souhaiter.
Sa mère, il y a longtemps qu’elle les a quittés, Que son esprit n’habite plus ce corps torturé. Ce n’est qu’une enveloppe complètement vidée Par cette maladie qui l’a détruite sans pitié.
Enfin résonne la sonnerie qu’elle attendait Qui lui confirme ce qu’au fond d’elle, elle sait. Elle se dit que c’est mieux mais se met à pleurer Sur la vie gâchée de sa mère, le cœur serré.
Alzheimer, mort sans cadavre c’est bien vrai ! Elle espère que sa maman a retrouvé la paix. En elle, il restera toujours ce lancinant regret De n’avoir pas pu lui redire qu’elle l’aimait…
Nekhbet
Publié le 18 août 2006 à 11:40
Par Nekhbet
Humeur : Au secours !
La poésie contemporaine ne chante plus... Elle rampe Elle a cependant le privilège de la distinction... Elle ne fréquente pas les mots mal famés... elle les ignore On ne prend les mots qu'avec des gants: à "menstruel" on préfère "périodique", et l'on va répétant qu'il est des termes médicaux qui ne doivent pas sortir des laboratoires ou du Codex. Le snobisme scolaire qui consiste, en poésie, à n'employer que certains mots déterminés, à la priver de certains autres, qu'ils soient techniques, médicaux, populaires ou argotiques, me fait penser au prestige du rince-doigts et du baisemain. Ce n'est pas le rince-doigts qui fait les mains propres ni le baisemain qui fait la tendresse. Ce n'est pas le mot qui fait la poésie, c'est la poésie qui illustre le mot. Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir s'ils ont leur compte de pieds, ne sont pas des poètes, ce sont des dactylographes. Le poète d'aujourd'hui doit appartenir à une caste, à un parti ou au Tout-Paris. Le poète qui ne se soumet pas est un homme mutilé. La poésie est une clameur. Elle doit être entendue comme la musique. Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie n'est pas finie. Elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche. L'embrigadement est un signe des temps. De notre temps les hommes qui pensent en rond ont les idées courbes. Les sociétés littéraires sont encore la Société. La pensée mise en commun est une pensée commune. Mozart est mort seul, Accompagné à la fosse commune par un chien et des fantômes. Renoir avait les doigts crochus de rhumatismes. Ravel avait une tumeur qui lui suça d'un coup toute sa musique. Beethoven était sourd. Il fallut quêter pour enterrer Béla Bartok. Rutebeuf avait faim. Villon volait pour manger. Tout le monde s'en fout... L'Art n'est pas un bureau d'anthropométrie ! La Lumière ne se fait que sur les tombes... Nous vivons une époque épique et nous n'avons plus rien d'épique La musique se vend comme le savon à barbe. Pour que le désespoir même se vende il ne reste qu'à en trouver la formule. Tout est prêt: Les capitaux La publicité La clientèle Qui donc inventera le désespoir ? Avec nos avions qui dament le pion au soleil, Avec nos magnétophones qui se souviennent de "ces voix qui se sont tues", Avec nos âmes en rade au milieu des rues, Nous sommes au bord du vide, Ficelés dans nos paquets de viande, A regarder passer les révolutions N'oubliez jamais que ce qu'il y a d'encombrant dans la Morale, C'est que c'est toujours la Morale des autres. Les plus beaux chants sont les chants de revendications Le vers doit faire l'amour dans la tête des populations. A L'ÉCOLE DE LA POÉSIE ET DE LA MUSIQUE ON N'APPREND PAS ON SE BAT !
(Léo Ferré, Il n'y a plus rien, 1973)
 |
|
<
|
Déc. 2009 |
|
| L |
M |
M |
J |
V |
S |
D |
| | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | | 28 | 29 | 30 | 31 | | | |
|