C'est le constat olfactif de ma dernière visite chez le parfumeur. Au premier nez Les Nina Ricci, Kenzo, Boss, Lampika, et autres Calvin klein auraient conçu leurs dernières oeuvres dans l'arrière cuisine des grands chefs, hespéridés (agrumes) pour les hommes, bonbons pour les femmes. J'ai l'impression que la profession de nez se féminise, au regard du nombre croissant de parfums aux fragrances, pomme, poire, pamplemousse, et ce avant l'avènement du matriarcat de 2007 !
Et pour les femmes, les effluves sont directement importées du monde des confiseurs : bonbons anglais, acidulés, caramel, dans la ligne de myrrhe du très médiatique parfum de Mugler Angel. C'est un véritable état d'esprit hédoniste, oui, mais pas seulement. Diantre ! J'ai réussi à surprendre la conseillère en fragrances, quand je lui suggérais des odeurs de sangria dans une des nouveautés, ... . Réponse de la vendeuse, charmante du reste : c’est sûrement l'alcool. Bien sûr, effet garanti car l'interaction sucre et alcool tend à raviver le côté gourmandise, sucrerie et douceur. Et si malheureusement, ce parfum ne vous convient pas vous pourrez toujours le boire avec vos convives, c'est unlimited !
Le doux, le sucrée, le liquoreux sont omniprésents dans les nouvelles créations, les consommateurs ont besoin d'être cajolé, rassuré, sécurisé, un nouveau ressort psychologique pour permettre aux humains angoissés de (sur)vivre dans ce monde cruel.
Et toi lecteur parfumé, qu'en penses tu ?







