L'histoire de la tomate concentre toutes les problématiques de notre alimentation : démocratisation de la consommation, industrialisation de l'agriculture, recherche fondamentale en génétique, brevetage du vivant et débat à l'OMC autour de l'ouverture des marchés nationaux. Prenons des tomates, remarquées au détour d'un rayon de votre hypermarché préféré, en branche par exemple, dont les arômes envahissent les fosses nasales et vont flatter le bulbe olfactifs. Et bien tout ceci n'est qu'un leurre, une escroquerie, puisque " fruit " d'une manipulation d'ingénieurs agronomes, l'arôme vient de la branche elle même et la tomate reste sur le fond sans odeur ni saveur, pour un prix .... soutenu (soit dit en passant à Monsieur MEL, blogeur hyper actif qui ferait mieux de se pencher sur des packs de prix "maitrisés " plutôt que de mettre le paquet sur les paquets [1] :)
Il y a bien des traditionalistes, des esthètes de la culture sur terre qui développent une culture plus saine, mais est ce suffisant pour répondre à la demande ?
Bien entendu, ce n'est pas par hasard si la tomate est devenu un fruit "démocratique" et industriel. Une demande du consommateur qui souhaite veut un fruit de belle couleur violacée, ferme, en toute saison, une demande de "l'industriel'" qui souhaite veut satisfaire le client selon les exigences exposées ci dessus, dans un souci de rentabilité et de profitabilité.
Sommes nous demandeurs de produits chers et insipides à la fois ?
Sommes nous devenus trop exigents dans nos demandes ?
Sommes nous confrontés des à présent au défi de nourrir une population exponentielle ?
[1] puisque le mouv' leclerc s'attaque à l'optimisation des emballages pour faire baisser les prix







