Avec en toile de fond, un concerto pour piano en la mineur... .Aux antipodes des best-sellers et autres bouquins en vue sur les plages, j’ai parcouru, une biographie de Schumann, musicien connu, toujours méconnu, et jamais reconnu.
La musique classique, on en parle peu, on la découvre, puis, on finit par l’apprécier. Telle est la force sensible et presque exacerbée de ce genre de musical. Qui exhale selon moi de grandes sensations, de grandes émotions pour celles et ceux qui souhaitent se laisser séduire.
Si j’apprécie les notes d’un concerto pour piano, très vite, poussé par la curiosité, j’aime aller à la découverte de l’artiste pour mieux comprendre son ressentie, ses états d’âmes, sa vie.
La vie et l’œuvre de Schumann sont intimement unis. Les liant et les déliant selon les périodes créatrices et les compositions, une tresse se forme entre elles, dont le fil rouge et la maladie mentale
Qui était Schumann ? Double, multiple, morcelé, divisé, fou ? Sans doute, mais fou de musique. Car si l’œuvre de Schumann s’est faite contre la folie, elle s’est aussi faite à l’intérieur. C’est Freud qui dans interprétation des rêves nous suggère une clé aux différentes inhibitions artistiques : l’écrivain, hanté par l’angoisse de la page blanche, le peintre qui ne peint plus, le musicien du silence, le blogueur par l’isolement (à nuancer pour l’instant, puisque le blog n’est pas encore promu neuvième art ;-) sont en fait saisis par la peur de devenir fou. Mais l’œuvre n’est pas folle, elle est au contraire ce qui échappe à la folie. Nous voilà donc rassurés.
La première image : le dessin du jour sur le blog de henri kaufman
La seconde image : Les voix intérieures [2005]Collection Découvertes Gallimard (No 481), série Arts, Gallimard







