La vague des touristes largement dépassée par la vague bleue...
La saison a paraît-il commencé. Mais le soleil n'est pas au beau fixe sur la tête des restaurateurs, hôteliers, cafetiers et autres professionnels du tourisme.Je suis allé faire un tour plusieurs fois dans la région, et il est très difficile d'y approcher cette denrée devenue de plus en plus rare, les vacanciers, ceux qui par exemple venaient dans le temps passé louer à Sangatte, Calais, Escalles, etc. En ce moment, comme l'un me disait, ce n'est pas lma famille qui a besopin de se ressourcer, mais le porte-monnaie qui fait de plus en plus grise mine quel que soit le temps qu'il fait d'ailleurs.
Les campings sont particulièrement touchés alors qu'ils sont en principe moins chers que les autres formes d'hébergement, c'est quand même un signe qui ne trompe pas.
Partir en vacances est redevenu un grand luxe au point que les Calaisiens passent leurs vacances à Blériot, Les Blériotins vont à Sangatte et les Sangattois vont à Escalles et ainsi de suite de façon à limiter les dépenses au strict nécessaire; de plus, ils prennent la précaution de rentrer chez eux chaque soir!
Dans les années 60, une famille de Valenciennes venait à Blériot pour un mois complet, mais le chef de famille qui était boulanger était obligé de travailler à la boulangerie Deprez pour faire face aux dépenses, il pensait d'abord à ses enfants.Et oui, pour partir en vacances, quelle que soit l'époque, il faut de l'argent; actuellement, à écouter les commerçants, on a plus que l'impression, on a même la certitude que les clients se font rares et l'on nous parle à tue-tête de tourisme.
A Blériot, pour prendre un exemple, il suffit de voir les commerces disparaître un à un des plages- Les Mouettes, Le Petit Casino en prolongement de l'Avenue de la Plage- pour comprendre que le vide n'attire personne. Un seul commerce, L'Ancre bleue, fait de la résistance mais pour combien de temps encore? Les chalets aussi sont de plus en plus désertés quand ils sont encore debout et on va bientôt chanter la chanson : »Que reste-t-il? »
Pourtant, si l'on va du côté de Dunkerque, Malo les Bains, La Panne et encore au delà en Belgique, on voit ce qui a pu être fait, là-bas, l'affluence est bien réelle avec le même climat qu'ici.
Alors, cherchez l'erreur!
Jean SEGARD.
Cliquez aussi directement sur http://blog.ifrance.com/claude.segard
