220 – Fais confiance à l’oubli, car il n’y aura pas d’oubli. L’oubli est le secret.
(LES FOLIES FRANÇAISES, Éditions Gallimard, 1988)
219 – Le plus grand souvenir ? Non, pas souvenir, que mot idiot, - la gravure, plutôt, la parcelle gravée d’espace vivant en dehors de l’espace ? Toi sur le balcon, hiver, été, le matin, le soir, jour, nuit ; moi en bas, sur le trottoir, signe de ta main, toujours le même, ciels noirs ou bleus, gris, blancs, nuages pommelés.
218 – Je passe à travers les mailles du filet, depuis toujours, pour toujours… Museau… Musette… Déclic sur le tapis… Frémissement du mollet… Moelle épinière… Froid vif cervelet… N’oublie pas, rien d’autre… Petit vent au-delà des vignes… Glaïeuls rouges sur l’acajou du piano…
217 – Va nager. Pense à moi en plongeant. Je t’aime.
(LES FOLIES FRANÇAISES, Folio n° 2201, 1990)219 – Le plus grand souvenir ? Non, pas souvenir, que mot idiot, - la gravure, plutôt, la parcelle gravée d’espace vivant en dehors de l’espace ? Toi sur le balcon, hiver, été, le matin, le soir, jour, nuit ; moi en bas, sur le trottoir, signe de ta main, toujours le même, ciels noirs ou bleus, gris, blancs, nuages pommelés.
217 – Va nager. Pense à moi en plongeant. Je t’aime.
216 – Le rire de la raison dévoile les monstres. Don Juan est d’abord espagnol dans la réalité. Ensuite français dans le texte. Puis italien dans le scénario. Enfin génialement autrichien en musique. Et enfin russe par surprise. Da Ponte et Casanova. Sade et Mozart. Puis Baudelaire. Puis Lautréamont. Puis Joyce. Céline et Virginie à Londres, Nabokov passant papillon. Puis personne. Résultat : le vingtième siècle en deuil. Nihilisme généralisé.







