102 - L'homme déploie son être en tant que mortel. Il est ainsi appelé parce qu'il peut mourir. Pouvoir mourir veut dire être capable de la mort en tant que la mort. Seul l'homme meurt. Il meurt continuellement aussi longtemps qu'il séjourne sur cette terre, aussi longtemps qu'il l'habite, mais son habitation réside dans la poésie. C'est tout simplement cela qui n'est pas entendu ou plus exactement qu'on ne veut pas laisser entendre. Mais alors dans quel but ? Pour servir quels intérêts ? Ils peuvent être très divers. Et parfois, ceux qui se considèrent comme adversaires s'entendent là sur une passion commune. C'est pourquoi il est beau de former un parti à soi seul. Il faut aller vers cette pensée si l'on veut aborder ce qui sera d'autant plus nécessaire dans un monde " écranisé ", de plus en plus réduit à des chocs d'images, sans qu'on puisse jamais avoir accès au fait que ce qui compte, c'est cette donation de l'image par le son, par la voix, par la parole. Ce que nous ne pouvons pas accepter - pourtant, quelle évidence ! -, c'est que tout ce qu'on voit, c'est de la voix.
( LA DIVINE COMÉDIE, éd Desclée de Brouwer, 2000)
101 - Meilleurez-vous en vous emparadisant (rires) ... Il y a élargissement de la jouissance, par le dire, du nœud de la forme universelle.
100 - Qu'est-ce que le vrai ? Le vrai se vit comme étoile au ciel... C'est comme si Dante voulait nous faire comprendre que pour aboutir à ce point " où aboutissent tout ubi et tout quando ", l'amour est absolument nécessaire. Sans quoi vous ne transformez pas, dans la transhumanation, l'espace et le temps. C'est l'amour qui transforme la perception même de l'espace et du temps. Et c'est d'ailleurs très vérifiable.
99 - Les racines sont au ciel, elles ne sont pas sur terre, lorsque nous entrons dans le vrai temps.
98 - Comme nous sommes à une époque extraordinairement misérable, où tout ce qui est de cette nature est immédiatement senti comme une pornographie possible, je crois qu'il faut bien comprendre que l'impossibilité de lire la jouissance de Dieu sur le visage féminin est pratiquement notre lot. C'est très interdit. Non pas, comme dans les époques précédentes, par des pudeurs et des aveuglements dans la pudeur, mais par le projecteur publicitaire écrasant de la simulation pornographique. Il faut donc rendre à ce vers toute sa vérité inaccessible : " Dieu semblait jouir sur son visage ", " Dio parea nel suo volto giore ".







