(Nietzsche, encore. L'INFINI n° 84, Automne 2003)
115 - En ce qui concerne l'éternel Retour, la question est celle du Temps lui-même. Dans Zarathoustra, les chapitres sur "Le portique" ou sur "L'instant" traitent de la collision de l'avenir et du passé et de la révélation de ce "fameux" Eternel Retour. Secret effroyable... D'autant plus extatique qu'il est effroyable, et que Nietzsche ne le confiait qu'à voix basse : c'est effrayant, parce que si c'est l'éternel Retour du Même, de la bêtise, du côté criminel ou sinistre de l'étant, alors c'est aussi le retour de l'inintelligence et de la surdité.
(Nietzsche, miracle français. Vidéo de Jean-Hugues Larché. )
114 - Lors de cette confidence de Nietzsche faite à Lou à Saint-Pierre de Rome - " Est-ce qu'une fois que toutes les possibilités ont été saturées, ne devrait-on pas, peut-être, en revenir à la religion catholique ? " - qui est une sorte de séduction toute féminine vis-à-vis de Lou, Nietzsche signifie peut-être que la corporification est envisagée de façon plus intense du côté catholique. Ce que d'ailleurs tout prouve : musique, peinture, sculpture. Ce qui veut dire, c'est qu'en passant à travers ce latin-là, ou ce romain-là on peut mieux toucher au grec.
(Nietzsche, encore. 4 fév 2003)
113 - Qu'est-ce qu'être - et non avoir - un corps ? Qu'est ce que corporer ? En quoi ça corpore ? Pourquoi, le refus ou la gêne de s'interroger intimement, profondément, sur cette corporation qui implique de ne pas rentrer dans différentes corporations, dans des corps constitués, dans des partis, des églises, des associations, des syndicats, des familles ? Refus de s'y faire décorporer, pour calmer, pour anesthésier la question du corporer ? Qu'est-ce qui se pense dans le corporer lui-même ?
(Nietzsche, encore)







