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Publié le Dimanche 22 juin 2008 à 05:49:00
Par S.

227 – Pourtant, c’est Sonia qui se lève, vient vers moi, s’assoit sur mes genoux, cherche ma bouche… Reste longtemps sur ma bouche… Bouge un peu… Je caresse ses jambes, ses fesses… Elle glisse sa main, ouvre ma braguette, sort ma queue… M’enfile… À cheval sur moi… Directement… Remue, commence à gémir… À balancer la tête… « Oh, écoute, c’est divin. »… Elle chuchote… « C’est divin, chéri. » … Elle ondule longtemps, doucement… Professionnelle… Réaliste… Fin de soirée… Relais… Somnifère idéal… On finit par jouir tous les deux en s’avalant l’un l’autre le cri rentré, satisfait… On attends un peu… Elle m’embrasse… Renverse la tête en arrière… S’étire… Se lève en mettant la main devant son sexe pour arrêter le foutre qui doit couler d’elle… Très maîtresse de maison… M’embrasse encore… « Bonne nuit. »… Disparaît…
(FEMMES. Folio n° 1620) 


226 – On rit. Dialogue militaire. Marivaux forcé. Mais on est excités quand même. Cyd a envie de faire pipi. On va dans la salle de bains. Je m’allonge dans la baignoire. Elle s’accroupit sur mon visage. Elle lâche son jet chaud, là, sur ma figure, mes yeux. Qu’elle est belle comme ça, tendre, enflammée, gémissante, rouge, en train de donner tout son plus intime tiède assoupi… Elle soupire, elle va sur les cabinets, commence à se branler, les cuisses écartées… Je viens, je la prends à genoux, en force…
On se lave. Elle nous sert un thé. On regarde les arbres du parc.


225 – Cyd m’appelle. Je vais bien.
Lynn m’appelle. Je vais bien.
Deborah m’appelle. Je vais très bien.
Flora m’appelle. Je vais assez bien.
Ysia ne m’appelle pas.
Jane m’appelle. Je vais plutôt bien (tiens le ton de sa voix a changé, elle a eu d’autres nouvelles, mon IFN est en hausse)… Je n’ai besoin de rien. Non, vraiment.
De rien, en effet. Machine, machine…
Helen m’appelle. Je suis un peu malade. La grippe. Mais tout va bien.
 


224 – En tout cas on est debout depuis un quart d’heure derrière la porte refermée, on s’embrasse…
Ysia cherche mon sexe… Je n’ai pas oublié comme elle est branleuse… J’ai beaucoup regardé ses doigts pendant le dîner… Elle a compris… Elle a mis une jupe noire fendue… Le rêve… Elle est très mouillée…
On s’entend. On ne dit rien. Deux fois. Ensemble. Elle reste à peine deux heures. Il est minuit. Elle part demain pour Mexico.

(FEMMES. Éditions Gallimard, 1983.)



L'Origine, 2008