162 – On y est, au bout de la nuit, de l’autre côté des ombres. Rien à découvrir de plus perdu ni de plus absurde, de plus isolé pour rien en ce monde ou dans l’autre. Un pas de plus dans le désespoir, bien au fond, bien au bout, et tout se renverse : tu choisis l’espace, le temps ; ton espace , ton temps.
(CARNET DE NUIT, Éd Folio n° 4462, 2006)
161 – Je dis la nuit, parce que écrire c’est toujours la nuit, « la nuit est aussi un soleil », « infracassable noyau de nuit », « soleil noir d’où rayonne la nuit », etc. La trace d’une ligne est la nuit.
160 – Il y a la nuit à deux heures, à trois heures, à quatre heures, à cinq, à six. Deux heures c’est encore la soirée tardive. À trois, les choses sérieuses. Poussée du jour. Marées. Nages du matin dans Paradis. Tu remplis ton stylo, tu y vas.
159 – Nuit, les photos à la loupe. Tous les moments se lèvent, un seul jour.
158 – Nuit blanche : jour plus écrit (hallucination).







