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Publié le Jeudi 01 février 2007
Par S.

164 - Il y a deux idées : d’abord que la planète est en cours de mondialisation donc qu’elle est invivable pratiquement partout mais que, malgré cela, par plaques – il s’agit de déterminer les endroits, les sites -, ça va être brusquement vivable, c’est-à-dire susceptible d’avoir une éclosion, un fleurissement… Vous avez ça dans tous mes livres : on se met dans un lieu, on forme une société plus ou moins discrète et on laisse fleurir la situation. Immédiatement, vous êtes dans un angle philosophique… « Cette petite planète, par plaques, a son intérêt. » Cela veut dire que va arriver la philosophie du Jardin…
( L’ÉVANGILE DE NIETZSCHE. Éd. Le cherche midi, 2006.) 

163 - Finalement, il y a deux choses dont on ne me parle jamais ; un, l’insistance que je mets depuis fort longtemps sur la Chine, pas le maoïsme (rires), et deux, les femmes. Il n’en est rigoureusement jamais question. C’est curieux. Là, je donne au laboratoire un condensé du refoulement occidental. Si on dresse le catalogue des femmes de mes romans, on obtient une liste assez nombreuse… Quand je vous dis « par plaques »… les femmes aussi sont des intervalles… qui ne demandent qu’à éclore. Je ne me promène pas à l’ombre des jeunes filles en fleurs, je vis au soleil des femmes qui sont des fleurs. Le curieux, c’est que si on a un embarras sur la question femme, la poésie s’en ressent de façon sinistre.

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